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Lcs cristaux verts ont été reconnus comme l'iodure d'une base particulière ; l'iode est retenu avec ténacité par ce composé, mais il peut être précipité de la solution alcooliquc par l'oxyde d'argent qui mct la base cn liberté. De même, l'iode peut céder sa place au brome et au chlore, lorsqu'on traite la solution par le bromure ou par le chlorure d'argent; on obtient ainsi le bromure et le chlorurc correspondants. L'analyse a donné des résultats conduisant incontestablement à la formule C"H*N'I, expression confirmée de trèsprès par l'examen d'un sel de platine cristallisé en petites tables rhomboïdales, qui s'obtient en précipitant le chlorure correspondant à l'iodure mélangé avec un excès d'acidc chlorhydrique, par le bichlorure de platine. Toutefois des discordances trèslégères entre les valeurs théoriques de la formule et les résultats de l'expérience m'ont conduit à admettre dans les cristaux l'existence d'un composé homologue, contenant moins de carbone et d'hydrogène, CooHooN*I.

Cette hypothèse, peu encouragée d'abord par la constance remarquable de la composition de l'iodure même après trois ou quatre cristallisations, s'est entièrement confirmée quand le chlorure a été soumis à une précipitation partielle méthodique par le bichlorure de platine. Après plusieurs répétitions de ce procédé, on a obtenu deux sels de platine, dont l'un, le moins soluble, a été reconnu comme le sel pur de platine correspondant à l'iodure avec 50 équivalents de carbone, tandis que l'autre était suffisamment pur pour être reconnu comme appartenant en effet à l'iodure homologue, avec deux équivalents de carbone de moins.

(La fin au prochain numéro.) (Répertoire de pharm., janvier 1865.)

Sur la silice contenue dans la potasse du commerce ; par M. RIECKHER. — Le carbonate de potasse purifié retient, comme on sait, avec asscz d'obstination, une certaine quantité de silice, ce qui fait que les dissolutions deviennent troubles à la longue par suite d'une séparation d'acide silicique.

Deux moyens sont proposés pour éliminer la silice : le premier, par M. Mohr,

consiste à faire évaporer la dissolution jus-"

qu'au point où le carbonate de potasse cristallise ; le silicate et le chlorure resteront alors dans les eaux-mères. M. Rieck her propose d'évaporer à siccité la dissolution de carbonate de potasse à

purifier, et qui doit être exempte de sulfate; après refroidissement, on arrose le résidu avec du carbonate d'ammoniaque et on évapore de nouveau ; la silice se sépare alors et passe dans la modification insoluble à la faveur de la température nécessaire à l'évaporation. Ensuite on fait redissoudre, on filtre et on fait évaporer définitivement la dissolution, cette fois complétement exempte de silice.

(Journal de pharm. et de chim., juin 1865.)

Falsifications, etc.

Sur l'essai des farines ; par M. LACASSIN. — Dans les qualités inférieures de farines quelquefois sans marque, on introduit souvent, soit des remoulages, soit des repasses. Dans ce cas, en étudiant le résidu laissé après le tamisage dans des tamis serrés, on peut présumer déjà ce mélange par l'aspect physique et les débris de sons laissés par les basses matières. On est presque ccrtain alors que le gluten est peu homogène et peu lié; celui-ci est difficile à obtenir, les doigts ne peuvent le retenir ; on peut à peine en retenir quelques portions ; le tamis sur lequel on fait l'opération se trouve couvert de débris de ce gluten. L'expérience m'a appris que l'eau de nos puits, chargée de sulfate calcaire, rend, dans ces conditions, un service signalé ; le gluten reste plus aggloméré, les doigts peuvent le saisir, il est permis dès lors de se rendre compte, sans perte, de tout le gluten contenu dans la farine. Que se passe-t-il ?

