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III. ACADÉMIES ET S0CIÉTÉS SAVANTES.

Société des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles.

Bulletin de la séance du 1er juin 1865.

Président : M. DIEUDONNÉ.

Secrétaire : M. JANssENs.

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# Le procès-verbal de la séance du mois de mai est lu et adopté. La correspondance comprend : 1° Une lettre de M. lc Dr Van den Corput, qui informe l'assemblée, qu'ayant été appelé à la campagne, auprès d'un de ses clients, il lui est impossible d'assister à la séance. 2° Une lettre de M. le docteur Tirifahy, qui accuse la réception de son diplôme de membre titulaire et remercie la compagnie de l'avoir associé à ses travaux. 5° Une lettre de M. le docteur E. Triquet, membre correspondant à Paris, qui fait hommage à la compagnie d'un exemplaire de ses leçons cliniques sur les maladies de l'oreille. — Remerciments. 4° Une lettre de M. A. Herlant, professeur de chimie à l'Ecole militaire, qui accuse la réception de son diplôme de membrc correspondant et remercie la Société de la distinction qu'elle lui a accordée. 5° Une lettre de M. le docteur Em. Quantin, de Paris, qui, en faisant hommage à la compagnie de plusieurs travaux imprimés, sollicite le titre de membre correspondant. —- Les travaux de M. Quantin sont renvoyés à l'examen de M. Tirifahy. 6° Une lettre de M. le docteur Ehrmann, de Mulhouse, qui, en accusant la réception de son diplôme de membre correspondant, remercie la compagnie de l'avoir associé à ses travaux. 7° Une lettre de M. le docteur L. Durant, d'Ixelles, qui communique à la Société une copie d'une lettre qu'il a adressée au roi, relativement au service médical des indigents. 8° Une lettre de M. le docteur H. Barella, dc Marche-lez-Ecaussinnes, qui accuse la réception de son diplôme de membre correspondant et remercie la Société de la distinction qu'elle lui a accordée.

9° Une lettre de M. le docteur Éd. Cazenave, membre correspondant à Paris, qui fait hommage à la compagnie d'un ouvrage qu'il vient de publier. — Remercîments.

Ouvrages présentés :

1. De la meilleure manière d'extraire la pierre de la vessie, par André Uytterhoeven. Bruxelles, 1865, in-8°. 2. Notice des travaux de la Société de médecine de Bordeaux pour l'année 1862, par le docteur E. Dégranges. Bordeaux, 1865, in-8°. 5. Royaume de Belgique. Documents statistiques publiés par le département de l'intérieur avec le concours de la commission centrale de statistique, t. VII. Bruxelles, 1865, 1 vol. in-4°. 4. Zur Diagnostik und Behandlung der chronischen Laryngitis. Ein laryngokopischer Beitrag, von Dr H. Vogler. Berlin, 1865, in-8°. 5. Leçons cliniques sur les maladies de l'oreille ou Thérapeutique des maladies aiguës et chroniques de l'appareil auditif, par le docteur Triquet. Paris, 1865, 1 vol. in-8°. 6. Conseil de salubrité publique de la province de Liége. Compte-rendu des travaux de l'année 1862, par M. A. Spring. Liége, 1865, in-8°. . 7. Biographie de Etienne Tourtelle, par le docteur Emile Quantin, in-8°. 8. Prostitution et Syphilis. Lettre d'un médecin de Paris à un confrère de province, par le docteur Emile Quantin. Paris, 1865, 1 vol. in-12. 9. De la chorée, par le docteur Emile Quantin. Dijon, 1859, 1 vol. in-18. 10. Discours prononcé aux obsèques de M. Ambroise Willaume, ancien chirurgien cn chef de l'hôpital militaire de Metz, etc., par M. le baron Larrey. Paris, 1865, in-8°. 11. Relazione fatta dal Dott. Cav. Antonio Garbiglietti intorno a due memorie dal Dott. Luigi Maschi e risguardanti : 1° L'esistenza di ripiegamenti laminari nei lobi posteriori del cervello del lepre, qualc genesi della volta e dei ventricoli o spazii interlaminari obliterati nei mammifcri superiori ; 2° Lo sviluppo differenziale tra i denti ad una e duc radici. Torino, 1865, in-8°. 12. Mémoire sur les conseils de discipline médicaux, par M. le docteur L. Durant. Bruxelles, 1862, in-8°.

