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froid, et il en injecte de 2 à 4 grammes dans le tissu cellulaire sous-cutané, à la face externe de la cuisse ou au moignon de l'épaule. L'injection est faite peu de temps avant le début de l'accès ou pendant le premier stade, et, dans le cas de fièvre rémittente, autant que possible pendant la rémission. M. Moore croit que le sulfate de quinine employé ainsi agit bien plus énergiquement que lorsqu'on le donne à l'intérieur, et il préfère surtout ce mode d'administration lorsque les fonctions de l'estomac sont sérieusement troublées. Il ajoute que de forts beaux succès ont été également obtenus, grâce à ce mode de traitement, par le docteur Chasseaud (de Smyrne).

(The Lancet et Gaz. méd. de Paris, N°45.)

Des injections locales de strychnine dans le traitement de la paralysie du nerf facial. — Encouragé par le succès des injections d'atropine dans le traitement des névralgies, M. Courty a eu l'idée d'essayer les injections de strychnine sur divers troncs nerveux et même le long de l'axe médullaire dans les cas de paralysie.

Dans la plupart des paralysies, surtout des paralysies chroniques, les injections de strychnine sont demeurées impuissantes :

Elles ont réussi :

1° Dans un cas de paraplégie datant de près d'un an chez une femme de 45 ans, ayant résisté à plusieurs traitements, et guérie par l'action de quelques injections de strychnine au niveau de l'extrémité inférieure de la moelle épinière ;

2° Dans trois cas de paralysie du nerf facial récents et observés chez un homme de 56 ans, une dame de 25 ans et une , jeune fille de 22 ans. Dans les trois cas, la maladie a été prise dès le début ; la solution de strychnine a été employée au 100° et au 70e.

Quelques gouttes (de 8 à 16) ont été injectées sur le trajet du nerf facial, entre sa sortie par le trou stylo-mastoïdien et son passage sur le col du condyle du maxillaire inférieur. L'injection a été répétée tous les denx ou trois jours Trois injections au moins, six au plus, ont susii pour dissiper entièrement, dans l'espace de dix à quinze jours, toute trace de paralysie dans tous les muscles de la face. Chez les trois malades, la guérison ne s'est pas démentie.

(Gazette médicale de Lyon, N° 21.)

Un symptôme de la fièvre typhoide. — Parmi les nombreux symptômes de la fiévre typhoïde, il en est un très-fréquent qui pourtant ne figure pas dans les descriptions que nous avons de cette maladie. M. Beau l'a observé depuis longtemps, et ne manque jamais, quand l'occasion s'en présente, de fixer sur lui l'attention de ses élèves. C'est une contraction irrégulière, saccadée, comme convulsive, des petits muscles de la face qui entourent l'ouverture de la bouche, et qui a lieu chaque fois que le malade parle. Cette contraction se traduit par de petits tiraillements linéaires qui ont lieu sur la peau des lèvres et du menton, et qui y sont produits par les tractions des petits muscles peauciers sous-jacents. Les muscles qui paraissent affectés pour produire les mouvements précédents sont surtout l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure, l'élévateur propre de la lèvre supérieure, le petit zygomatique, le triangulaire des lèvres, le carré du menton, le canin, en un mot les muscles qui donnent à la bouche son expression. Les mouvements convulsifs de ces petits muscles varient suivant les malades. Chez l'un ce sera le mouvement de l'élévateur commun, chez un autre celui de l'élévateur propre ; chez un troisième, on observera l'action du canin ou du petit zygomatique, etc., mais presque jamais ces muscles n'agiront tous à la fois sur le même individu. Ces petites tractions musculaires ne se voient jamais dans l'état de santé quand on parle, tandis qu'elles accompagnent presque constamment l'émission des paroles chez le malade affecté de dothinentésie. Elles seraient, dans ces cas, le résultat d'une ataxie locomotrice des petits muscles de la face qui agissent dans les mouvements des lèvres. Ce singulier phénomène annonce avant tout autre symptôme l'existence d'une fièvre typhoïde chez le malade qui répond aux questions que le médecin lui adresse. (Gazette des hôpitaux et Gazette médicale de Lyon, N° 21.)

Traitement de la coqueluche par le bromure de potassium. — MM. Harley, médecin de l' University college hospital, et Gibb, médecin du Westminster hospital. ont traité un assez grand nombre de coqueluches par le bromure de potassium, et ils ont trouvé généralement ce moyen trèsutile pour pallier ou faire cesser les accidents spasmodiques, notamment la reprise. Il a suffi pour amener la guérison complète, rapide et imprévue, chez un certain nombre de malades. M. Gibb l'a cependant trouvé moins efficace qu'un traitement mixte par le sirop d'acide nitrique et les applications de nitrate d'argent à l'intérieur du larynx. La dose du bromure est de 10 à 15 centigrammes pour les enfants très-jeunes, et de 40 à 50 centigrammes chez des enfants plus àgés. Il convient de lui associer les préparations d'ipécacuanha dans les cas compliqués d'une bronchite violente et de pneumonie. (Dublin medical Press et Gazette médicale de Paris, N° 44.)

