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A vol. vap.

due à des faisceaux d'aiguilles prismatiques nous avons signalé l'existence d'un homoplus courtes les unes que les autres, dont logue du gaz des marais dont la composiles pointes sont dirigées vers le centre et tion est représentée par la formule Ci*H" dont la base vient correspondre aux inégalités de la surface chagrinéc du calcul. Ce composé, que nous avons désigné Marcet a signalé cette disposition.

sous le nom d'hydrure de caproïlène en Ces calculs sont assez mous pour être raison de la propriété dont il jouit de pourayés avec l'ongle, et la mollesse de cette voir engendrer les composés de la séric substance est une propriété favorable pour caproïque, par un mécanisme lout semblala lithotritie ; une propriété remarquablc ble à celui qui permet de faire dériver du et que n'ont pas les autres concrétions gaz des marais les différents termes de la urinaires (et moins que toute autre , série méthylique, nous a servi de point de malheureusement, l'acide urique si com départ pour la formation de l'alcool caproïmun), c'est qu'elle est très-soluble dans lique et de quelques éthers simples ou l'ammoniaque, qu'elle se dissout également composés qui s'y rattachent. Nous nous dans les carbonates des alcalis fixes. Les proposons de faire connaitre aujourd'hui acides minéraux étendus ct l'acide oxalique quelques termes de la série caproīliquc la dissolvent.

qui servent à combler les lacunes que préIl est permis de regretter, pour les ma sentait notre premier travail, et de plus lades calculeux, que la cystine ne soit pas d'autres carbures homologues appartenant beaucoup plus commune et l'acide urique à la même série. beaucoup plus rare.

Lorsqu'on fait agir l'iodure de caprosle Si l'expulsion spontanée de cristaux, de sur le cyanate d'argent, le mélange s'ésable ou de graviers dc cystinc peu d'in- chauffe légèrement en même temps qu'on stants après des coliques néphrétiques ca voit apparaitre la couleur jaune caractéractérisées, permettait de douter que les ristique de l'iodure d'argent. Si l'on discalculs de cystinc puissent prendre le plus tille ce mélange au bain d'huile, on voit se souvent naissance dans le rein, la présence condenser dans le récipient un liquide inde calculs de cette substance dans les colore et très-limpide accompagné d'une cavités des reins, vérifiée par des autop- matière solide et cristalline. Ces deux subsies, rend le fait d'une évidence irréfu stances peuvent être séparées l'une de table. Or, Marcet rapporte l'exemple de trois l'autre à l'aide d'une rectification ménagée frères chez lesquels cela cut licu.

en raison de la différence de leur point L'urine qui renferme de la cystine est d'ébullition. presque neutre; elle n'est ni très-acide ni La première est une huile limpide, incotrès-alcaline ; ses propriétés physiques sont lore, insolublc dans l'cau, soluble dans peu changées. L'insolubilité de la cystinc l'alcool et l'éther, dont l'odeur rappelle, à dans l'eau est une des causes de sa préci un plus faible degré, celle de l'éther cyapilation rapide sous forme de cristaux; la nique ordinaire. evstine est donc, pour cette raison, en L'analyse de ce produit lui assigne la petite quantité, dissoute dans l'urine, mais composition du cyanate de caproile. cependant en quantité variable; nous vc

( (C'0')" nons de voir que les alcalis dissolvent la

Az

=C''II'5Azo". cystine; l'urine alcaline renfermera donc plus de cette substance que l'urinc acide. Mais en présence d'une dissolution

La cystine se présente sous le micros aqueuse d'ammoniaque, ce liquide ne tarde cope en paillettes lamellcuses très-minces, pas à se concréter en formant une bouillic hexagonales, quelquefois surmontées de cristalline qui, jetée sur un filtre, lavée, plusieurs prismes semblables, bien plus puis séchéc, se présente sous la forme d'épetits.