15. Lettres sur le service médical d'Ixelles, par M. le docteur L. Durant, in-8o 14. Du climat de l'Espagne sous le rapport médical, par Ed. Cazenave, Paris, 4865, 1 vol. in-8°. 15. Utilita dell ostetricia sperimentale del Prof. Cav. G.-B. Fabbri, in-4°. 16. Sopra un caso di antica gravidanza tubaria con litopedio nonimestre. Annotazione del Prof. Cav. G.-B. Fabbri, in-4°. 17 à 55. Divers journaux de médecine et recueils scientifiques périodiques. Le premier objet à l'ordre du jour est le rapport de M. Martin, sur un travail présenté par M. le docteur Julius Beer, de Berlin. M. MARTIN. Messieurs, vous avez, dans votre dernière séance, renvoyé à mon examen une note imprimée portant pour titre : La Bdellatomie, fait nouveau, par le docteur Jules Beer, médecin, à Berlin. Vous savez tous, Messieurs, qu'en coupant l'extrémité d'une sangsue appliquée, il se produit ordinairement par cette extrémité un écoulement de sang qui persiste quelquefois assez longtemps sans que l'animal se détache. Frappé de ce fait, le doctcur Beer, dc Berlin, eût l'idée d'inciser l'extrémité caudale de cet annélide. Seulement, dit-il, pour que cette petite opération ait un plein succès et que l'animal continue à tirer, il faut que cette incision soit pratiquée le plus près possible du pied, en évitant avec soin le 24e et le 29° anneau, où se trouvent les organes génitaux. Il ne faut pas non plus, que l'incision ait lieu trop près de l'anus. L'auteur prétend retirer de très-grands avantages de cette découverte, vu le prix élevé des sangsues. Il pense que, par son procédé, un seul de ces annélides pourrait en remplacer plusieurs. Ce qui, outre l'économie qui en résulterait, aurait le grand avantage, chez les enfants et les personnes délicates, de ne faire qu'une seule piqûre. De plus, par ce moyen on remplacerait très-avantageusement les sangsues artificielles dans les circonstances où celles-ci sont cncore employées et on remplirait le méme but. L'auteur considère son procédé comme une grande découverte. Peut-être trouvera-t-on son idée bien simple ? Mais il répond à cela en rappellant l'histoire de l'œuf de Christophe Colomb que personne ne songea à placer debout. En somme, Messieurs, le travail de M. Beer révèle un fait assez utile et il me semble qu'il a rcndu un service réel en appliquant son système. M. D'UDEKEM. Cette opération a déjà