Une matière analogue à l'albumine contracte-t-elle combinaison avec le sel calcaire, ou bicn la caséine, qui se trouve quelquefois soluble, devient-elle insoluble ? Quoi qu'il en soit, les sels calcaires doivent former, avec le gluten altéré, une combinaison à la faveur de laquelle cette substance protéique recouvre ses qualités premières ct redevient insoluble ; cet effet présente une analogie complète avec celui qui est produit dans le pain par l'alun, le sulfate de cuivre et l'eau de chaux, que M. Liebig a proposé dans ces dernières années. Le moyen que j'ai communiqué à M. Filhol, dans une expertise faite ensemble, a permis de constater avec facilité une quantité de gluten, que d'autres experts avaient déclaré, dans la même affaire, ne pas exister.

Les procédés pour déceler le maïs, le riz et les légumineuses, sont assez connus pour que je n'en fassc pas mention : j'ajouterai seulement que lorsque les légumineuscs dépassent 4 pour 100, la légumine est rendue sensible par une simple macération, pendant vingt-quatre heures, de la farine dans l'eau; celle-ci doit être filtrée, et étendue d'acide acétique très-dilué. Dans ces circonstances, le trouble dû à la légumine est d'autant plus considérable, que les proportions de légumineuses se trouvent en quantité. Mais comme certaines farines donnent, d'après M. Filhol, par l'acide acétique, un louche sensible,

dû quclquefois à de la légumine, prove-

nant dc gcrmes ou de la caséine soluble, le microscope vient contrôler les résultats par les réseaux nombreux observés, la farine ayant été préalablement touchéc avec de · l'eau potassée. Je rappellerai que les boulangers, dans le but d'obtenir un pain plus blanc et mieux panifié, ont ajouté une petite quantité de sulfate d'alumine. Dans ce cas, il suffit de faire macérer ce pain dans l'eau distillée, pour que celle-ci précipite par le chlorure de baryum et l'ammoniaque : on retrouve l'alumine après incinération da pain suspect. Deux fois, j'ai eu à constater dans une macération du pain qui avait été saisi, un louche sensible par le chlorure de baryum et l'ammoniaque, celui obtenu par ce dernier réactif était complétement soluble dans une solution de potasse caustique. Le précipité obtenu par l'ammo niaque, recueilli avec beaucoup de soin, et desséché sur une lame de platine, a fourni au feu du chalumeau une petite masse infusible, bleu de ciel, après avoir été humecté avec un peu de nitrate de cobalt. Le même pain, incinéré, a fourni des cendres jaunâtres, composées particulièrement de terre argileuse, car celles-ci ont fourni de l'alumine, de l'oxyde de fer, et quelques grains de sable. La farine qui avait servi à faire le pain, n'accusait point, après incinération, des substances similaires. J'ai été conduit à penser par la présence des substances dénommées, que l'on avait fait usage dans la fabrication du pain, de l'eau plus ou moins décantée sur l'argile détrempée. On comprend que le sulfate d'alumine, accusé par les réactifs, est susceptible d'être produit par l'action du sulfate de chaux contenu dans l'eau employée pour la fabrication du pain : cette transformation remplit le but proposé pour le boulanger; peut-être même, la terre argileuse produit-elle la modification désirée, qui a été signalée par l'addition du sulfate d'alumine et de l'eau de chaux. J'ajouterai que des renseignements pris m'ont donné la certitude que l'eau légère

ment chargée de terre argileuse a été mise en usage dans la fabrication du pain. (Soc. pharm. de Toulouse et Répertoire de pharmacie, mai 1865.)