cailles blanches douées de beaucoup d'é(Comples rendus de la Sociélé de biologie clat. Cette substance, qui se dissout avec et Répertoire de pharmacie, No 11.) facilité dans l'alcool ainsi que dans l'éther,

et qui se séparc de ces dissolvants en cris

taux bien définis par l'évaporation sponSur les pétroles d'Amérique, par tanée, n'est autre que l'urée caproülique MM. J. PELOUZE et Aug. CAHOURS. dont la génération est analogue à celle Dans un premier cxamen que nous avons des diverses urées composées à radical fait des produits les plus volatils de l'huile d'alcool. provenant des forages qu'on pratique de Un examen attentif des pétroles d'Amépuis quelques années sur plusieurs points rique purifiées par des rectifications eséde l'Amérique, et notamment au Canada, cutées en France, telles qu'on en rencontre

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Théorie.

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aujourd'hui d'assez abondantes quantités rcdistille, on peut recueillir une certaine dans le commerce, nous a démontré dans quantité d'un liquide limpide et très-moces produits l'existence dc deux carbures bile bouillant entre 989 et 103°, dont la d'hydrogène plus volatils que l'hydrure de composition est exactement celle du chlocaproïlène. L'un bout à quelques degrés rure d'amyle, seulement au-dessus de zéro, et parait Traité par une dissolution alcoolique de renfermer une certaine quantité d'hydrure monosulfure de potassium, cc produit de butyle; le second bout régulièrement à échange son équivalent de chlore contre la température de 30o. Ce dernier produit, un équivalent de soufre et donne naissance qu'on rencontre dans certains échantillons au sulfure d'amyle. d'huiles redistillées du commerce dans des Remplace-t-on le monosulfure par le sullproportions qui peuvent s'élever jusqu'à hydrate, on cngendre le mercaptan amyenviron 1/6 à 1/7 de leur poids, est un li lique. quide incolorc et très-mobile, insoluble Si l'on soumet à des rectifications médans l'eau, soluble dans l'éther, doué d'unc nagécs l'huile volatile d'où l'on a séparé odeur éthérée fort agréable et qui pré les hydrures d'amylc et de caprylène, on sentc toutes les propriétés qu'on assignc à voit la température se fixer pendant assez l'hydrure d'amylc. De même que l'hydrure longtemps entre 90° et 96° ; si l'on met à d'amyle obtenu par l'action réciproque du part tout le liquide qui passe entre ces lizinc ct de l'iodure d'amyle, il résiste à mites de température et qu'on le redistille l'action des réactifs les plus énergiques, avec soin, on parvient, en opérant sur des tels que le brome, l'acide sulfurique de quantités de matière un peu notables, à Nord-hausen ct l'acide azotique fumant. isoler un produit qui, purifié par l'agila

Nous avons trouvé sa densité de 0,628 à tion avec l'acide sulfurique au maximum la température de 170.

de concentration des lavages à l'eau charEn outre, la combustion de ce produit, géc de carbonate de soudc et la dessiccaopérée par l'oxyde noir de cuivre, nous a tion sur du chlorure de calcium, bout enfourni les résultats suivants :

tre 92° et 94o. C'est un liquide incolore et

très-limpide dont l'odeur rappelle celle de Carbone.

83,09 83,40 C 60 83,53 l'hydrure de caprožlène. Sa densité est Hydrogène. 16,89 16,79 " 12 16,67 de 0,6995 à la température de 16o. Le