été faite par un autre auteur, me paraît-il, mais je ne saurais préciser par qui. Je crois que c'est une expérience qui devrait être tentée ; mais je pense qu'elle ne réussirait pas. Les sangsues, au moment où on les inciserait, se détacheraient, car leurs téguments sont d'une grande sensibilité. Chacun de vous sait qu'un corps irritant appliqué sur leur peau les fait détacher de la partie où elles sont attachées. M. MARTIN. L'auteur prétend qu'en faisant la section de son extrémité caudale, la sangsue se détacherait le plus souvent, tandis qu'en pratiquant la petite incision de la manière qu'il la décrit, l'animal resterait en place et l'écoulement pourrait ainsi persister pendant des heures entières. M. D'UDEKEM. Cependant la sangsue doit considérablement s'affaiblir, car elle a un système sanguin excessivement développé, surtout sur le dos. M. MARTIN. Ce n'est pas sur le dos que notre confrère de Berlin recommande de faire l'incision, mais sur le côté. M. D'UDEKEM. C'est peut-être l'animal qui a le système circulatoire le plus développé. M. MARTIN. Je crois que la chose est assez importante pour être expérimentée et qu'il serait bon de le faire. M. CRocQ. Nous avons fait en 1852 quelques expériences avec des sangsues artificielles; si on leur a reconnu quelques avantages on a constaté aussi qu'elles pouvaient avoir des inconvénients, en sorte qu'il faut bien admettre que la sangsue artificielle ne peut pas toujours remplacer la sangsue naturelle. M. D'UDEKEM. Les oculistes allemands font un fréquent usage des sangsues artificielles ; ils les trouvent souvent même préférables aux sangsues naturelles, parce qu'elles permettent de mieux calculer la quantité de sang à tirer. M. MARTIN. Je n'ai plus qu'à vous soumettre ma conclusion, qui est de voter des remerciments à M. le docteur J. Beer pour son intéressante communication. Cette conclusion est mise aux voix et adoptée. L'ordre du jour appelle ensuite le rapport de la commission qui a été chargée d'examiner un nouveau bandage herniaire présenté par M. Ward. M. Rossignol déclare au nom de cette commission qu'il n'y a pas lieu de faire un rapport sur cet objet, parce que très-probablement l'industriel n'a demandé un rapport de la Société que pour en faire un moyen de réclame. L'assemblée se range à l'avis de M. Rossignol et déclare qu'il n'y a pas lieu à expérimenter avec le bandage présenté. La parole est ensuite à M. d'Udekem pour donner lecture de son rapport sur l'ouvrage présenté par M. le docteur B. Dybowsky. M. D'UDEKEM. Messieurs, le mémoire que M. Benedick Dybowsky a envoyé à notre Société et dont j'ai été chargé de faire l'analyse, est une monographie très-complète du groupe des cyprinoïdes. Ce groupe est l'un des plus intéressants de l'ichthyologie, parce qu'il renferme beaucoup d'espèces qui se recommandent par la bonté de leur chair. On pourrait croire que les cyprinoïdes sont bien connus des naturalistes, mais il n'en est rien ; cette famille est trèsdifficile à étudier, les caractères spécifiques se trouvent avec difficulté, les variétés de plusieurs espèces sont nombreuses. Des espèces voisines paraissent quelquefois se confondre par des variétés intermédiaires. Le mémoire de M Dybowsky rendra donc un véritable service à la science, en établissant avec plus de précision les caractères spécifiques des nombreuses espèces de cyprinoïdes, qui habitent les fleuves et rivières de l'Europe. L'auteur commence son mémoire par l'indication des ouvrages qu'il a consultés ; cette liste est complète et montre une fois dc plus la peine que doivent se donner les naturalistes quand ils veulent se mettre au courant de la littérature d'un point scientifique. Dans l'introduction du mémoire, l'auteur donne une analyse détaillée des organes des poissons qui peuvent donner des caractères spécifiques, il s'étend surtout sur les caractères extérieurs. Quelques détails anatomiques y sont relatés à cause de leur importance pour la classification. Le mémoire que nous analysons commence par les caractères généraux de la famille des cyprinoïdes. Ces caractères sOnt : Bouche peu fendue, bord supérieur formé seulement par l'intermaxillaire ; en arrière de ce dernier se trouve le maxillaire supérieur; le maxillaire inférieur est mou et privé de dents. Les os pharyngiens inférieurs couverts de dents solides ; les os pharyngiens supérieurs sont privés de dents; dans le voisinage des os pharyngiens se trouve un appendice du crâne couvert d'un prolongement corné; les trois ou quatres premières vertèbres sont plus ou moins soudées entre elles et sans côtes ;