Sur une falsification du citrate de magnésie, par M. STANIsLAs MARTIN. — Maintes fois on est venu me demander pourquoi le citrate de magnésie vendu par les pharmacies anglaises de la capitale était parfaitement soluble, et en toutes proportions dans l'eau froide, tandis que celui livré par les pharmacies françaises exigeait souvent, pour être complétement dissous, que le liquide fût porté à l'ébullition ; enfin pourquoi le sel préparé en Angleterre fournissait toujours une boisson gazeusc très-agréable ? Sensible à ce reproche, ct voulant me rendre compte de la différence du mode de préparation suivi dans les deux centrées, je me suis procuré un échantillon de la poudre vendue dans les pharmacies anglaises, et quel ne fut pas mon étonnement de la trouver eomposée de bicarbonate de soude et d'acide citrique. Pour reconnaître le citrate de magnésie de bon aloi, il faut, pour éviter une manipulation longue et moins certaine, employer la caleination qui détruit l'acide organique; on traite ensurte le eulot qu'on obtient par l'eau rendue acide avec l'acide su}furique, on filtre, puis on verse dans la solution et par petites portions, en agitant toujours, une dissolution aqueuse de carbonate de potasse ; s'il n'y a pas eu de substitution de base, il se forme à l'instant dans le mélange un trouble complet ; le carbonate de magnésie apparaît dans le liquide sous forme gélatineuse ; si, au contraire, ce sel a été fait avec de la soude, il n'y aura aucun précipité. Un mélange de bicarbonate de soude et d'acide citrique a-t il la même action médicale qu'un citrate de magnésie fidèlcment préparé? Nous n'avons pas mission de résoudre la question ; nous dirons seulement que le citrate de magnésîe, dont la formule va être inscrite au Codex, est d'un prix plus élevé que son prétendu congénère, et que dans les deux eas, il y a falsification ou substitution de la chose vendue, (Bull. génér. de thérap., 15 juin 1865.)

Plaarmacie.

Préparation du sirop de pepsine. — Aucune formule de sirop de pepsine n'ayant encore, à notre connaissance, été donnée, et cette forme médicamenteuse nous semblant répondre à certaines indications, nous proposons la suivante : Pepsine médicinale, 25.0 Eau distillée, 50.0 Triturez dans un mortier la pepsine avec l'eau distillée : mettez le mélange dans un matras que vous tiendrez au bainmarie (ne dépassant pas 40°) une couple d'heures et agitez de temps en temps. Ajoutez ensuite : Alcoolat de Garus, 50.0

Agitez, laissez déposer, filtrez et mêlez aVeC : Sirop simple, 900.0 L'addition de l'alcoolat de Garus a pour but de masqucr l'odcur animalisée de la pepsine, d'aider à la conservation du sirop et aussi de déterminer un peu d'excitation sur les malades débilités pour la plupart qui font usage de la pepsine. Dose : Une cuillerée à potage après chaque repas. (L'Union pharmaceutique et Journal des connaissances médicales, N° 16.)

Séparation de la margarine dans le baume Nerval, par M. CH. MENIERE(d'Angers). — Si nous comparions le baume Nerval, tel qu'on le prépare aujourd'hui, avec celui qu'on préparait autrefois, on lui trouverait le même aspcct, la même odeur. Cependant avec le temps et l'expérience il a perdu quelques-uns de ses éléments qui ne changeaient rien à ses propriétés ; mais au dire de nos aïeux il devait jouir autrefois de propriétés bien plus énergiques.

De nos jours, les auteurs du Codex ont abandonné les têtes de vipères qui entraient dans sa composition, sans doute elles jouissaient d'une auréole de vertu qui s'est évanouie avec le temps ; ainsi que la graisse de cerf qui donnait à nos membres engourdis, endoloris, l'agilité du cerf...

Le professeur Guibourt conseille, à juste titre, de renfermer le baume Nerval dans des flacons à large ouverturc. Dernièrement, ayant été obligé de faire refondre du baume Nerval que j'avais préparé avec du beurre de muscade, qui avait dix années de stage dans ma pharmacie, je fus étonné de voir le lendemain de sa préparation des cristaux blancs, ou plutôt une matière blanche cristalline adhérente aux parois des flacons. Les auteurs modernes ne parlent pas de cet incident. Cependant cn recherchant la cause de cette séparation des éléments du beurre de muscade, en étudiant sa composition, il était facile de pré