chlore l'attaquc surtout à l'aide d'une

72 100,00 douce chaleur et donne des produits analoAinsi la portion de l'huile d'Amériquc gues à ceux que fournit l'hydrure de caqui bout à 30° ne serait donc autre que proïlène. l'hydrure d'amyle pur. Ce liquide, qui dis Plusieurs analyses concordantes de ce sout avec la plus grande facilité les matiè- produit conduisent à la formule C"H'. res grasses et qui brûle avec une flamme Ce composé ne serait donc autre que exempte de fumée, pourrait donc étre l'hydrurc d'ænanthyle et par suite le point avantageusement employé soit à l'éclai- de départ des divers dérivés de la série rage, soit pour détacher les étoffes. Ce ænanthylique. produit absorbe rapidement le chlore, En continuant la distillation du liquide, même à la lumière diffuse et à la tempéra- d'où le produit précédent a été séparé, on ture ordinaire en s'échauffant. Si l'on observe encore que le thermomètre oscille évite de faire intervenir un excès de ce pendant assez longtemps entre 118° et gaz, qu'on lave à l'eau chargée de carbo- 120°. Le produit condensé, soumis comme nate de soude, le liquide provenant de les précédents à l'action successive de l'acette réaction et qui fumc fortement à l'air cide sulfuriquc et du carbonate de soude, en raison de l'acide chlorhydrique qu'il séché sur du chlorure de calcium anhydre retient en dissolution, puis que finalement ct redistillé, se présente sous la forme d'un on le fasse digérer sur du chlorure de cal- liquide incolore et très-mobile, dont l'ocium anhydre, on obtient un produit com deur se rapproche de celle des carbures plexe, qui, soumis à une rectification mé- précédents. Sa densité est de 0,726 à la nagée, laisse dégager au commencement température de 15°. II bout entre 116° une petite quantité du carbure inaltéré, et 118°. L'analyse de cette substance, tandis que les dernières parties qui passent qu'on peut considérer comme l'hydrure de à la distillation renserment des dérivés par capryle, nous a donné des nombres qui substitution du carbure primitif dans lc- conduisent à la formule ('IT'S. quel plus d'un équivalent d'hydrogène a En continuant la rectification de l'huile été remplacé par du chlore. Si l'on met à restée dans la cornue, nous sommes parvepart la portion intermédiaire et qu'on la nus à isoler trois autres carbures d'hydro

gène, qui présentent après la purification compagne constamment dans les pétroles les caractères suivants :

d'Amérique, et qui se caractérise comme Le premier bout entre 136° et 138°, sa eux par une grande indifférence chimique. densité est de 0,744 à la température Peut-être même existe-t-il plusieurs carde 15°; son odeur, analogue à celles des bures solides constituant des paraffincs composés précédents, a quelque chose de distinctes, formant des mélanges analogues légèrement citronné.

à ceux que nous présentent les carbures L'analyse élémentaire conduit à la for- liquides : c'est un problème que nous nous mule C'SH*0.

proposons de résoudre. Le second bout entre 160° et 1620. C'est En résumé, nous avons retiré de la porun liquide incolore et très-limpide, qui tion des huiles volatiles d'Amérique, qui présente une odeur citronnée plus mani- bout au-dessous de 200°, sept carbures feste que le précédent. Sa densité est de d'hydrogène homologues, appartenant à la 0,787 à la température de 18o. Lc chlore série remarquable dont le gaz des marais l'attaque ainsi que les autres en fournissant forme le premier échelon. Chacun de ces des produits de substitution régulière. carbures est attaqué par le chlore, et le

L'analyse conduit à la formule C"H". premier terme de cette substitution repré

Enfin le troisième produit que nous sente l'éther chlorhydrique de l'alcool coravons extrait de l'huile volatile d'Améri- respondant, ces carbures pouvant à juste que bout entre 180° à 184•. C'est un li titre être considérés comme le point de quide incolore et limpide, dont la densité départ des divers alcools de la série éthyest de 0,765 à la température de 16o. Son liquc. odeur est moins agréable que celle des Nous donnerons en terminant, composés précédents.

forme de tableau, la composition de ces Son analyse conduit à la formule C2H”. différents carbures, en disposant en regard

A cette classe de produits intéressants les chiffres qui représentent leurs densités vient se rattacher la paralline qui les ac ainsi que leurs points d'ébullition.

Densité. Point d'ébullition. Hydrure d'amyle.

4 vol. vap. 0,628

300
de caproïlène
C'?H"

0,699

68
d'ænanthyle.
C"l"

0,669 920 à 94
de capryle
C"68

0,726 116 à 118
de pelargyle
C's/10

0,741 136 à 138
de rutyle .
C''11"

0,757 160 à 162 C”H”

0,766 180 à 184 (Répertoire de pharmacie, avril 1863.)

sous

Yoms.