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| phoxinellus). Ordinairement six nageoires ; l'estomac et les intestins sont sans cœcum ; la vésicule aérienne divisée en une moitié antérieure et une moitié postérieure ; l'o . reille est pourvue de trois osselets; la membrane branchiale est soutenue par trois rayons. La plupart des poissons de cette famille habitent les eaux douces, quelques-uns la mer (pelicus culhalus, abramis wemba ; cyprinus hongaricus) ; ils arrivent aussi dans les fleuves. Quelques espèces habitent les sources froides. Bonaparte indique 650 espèces connues, mais beaucoup de ces espèces sont incomplétement connues. L'auteur compte 100 espèces européennes. L'auteur indique la grande difficulté que les ichthyologistes ont rencontrée dans l'établissement des genres et des espèces de la famille des cyprinoïdes; il donne une analyse des principales classifications qui ont cours dans la science. Cuvier divisa l'ancien genre Cyprin, de Linnée, d'après les caractères tirés de la forme du corps, de la présence ou de l'absence des barbillons, sur la longueur relative des nageoires anales et dorsales, sur la présence de rayons en scie. Cet auteur admet 4 genres : cyprinus, barbus, gobio, tinca, abramis, leuciscus. Fitzinger et Agassiz ayant observé que la classification de Cuvier était incomplète, plusieurs espèces possédant les caractères communs à deux genres, ils virent la nécessité d'en former une nouvelle. Agassiz rendit à la science le service de porter l'attention sur les dents pharyngiennes des cyprins comme caractère. Gesner, Artedi, Bloch et Jurinne avaient déjà employé les dents pharyngiennes comme caractère, mais Agassiz les † le premier pour diviser les genres. Cet auteur augmenta le nombre des genres, ce sont les suivants : tinca, gobio, leuciscus et abramis, qui étaient déjà établis et y ajouta les genres nouveaux : rhodius, phoxinus, aspius, pelicus et chondrostoma. . Il réunit aux cyprins les cobitis, que Fitzinger en avait séparés et les divisa en 2 genres : acathopsis et cobitis. Valencienne ne voulut pas accepter les caractères génériques tirés des dents pharyngiennes et retourna à la classification de Cuvier. Heckel, le savant ichthyologue, s'est occupé avec soin de l'observation des dents pharyngiennes des cyprinoïdes, et il basa sa classification sur elles; il est certainement arrivé à des résultats plus satisfaisants que ses devanciers.

Les 107 espèces européennes de cyprinoïdes sont divisées en 25 genres par Heckel, qui se fonde sur les caractères suiVantS : Position et caractères de la bouche; positions relatives de l'opercule et de l'occiput; longueurs relatives des nageoires perpendiculaires, et par-dessus tout, forme des dents pharyngiennes. L'auteur du mémoire que nous examinons, par suite d'observations particulières, s'est décidé à adopter la classification de Heckel comme étant la plus satisfaisante. L'auteur fait remarquer que dans la classification de Heckel, la division des genres en deux groupes, les pachychili et les temmochili est très-bonne, et il l'adopte, mais il pense que le groupe des pachychili doit être divisé en quatre sous-groupes qui seraient : les cypriniformes, c'est-à-dire les analogues des carpes ; les tinciciformes, c'est-à-dire les analogues des tanches ; les leucisciformes, c'est-à-dire les analogues des ablettes ; enfin , les abramiformes , c'est-à-dire les analogues des brèmes. Les deux groupes principaux sont caractérisés : le premier par la lèvre inférieure molle et le second par un prolongement de la lèvre inférieure corné en aiguille. Des deux divisions, l'une d'elles, les pachychili se divisent en quatre groupes, par des caractères basés sur la présence d'une ou de deux rangées d'écailles sur la partie antérieure du dos, sur la position de la bouche, sur la longueur relative des nageoires anales et dorsales. La description des espèces, dans l'ouvrage de M. Dybowsky, est faite avec le plus grand soin : les synonymies sont trèscomplètes ; outre le nom scientifique, l'auteur indique le nom vulgaire que portent les espèces dans tous les pays de l'Europe qu'ils habitent. Il établit ensuite une diagnose pour chaque espèce, suivic d'une description détaillée des principaux caractères et de l'habitat. L'ouvrage que nous venons d'examiner est de nature à faire avancer la science ichthyologique et, certainement, devra être consulté par tous les naturalistes qui s'occuperont des cyprinoïdes. Je propose donc d'adresser des remerciments à l'auteur, pour l'envoi qu'il a bien voulu nous faire de son beau mémoire. M. DELvAUx. Je demande la parole, à propos d'une phrase incidente du rapport de M. d'Udekem. Cette phrase où il est dit que certaines variétés sont tellement nombreuses qu'il est impossible de pouvoir établir s'il y a espèce ou non, me parait