voir que cette séparation immédiate d'une matière blanche tenait à l'abondance de la myristine, qui est une des parties constituantes du beurre de muscade. En effet, le même beurre traité à froid par l'alcool laisse déposer de la myristine ; puis reprenant par l'éther, j'ai obtenu cette même matière blanche nacrée, mais jamais en cristaux, bien qu'il fût possible de voir quelques traces cristallines bien incomplètes. La myristine de Playfaiz ne serait, d'après Pelouze et Frémy, que de la margarine avec des troncatures au sommet de cristaux élémentaires. Quel que soit le nom que l'on donnera à cette matière blanche adhérente aux parois du verre, elle existe en même temps dans la masse enveloppée des autres substances qui entrent dans la composition du baume Nerval; donc la matière blanche du beurre de muscade qui se sépare naturellement, a la même tendance, bien qu'elle soit unie à d'autres substances, car les marbrures qu'on voit dans le beurre de muscade sont dues à la séparation de la margarine blanche. (Répertoire de pharmacie, mai 1865.)

Moyen de dissoudre les alcaloïdes dans les huiles ; par M. ATFIELD.—Le sulfate de quinine ne se dissout pas dans les huiles, mais l'alcaloïde lui-même s'y dissout dans la proportion de deux grains, ou environ, par once, soit directement à chaud, soit intermédiairement par l'action de l'alcool, qu'il faut chasser ensuite par l'évaporation. Le produit, cxposé à l'air, a de la tendancc à rancir, à se colorer et à laisser déposer la quinine. M. Atfield a pensé que les oléates des alcaloïdes devaient être solubles dans les huiles et il a vérifié cette supposition par l'expérience. Il suffit pour obtenir ces composés de triturer l'alcaloïde bien desséché avec de l'acide oléique, et de faire digérer le mélange pendant quelque temps à une chaleur modérée. Ces oléates sont miscibles en toute proportion aux huiles dont ils ont l'aspect. Ils sont insolubles dans l'eau (ne pourrait-on les préparer par double décomposition ?), mais solubles dans l'alcool, et n'ont pas plus de couleur, de saveur et d'odeur que leurs principes constituants (1).

La quinidine, la cinchonine, la cinchonidine, la morphine, la thébaïne, la narcotinc, la strychnine, la brucine, l'igasurine, la vératrine, l'atropine, la solanine, la pipé

(1) M. Tripier a déjà indiqué la préparation et l'emploi des oléates d'alcaloïdes.

rine sont aussi peu solubles dans les huiles que la quinine. Leurs sulfates et leurs sels ordinaires ne s'y dissolvent pas davantage, non plus que dans l'acide oléique. A l'état de liberté, ces alcaloïdes se combinent facilement à l'acide oléique. L'auteur a fait quelques essais infructueux pour saponifier les graisses par les alcaloïdes. L'acide oléique dont il a fait usage dans ses expériences provenait de la stéarinerie de Price. Sa couleur était jaunâtre et son odeur faible et agréable. Il contenait quelque peu d'acides gras solides dont la présence ne peut avoir d'inconvénient. (Repert. de chim. appl. et Répertoire de pharmacie, mai 1865.)

Préparation de l'alkolène, nouveau collodion sans éther, par TH. SUTTON. - La pyroxyline employée pour cette préparation est soluble dans l'alcool et s'obtient de la manière suivante : Dans un vase en porcelaine pouvant contenir environ une livre et un quart de liquide, on verse d'abord 100 grammes d'acide sulfurique d'une pesanteur spécifique de 1,85 et l'on y ajoute ensuite 80 grammes d'acide nitrique d'une pesanteur spécifique de 1,400. Le vase de poreelaine est placé dans un autre vase contenant de l'eau bouillante et lorsque le mélange acide a atteint une température d'environ 77° centigr., on y introduit de l'ouate de première qualité, bien blanchie et finement épluchée, en quantitételle qu'on peut la remuer et la travailler facilement avec une baguette de verre et on la laisse en contact avec le liquide pendant cinq minutes, en comptant à partir de l'immersion des derniers flocons d'ouate. Alors on décante rapidement le liquide, on jette la pyroxyline dans un vase rempli d'eau, et on la lave à diverses reprises avec de nouvelle eau. Après plusieurs lavages successifs, on fait séjourner la pyroxyline pendant toute une nuit dans l'eau, on la lave ensuite de nouveau à plusieurs reprises, on l'étale et on la laisse sécher. Le succès de l'opération dépend surtout de la qualité des acides employés, qui doivent avoir le degré de concentration indiqué plus haut. La pyroxyline obtenue est très-courte et sous forme de grosse poudre ; c'est pourquoi il faut la laver avec beaucoup de soin pour éviter les pertes. Lorsqu'elle est sèche, on la met dans un flacon dans lequel on verse de l'alcool jusqu'à ce qu'elle soit bien recouverte de ce liquide,