Formules.

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.

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= 0,0213

Dosage des alcaloides végétaux, soit purs, soit dans des préparations phar- 1/10000 d’équiv. d'aconitine =0,0267 maceutiques, par M. F. MAYER. – Dans 1/20000 d'atropinc = 0,0145 un mémoire présenté par l'Association 1/20000 de narcotine pharmaceutique américaine, M. Mayer a 1/20000 de strychnine =0,0167 attiré l'attention sur l'emploi avantageux

1/20000 de brucinc -0,0233 de l'iodomercurate de potassium, (iodure 1/20000

de vératrine -0,0269 double de mercure ct de potassium) pour le 1/30000 d'éq.dble de morphinc =0,0200 dosage des alcaloïdes végétaux.

1/20000 de coniinc -0,00416 Ce réactif, qui avait été indiqué pour la 1/40000 de nicotine =0,00405 première fois par M. Winckler en 1830 1/60000

de quinine

-0,0108 (Buchner, Répertoire de pharm., t. XXXV, 1/60000 de cinchonine =0,0102 p. 57), et recommandé de nouveau par

1/60000 de quinidine =0,0120 M. A. de Planta-Reichenau (Das Verhallen Les précipités sont des sels doubles der Alcaloiden gegen Reagenlien, Heidel- d'iodure de mercure et d'hydriodate de la berg, bei J. C. Mohr, 1846), consiste en base organique. une solution de 13,546 grammes de su Une partic du mercurc servant à la préblimé corrosif dans 49,0 d'iodure de po- cipitation restant en dissolution, on voit tassium par litre de liqueur, constituant qu'il faut faire usage d'une liqueur normale une solution normale au dixième.

préparée par la solution de chlorure merDe celle solution il faut un centimètre curique et non d'iodure mercurique de cube pour précipiter :

l'iodure de potassium; avec l'iodure mer

curique, les résultats seront très-différents. s'agit de constater la valeur d'une prépaPar la méme raison, il faut verser la li ration dont l'action dépend de la présence queur normale dans la solution renfermant d'un alcaloïde ou même de deux alcaloïdes l'alcaloïde et non la dernière dans la pre- très-connexes (comme par exemple coniine mière Les précipités ont lieu, que les et conhydrine), ct sur la nature desquels solutions soient acides, neutres ou légère- il ne peut y avoir le moindre doute. ment alcalines, et, comme l'a fait observer Du reste, on peut toujours isoler l'alcaM. Ressler (Chem.Centralbl., 1856, n° 34), loïde précipité en opérant de la manière permettent de séparer les alcaloïdes de suivante : l'ammoniaquc.

Le précipité du sel double d'iodure dc De même les matières ordinairement mercure et d'hydriodate d'alcaloïde est présentes dans les préparations pharma- recueilli sur un filtre, lavé à l'eau froide, ceutiques, excepté l'alcool et l'acide acé desséché sur du papier buvard, et dissous tique (dans lesquels les précipités sont dans la plus petite quantité d'alcool faible solubles), n'empêchent pas la réaction. et bouillant. A la solution on ajoute une

Sous ce rapport, les iodomercurates et à plusieurs gouttes d'hydrosulfate ammoJes bromomercurates (Grove, Quarterly nique récemment préparé, puis une ou Journ. of the Chem. Soc., t. XI, p. 97) dif- deux gouttes de teinture de ser, ayant soin fèrent des autres précipitants des alca- d'avoir toujours de l'ammoniaque en excès. loïdes, dont l'action est généralement em On filtre, on Javc le précipité avec de pèchée ou dérangéc par la présence de l'alcool chaud, et le liquide clair, acidulé l'amidon, de la gomme, de l'albumine ou par un peu d'acide sulfurique, est jeté à du tannin. Quant à la sensibilité de la travers du charbon animal purifié si cela réaction, elle est tantôt inférieure, tantôt parait nécessaire. supérieure à celle produite avec l'acide Le résidu obtenu au bain-marie est en.. phosphomolybdique.