être la négation de l'espèce. Lorsqu'il y a des variétés, ces variétés doivent toujours se rapporter à l'une ou à l'autre espèce voisine. M. D'UDEKEM. Cela ne s'applique qu'à la classification de Cuvier, mais non à la classification proposée par Heckel, qui est basée sur la disposition des dents, des os pharyngiens inférieurs, caractères qui permettent de distinguer les espèces beaucoup plus nettement. M DELvAUx. A la phrase à laquelle je fais allusion, vous disiez qu'il existait des variétés si nombreuses qu'il était impossible de pouvoir établir les caractères spécifiques. M. D'UDEKEM. Il existe effectivemcnt dans beaucoup d'animaux des variétés de l'espèce, par exemple, les huîtres qui habitent les côtes de l'Océan, depuis Flessingue jusqu'à Gibraltar, appartiennent à la même espèce et varient de forme, mais cependant, il existe toujours un caractère auquel on peut reconnaitre l'espèce, mais il est souvent difficile à trouver, c'est pourquoi les classifications se modifient et qu'il faut y apporter du soin. M. DELvAUx. On donne le nom d'espèce à la réunion des individus descendus l'un de l'autre ou de parents communs et de ceux qui leur ressemblent autant qu'ils se ressemblent entre eux. M. D'UDEKEM. C'est une mauvaise définition. M. DELvAUx. C'est cependant la définition de Cuvier. Personne ne demandant plus la parole, les conclusions du rapport sont mises aux voix ; elles sont adoptées. Le dernier objet à l'ordre du jour est la suite de la discussion du rapport fait sur le travail de M. Francqui. En l'absence de M. Van den Corput, rapporteur, cette discu-sion est renvoyée à la séance du mois de juillet. La séance est levée à huit heures et demie.

Académie royale de médecine de Belgique.

Séance du 50 mai 1865.

Président : M. VLEMINCKx. Secrétaire : M. TALLoIs.

La séance est ouverte à onze heures et quart.