on secoue le flacon jusqu'à ce qu'on obtienne une solution épaisse, qu'on conserve pour l'usage. Dr D. .. É. (HAGER's Pharmaceut. Centralhalle et Tijdschr. v. wetensch. Pharm., avril.)

Mode de préparation d'un citrate de magnésie toujours soluble. — Tous les procédés mis en pratique jusqu'à ce jour ont donné un sel entièrement soluble au moment de sa préparation, mais on n'est point parvenu à empêcher qu'il ne se fasse, entre les éléments du citrate, une réaction moléculaire qui le rend, au moins en partie, insoluble.

Le procédé suivant fournit à M. de Letter du citrate de magnésie complétement soluble dans l'eau froide, et qui conserve cette propriété indéfiniment. On prend :

Acide citrique. . . 20 grammes. Magnésie blanche .. 12 | —

On pulvérise d'abord l'acide et l'on y mélange intimement la magnésie. On abandonne le tout à la température ordinaire pendant quatre à cinq jours ou jusqu'à ce qu'il ne se manifeste plus de réaction, ce dont on peut s'assurer en projetant une petite portion du mélange dans l'eau; on voit alors s'il n'y a presque plus dégagement d'acide carbonique. Pendant la réaction, la poudre se boursouffle, et prend peu à peu l'aspect d'une masse spongieuse. On dessèche celle-ci à une température d'environ 50 degrés, on pulvérise et l'on conserve la poudre dans des bocaux fermant exactement.

D'après M. de Letter, ce qui contribue, dans ce procédé, à conserver la solubilité du citrate, c'est l'absence de l'eau dans la préparation, dont une trop grande quantité favorise le passage du sel à la variété insoluble. La lenteur avec laquelle s'opère la réaction due à ce défaut d'intervention directe de tout véhicule empêche l'élévation de la température, et c'est ce qu'on doit, avant tout, chercher à éviter dans la préparation du citrate de magnésie solide.

(Bull. génér. de thérap., 15 juin 1865.)

De l'huile de foie de morue solidifiée, par M. A. DUFOURMANTEL, pharmacien à Amiens. — Selon l'auteur, les capsules gélatineuses renferment si peu d'huile qu'il faut en prendre 54 pour absorber 15 grammes du médicament.

L'huile de foie de morue brune solidifiée de M. Dufourmantel offre la consistance d'une gelée, légèrement aromatisée, à

l'anis, ce qui masque complétement l'odeur désagréable de l'huile. Une cuillerée à bouche de cette gelée contient 14 grammes d'huile, c'est-à-dire autant que 52 pilules et autant que 28 grammes de sirop. Voici la manière de préparer cette gelée : PR. Huile brune de foie de morue 50 grammes. Colle de poisson. , . .. ... . Eau pour dissoudre la colle de poisson. . . . . . Ajoutez l'huile par petite quantité en ayant soin de ne pas dépasser + 25° centigrades. Ajoutez ensuite : Essence d'anis. 4 gouttes. On peut faire entrer dans cette gelée les sirops de phellandrium, de quinquina, d'iodure de fer, etc., ainsi que les extraits. La commission médicale chargée de faire un rapport sur cette préparation, proposa les deux conclusions suivantes, qui furent adoptées par la Société : 1o L'huile de foie de morue convertie en gelée par le procédé de M. Dufourmantel est, en général, d'une administration plus facile que l'huile de foie de morue pure et ne cause pas la même répugnance aux malades. 2° Cette préparation jouit des mêmes propriétés médicinales que l'huile de foie de morue, et ne fait rien perdre à celle-ci de son efficacité. (Gazette médicale de Paris, N° 14.)