snite déterminé d'après les méthodes de L'iodomercurate de potassium donne MM. Stas, Otto ou Erdmann. encore des réactions distinctes avec des En opérant d'après le procédé décrit , solutions ne renfermant quc 1/2500 de M. Mayer a trouvé que les feuilles fraimorphine, 1/7000 d'atropinc, 1/60000 de ches de Datura stramonium renferment narcotine, 1/8000 de coniine, 1/25000 0,0772 % d'atropine; les seuilles sèches de nicotine , 1/150000 de strychnine, 0,527 % de cet alcaloïde, la teinture de 1/150000 de brucine, 1/125000 de qui- semences de stramoine (pharmacopée des nine, 1/5000 de cinchonine, 1/50000 de États-Unis), 0,029 ; l'extrait alcoolique des quinidine.

feuilles, 1,886; la teinture de belladone, Dans des mélanges renfermant des ma 0,2176; l'extrait alcooliquc de belladone, tières inertes, colorantes ou autres, on 5,56 4,03 •. d'atropine. détermine la fin de la précipilation en fil Avec des dissolutions titrées d'iodure de trant quelques gouttes de la liqueur et potassium ioduré on obtient également un essayant la liqueur filtrée. Mais les résul dosage exact des alcaloïdes contenus dans tats sont incomparablement plus distincts divers produits végétaux. si préalablement on a purifié la solution (Réperloire de pharmacie, mai 1863.) faite avec l'extrait d'une plante narcotique, en la faisant passer par un dialyseur de papicr parchemin du système de M. Graham. Sur la décomposition du bilodure de

Dans les cas où il n'y a ni matière ni mercure, par M. H. ROSE. Le bijodure autre substancc affectant le nitrate d'ar de mercure ne saurait être décomposé par gent dans le liquide à analyser, on peut la voie sèche, ni par les alcalis, ni par les précipiter l'alcaloïde par un excès d'iodo terres alcalines, ni par les sulfurcs alcalins, mercurate de potassium et déterminer en ni par l'oxyde de plonb; le fer métallique suite cet excès d'après la méthode de Mohr, ne le décompose que partiellement, mais au moyen d'une solution normale de nitrate la dissociation est complète par l'emploi d'argent en présence de quelques gouttes du cuivre métallique ou du cyanure de de chromate neutre de potasse, s'arrêtant potassium. lorsque la couleur rouge du chromate

(Ibid.) d'argent sc maintient permanente. Cette nouvelle méthode de dosage volumétrique exclut naturellement la présence d'autres Sur la composition des dérivés bleus alcaloides, excepté celui qu'il s'agit de dé- des monamines tertiaires appartenant à terminer.

la série quinoléique, par M. A. W.HOFFElle est surtout avantageuse lorsqu'il MANN. Les chimistes qui ont visité

