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AIR DE CLOCHES'.

J'ai fait cet air en passant sur le Pont-Neuf, impatienté d'y voir mettre en carillon des airs qui semblent choisis exprès pour y mal aller. L'espèce de perfection qu'on a mise à l'exécution ne sert qu'à mieux faire sentir combien ceux qui choisissent ces airs connoissent peu le caractère convenable au sot instrument qu'ils emploient. Si l'on faisoit des airs pour des guimbardes, il faudroit leur donner un caractère convenable à la guimbarde. Mais en France on se plaît à dénaturer le caractère de chaque instrument. Aussi chacun peut entendre à quels abominables charivaris ils donnent le nom de musique.

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** Cet air et la note qui le précède sont extraits du Recueil gravé et publié après la mort de Rousseau, sous le titre de Consolations des misères de ma vie. – On trouve dans le Dictionnaire de musique, au mot Carillon, un autre exemple de carillon composé selon les règles établies par lui-même pour les airs de cette espèce.

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Je ne saurois faire entendre, en termes de carillonneur, quelle sorte d'ornement il faut donner aux notes marquées ~ et ; mais chacun sent qu'il en faut un sensible, mais très peu chargé.

LETTRE

· A M. GRIMM, ,

AU SUJET DES REMARQUES AJOUTÉES A SA LETTRE SUR OMPHALE.

Picas quis docuit verba nostra conari*?

Je vous félicite, monsieur, de votre nouvelle gloire. Vous voilà en possession d'un honneur qu'Homère et Platon n'ont eu que long-temps après leur mort, et dont Boileau seul avoit joui de son vivant parmi nous : vous avez un com

1* Pers. prolog. v. 10. — Cette Lettre, imprimée sans nom d'auteúr en 1752 (in-8° de 29 pages), est certainement de Rousseau. L'abbé de La Porte a publié un extrait de cette Lettre dans le tome ir de son édition des OEuvres complètes de Rousseau, faite en 1764; et ce morceau lui avoit été fourni par Rousseau lui-même, comme le prouve un passage d'une de ses Lettres à Panckoucke, du 25 mai 1764. Ce même extrait a été reproduit dans le tome premier de l'édition des OEuvres complètes de Rousseau, faite à Amsterdam en 1776. Voici quelle en fut l'occasion : L'opéra d'Omphale, paroles de Lamotte, musique de Destouches, représenté avec succès en 1701, fut repris en 1721, puis en 1733, puis pour la troisième fois en janvier 1752. C'est à l'occasion de cette reprise nouvelle que Grimm publia une brochure intitulée Lettre sur Omphale, in-8°, dans laquelle il fit une critique amère de la musique d'Omphale; et, se récriant contre un succès si peu mérité, il saisit cette occasion pour faire l'éloge de la musique italienne. A cette Lettre, qui commença la querelle des deux musiques, et qui fit sensation, on répondit aussitôt par une autre brochure intitulée, Remarques au ÉCRITS SUR LA MUSIQUE.

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