De la purification des gommes résines et de leur emploi médical et pharmaceutique, par M. MAYET. — Il résulte des nombreuses expériences que j'ai faites sur des échantillons pris dans les maisons de droguerie les plus recommandables, que les gommes résines, et particulièrement celles qui sont fournies par la famille des Ombellifères, contiennent toujours, lorsqu'on les prend en larmes agglomérées, telles qu'on les trouve dans le commerce, une grande quantité de substances étrangères ; quelques-unes, comme l'assa-fœtida et le sagapénum, n'en renferment pas moins en moyenne de 50 à 40 pour 100, dont la moitié au moins de sable.

Dans ces conditions, il est nécessaire dc les purifier si on veut pouvoir compter sur une efficacité constante lorsqu'on emploie ces médicaments à l'usage intérieur, ou bien si, considérant les gommes résines comme la base des emplâtres ou sparadraps agglutinatifs, on veut obtenir des préparations qui présentent toujours les mêmes caractères de perfection.

La purification des gommes résines con

siste à les dissoudre dans un véhicule approprié; on passe la dissolution à travers un linge et on évapore à une douce chaleur pour ramener le produit de l'évaporation en consistance pilulaire. D'après la composition des gommes résines, l'alcool à 60° cent. est le véhicule qui convient le mieux à leur dissolution, mais on ne l'a point employé jusqu'à présent dans des conditions rationnelles qui permissent de donner au liquide hydroalcoolique une préférence exclusive ; nous pensons que la nouvelle méthode que nous proposons en généralisera l'emploi. Dans l'état actuel des choses, il est d'usage de mettre les gommes résines avec l'alcool faible, après les avoir divisées autant que le permet leur état, et de chauffer le mélange jusqu'à dissolution. Si nous examinons de près les circonstances de cette opération, nous verrons que la division des gommes résines molles est difficile à obtenir et nécessairement très-limitée, à moins qu'on ne les fasse sécher pour les piler, ce qui complique inutilement l'opération ; que la température de l'alcool à 60° cent. ne s'élevant pas pendant l'ébullition à plus de 76° environ, et les gommes résines ne se fondant que difficilement à cette température, il faut de toute nécessité prolonger longtemps leur contact avec la liqueur hydro-alcoolique pour que la dissolution ait lieu. En outre, la composition gommo-résineuse de ces substances exige impérieusement pour leur dissolution un alcool étendu d'eau dans des proportions assez exactes, c'est-àdire pouvant attaquer en même temps les parties résineuses solubles dans l'alcool et qui ne le seraient pas dans l'eau seule, et les parties gommeuses que l'alcool à un degré trop élevé précipiterait de leur solution ; l'alcool à 60° cent. représente bien le degré alcoolique du véhicule nécessaire à la double dissolution des parties gommo-résineuses. Mais, pendant le temps que dure l'ébullition, une partie notable de l'alcool s'évapore, de manière que lorsqu'on en vient à passer le produit à travers le linge, le degré alcoolique du liquide est sensiblement affaibli , au point que les gommes résines y sont plutôt émulsionnées que dissoutes, et qu'une partie de la matière résineuse reste sur le linge en même temps que les substances étrangères. C'est en vue d'obvier à ces inconvénients que nous proposons la modification suivente à cette manière d'opérer : Au lieu de mettre immédiatement en contact l'alcool à 60 cent. avec les gommes résines qu'on a dû préalablement diviser,

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