l'Exposition internationale, n'oublieront sous le nom de methyl et éthylirisines. pas facilement la magnifique collection M. Williams était porté à attribuer la fordes produits exposés dans la cour française mation de cette substance bleue , dans par M. Ménier (de Paris). Parmi ces com- laquelle il reconnaissait distinctement des posés, remarquables autant par leur va- propriétés basiques, à un procédé d'oxyriété que par leur beauté, de superbes dation. M. de Babo, quoique avec beaucristaux de cyanine, rivalisant en éclat coup de réserve, représente les substances ct en pureté avec l'acétate de rosanilinc qu'il a obtenues par les formules peu vraide M. Nicholson, ont surtout attiré l'atten- semblables C''IL N'O'ct C''H''No'. tion. M. Ménier, qui a produit cette Depuis ce temps, chose étrange, on n'a matière tinctoriale sur une très-grande fait aucun effort pour établir par un examen échelle, a mis généreusement à ma dispo- plus approfondi la composition de ces sinsition quelques-uns des plus beaux de ces gulières matières. En effet, plusieurs années cristaux, en exprimant l'espoir qu'un se sont passées sans que ces phénomènes examen détaillé conduirait peut-ètre à une remarquables aient attiré de nouveau l'atméthode qui donnerait de la solidité à tention des chimistes, jusqu'à ce que le cette nouvelle couleur, qui, pour l'éclat et développement de l'industrie de l'aniline la pureté de sa nuance, ne le cède à aucun cût arraché à l'oubli des réactions qui ont des bleus dérivés récemment du goudron depuis éveillé l'intérêt général des colo. de houille. La composition et le mode de ristes. M. Williams a montré qu'au nombre formation de la cyanine étant compléte- des composés colorés produits par l'action ment inconnus, je saisis avec cmpresse- des iodures à radical alcoolique sur les ment l'occasion d'examiner cct intéressant bases de la série quinoléique, celui qu'on produit. Je dois avouer qu'au point de vue obtient au moyen de l'iodure d'amyle est pratique mes expériences ont échoué ; tou particulièrement remarquable par sa puistefois, dans le cours de mes études sur la sance tinctoriale. Il en a donné unc'desnature jusqu'ici obscure de cette substance, cription très-intéressante, ainsi que des j'ai été conduit à l'observation de quelques détails très-précis sur le mode de fabrication faits pouvant servir à l'histoire de la de ce corps, qui est entré bientôt après cyanine, que je prends la liberté de sou dans le commerce sous le nom de cyanine. mettre à l'Académie.

Malheureusement la teinte produite par La découverte des composés bleus déri- la cyanine est encore plus fugace que brilvant de la quinoléinc et de ses homologues lante, et les espérances qu'on avait conçues date déjà de 1856. A cette époque, M. G. de son avenir industriel ne se sont pas Williams entreprit de nouveau l'examen des réalisées jusqu'à présent. Cependant l'imbases extraites par M. Runge du goudron portance attachéc par les teinturiers à la de houille, et obtenues par Gerardt des découverte de M. Williams est bien déalcaloïdes de l'écorce du quinquina, dont montrée par l'offre d'un prix de 10,000 fr. j'avais reconnu l'identité de composition faite par la Société industrielle de Mulhouse dans une de mes premières recherches. pour la découverte des moyens de fixer la Parmi les nombreux composés de ces bases couleur produite par la cyanine. très-soigneusement examinées par M. Wil Les cristaux qui m'ont été remis par liams, se trouvaient aussi leurs dérivés M. E. Ménier étaient des prismes distincts méthyliques et éthyliques, et surtout l'io- suffisamment bien formés pour la détermidure de méthylleucolylammonium que nation cristallographique; ils sont en ce j'avais obtenu dans mon travail sur l'action moment entre les mains de M. Quintino du méthyle sur l'ammoniaque et ses ana Sella. Leurs faces 'brillent d'un éclat vert logues. Ce fut en préparant ce composé métallique à reflet doré, qui sert avec leur par la quinoléine résultant de la distilla- forme cristalline à les distinguer de l'acétion de la cinchonine, et en séparant l'oxyde tate de rosaniline auquel ils ressemblent correspondant à cet iodure au moyen de sous d'autres rapports. Les cristaux sont l'oxyde d'argent, que M. Williams observa presque insolubles dans l'éther, difficilele premier la magnifique coloration qui l'a ment solubles dans l'eau, mais ils se disconduit à la découverte de la nouvelle solvent facilement dans l'alcool; la solumatière tinctoriale maintenant connue sous tion possède une magnifique couleur bleue le nom de cyanine. Des phénomènes exac d'un éclat cuivré sur sa surface. L'addition lement semblables ont été obtenus plus d'un acide détruit cette couleur; l'ammotard par M. de Babo (en 1857), en traitant niaque et les alcalis caustiques fixes semla quinoleine par les sulfates de méthyle et blent ne pas l'altérer, mais elle est due alors d'élbyle, et les substances colorées ainsi à un précipité bleu foncé qui, recueilli sur produites ont été décrites par ce chimiste un filtre, laisse passer un liquide incolore.

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