Sont présents : MM. Bellefroid, Boulvin, Burggraeve, Crocq, Delwart, Fallot, Fossion, François, Gaudy, Gouzée, Graux, Hairion, Lebeau, Lequime, Marinus, Michaux, Pétry, Soupart, Sovet, Tallois, Thiernesse, Thiry, Van Coetsem, Verhaeghe, Verheyen et Vleminckx, membres titulaires ; MM. Lados, Pasquier, PetersVaust et Somers, membres honoraires. Assistent également à la séance : MM. Jules Ansiaux, Borlée, Henriette, Van Kempen, Van Roosbroeck et Warlomont, correspondants. Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. En exécution d'une décision prise par la Compagnie, dans la séance du 51 janvier 1865, le bureau avait prié, par lettre du 15 février suivant, M. le ministre de l'intérieur de faire constater, lors du recensement de la population, le nombre des crétins et des idiots, dans le but d'apprécier jusqu'à quel point le traitement usité par M. Guggenbühl, dans son établissement de l'Abendberg, pourrait être utilisé en Belgique. En faisant l'envoi de ce rapport décennal, M. le ministre fait connaître à l'Académie que la statistique belge divise les aliénés en deux grandes catégories : 1° manie, folie, démence ; 2°imbécillité et idiotisme, et que les crétins n'y figurent pas, parce que cette espèce d'aliénés, commune dans les pays de montagnes, paraît ne pas exister en Belgique. La communication ministérielle servant de réponse à la demande de l'Académie, il ne pourra être donné d'autre suite à cette affaire. M. le docteur Sovet remercie l'Académie de I'avoir élu membre titulaire. Le secrétaire rappelle que, dans la séance du 27 octobre 1860, l'Académie a renvoyé à l'examen de feu le professeur Maertens, le Compendium d'électricité dicale, dont M. Van Holsbéek lui avait fait hommage avec demande de rapport. M. Maertens n'ayant pas cru que cet ouvrage dût donner lieu à un rapport, a remis, longtemps avant son décès, ce travail au bureau de l'Académie, qui propose de considérer cette affaire comme terminée, M. Van Holsbéek n'ayant pas, conformément aux prescriptions de l'art. 92 du règlement, joint à sa demande un résumé analytique de ce que l'ouvrage contient de nouveau et d'important pour la science. — Cette proposition est adoptée. M. le docteur André Uytterhoeven fait hommage à la Compagnie de la brochure qu'il vient de publier sur la meilleure manière d'extraire la pierre hors de la vessie. — Remerciments. M. le docteur Nicolas Ansiaux présente

également à l'Académie la 2e édition de son Traité des bandages et appareils, accompagné du supplément qu'il y a ajouté postérieurement, et un exemplaire de sa Notice sur les maladies observées à la clinique ophthalmologique de l'Université de Liége, qu'il a publiée en 1848. Il offre en même temps, pour la bibliothèque de la Compagnie, l'ouvrage de feu son père, qui est intitulé : Clinique chirurgicale ou recueil de mémoires et observations de chirurgie pratique. — Remercîments. M. Thiernesse remet à la Compagnie, au nom de M. le docteur Luschka, de Tubingue, un travail imprimé en langue allemande, sur les côtes cervicales et les os sus-sternaux chez l'homme. Il dépose en même temps sur le bureau une proposition signée par lui et par MM. François et Fossion, tendant à ce que M. le professeur Luschka soit porté sur la liste des candidats aux places de correspondant de la Compagnie. La même demande est formulée en faveur de M. le docteur Janssens , de Bruxelles, par MM. Thiry, Lequime et Thiernesse. — Renvoi à la commission qui sera ultérieurement nommée, aux termes de l'art. 20 du règlement, pour faire les présentations de membres honoraires et de correspondants. M. Verhaeghe donne lecture d'un mémoire sur la périnéoplastie. La communication de M. Verhaeghe sera insérée dans le bulletin de la séance. Sur la proposition de M. Soupart, l'Académie décidera ultérieurement si ce travail doit faire l'objet d'une discussion. RAPPoRTs ET DiscUssIoNs. - 1. Rapport de la Commission qui a été chargée de l'examen du travail de M. le docteur Was . seige, de Liége, relatif à une observation de périnéoraphie avec indication de quelques modifications au procédé opératoire. — M. Michaux, rapporteur. La Commission propose : 1o D'adresser des remercîments à M. le docteur Wasseige ; 2° De l'engager à continuer ses relations avec l'Académie, et 5° D'insérer sa communication dans le bulletin. Ces conclusions sont adoptées. 2. Rapport des commissaires qui ont examiné le mémoire manuscrit sur la rétinite pigmentaire du cheval, que M. le docteur Van Biervliet, de Bruges, a écrit en collaboration de M. Van Rooy, vétérinaire de première classe, au premier régiment de cuirassicrs, et sur une partie du travail imprimé des mêmes auteurs, qui

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