Traitement de la coqueluche par le seigle ergoté. — Un jeune garçon, âgé de six ans, ayant la coqueluche, fut atteint des accidents convulsifs de l'ergotisme, qui régnait alors épidémiquement dans la commune de Lutter. Dès la première apparition de ces derniers symptômes, les quintes cessèrent et furent remplacées par de simples inspirations sifflantes, analogues à la reprise de la coqueluche ; puis, quand l'ergotisme fut guéri, l'enfant se trouva en même temps délivré de sa première maladie, qui avait eu ainsi une durée bien inférieure à la moyenne ordinaire. M. le docteur Griepenkeri, qui donnait ses soins au petit malade, partant de ce fait, supposa que l'ergot de seigle pouvait être utile dans la coqueluche, et l'administra à cinq enfants affectés de cette maladie, malades depuis trois ou quatre semaines, et l'un même depuis un an. Chez tous la guérison fut complète au bout de huit jours. Plus tard, en 1861, dans une épidémie, de nouvelles expériences furent faites par le même médecin, qui ne compte pas moins maintenant de deux cents cas traités de cette manière, et presque tous avec succès. Il parait donc y avoir lieu de compter le seigle ergoté parmi les médicaments les plus efficaces contre la coqueluche, et il serait bon de vérifier ces résultats. La formule suivante a été adoptée par M. Griepenkeri, comme la plus propre à donner un composé stable, dépourvu de toutes propriétés irritantes :

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ergoté. . . . . . 1 gr. 50 à 2 gr. Faites bouillir une demi-heure avec : Eau commune . . . . .. Q. S. Colature . . . - . . 52 gramm. Ajoutez : Sucre blanc en poudre . 48 gramm.

M. d. s. Une cuillerée à café toutes les

deux heures pour un enfant de 5 à 7 ans. Pour les plus jeunes, on réduit la quantité de l'ergot à 1 gramme ou 0 gr. 75 pour le même poids de sirop. Il faut, pendant toute la durée du traitement, éviter tous les aliments contenant du tannin. L'expérience a montré qu'il convient de ne commencer l'emploi de l'ergot qu'après la troisième semaine, après la cessation de toute complication ; et, de plus, que les quintes s'aggravent souvent pendant les premiers jours, pour diminuer et disparaître ensuite rapidement. (Deulsche Klinik et Gazette médicale de Lyon, N° 21.)

De l'influence de l'ergotisme sur la sécrétion lactée chez les nourrices. — Le fait suivant mérite d'être relevé comme pouvant devenir le point de départ de recherches et peut-être d'applications thérapeutiques utiles. Personne, dit le Bulletin de thérapeutique (15 septembre 1865), d'après les Annales de la Société de médecine de Saint Etienne et de la Loire (avril, mai, juin 1865), personne, que nous sachions, n'avait encore constaté un fait qu'a observé M. le docteur Poyet : c'est la suppression du lait sous l'influence de l'usage habituel d'un pain contenant une notable proportion de seigle ergoté. Cet accident a été constaté sur six nourrices soumises aux conditions dont il vient d'être question. Il mérite d'autant plus de fixer l'attention des praticiens qu'il a été également observé, à la même époque, par le docteur Commarmond, et qu'il semble, en conséquence, destiné à trouver sa place dans la symptomatologie de l'ergotisme. Ajoutons qu'il a suffi, dans les circonstances qui précèdent, de substituer à l'usage du pain malade celui d'un bon pain de froment pour mettre un terme à l'accident et ramener la sécrétion laiteuse suspendue.

(Gazette médicale de Paris, N° 44.)

Usage interne de l'iodure de potassium contre l'engorgement laiteux. — Sur 775 femmes admises à l'hôpital d'accouchements de Milan dans l'espace de vingt mois, et dont un certain nombre ne nourrissant pas leurs enfants, furent atteintes d'engorgement des seins, le professeur Billi trouva que l'hydriodate de potasse était un des moyens qui réussissait le mieux dans ce cas. Employé en solution, à la dose de 55 à 45 centigrammes, à prendre dans les vingt-quatre heures, pen dant d eux ou trois jours au plus, dans le cas simples, il s'est montré plus promptement efficace qu'en applications topiques. Il a également réussi dans le cas de mammite, combiné avec cataplasmes et les onctions belladonées. C'est, en effet, un moyen assez rationnel à expérimenter.

(Omodei Ann. et Union médicale, N° 150.)

Sur les propriétés thérapeutiques de l'aconit napel. — Cette plante est un remède antiphlogistique dont l'action dans les maladies à caractère hypersthénique ne saurait être contestée. Cependant, il ne faut point croire que l'aconit puisse constamment remplacer la saignée. Il ne saurait être substitué aux émissions sanguines, reconnues de tout temps comme le meilleur moyen de combattre les inflammations à marche aiguë et franche, surtout chez les sujets bien constitués et vigoureux.

Il n'en est pas moins vrai que l'aconit produit d'heureux effets dans les maladies inflammatoires. Le caractère essentiel de cette plante est d'agir sur la peau, en vertu d'une propriété éliminatoire spéciale dont elle est douée. Son action sur le pouls, dont clle diminue la fréquence, est surtout remarquable. Les douleurs qui produisent la fièvre sont généralement calmées.

Durant une épidémie de fièvre typhoïde, caractérisée au début par une violente réaction inflammatoire, les effets de la saignée ont été heureusement secondés par l'emploi immédiat de l'alcoolature d'aconit administrée sous la forme suivante :

Alcoolature d'aconit. , 1 gramme. Infusion de mélisse .. 100 grammes. Sirop diacode . . . . 5

que nous faisions prendre, par cuillerées à bouche, d'heure en heure. Une abondante diaphorèse, remarquable par une fétidité spéciale, suivait de près l'ingestion du médicament, et la maladie, lorsqu'elle n'était pas modifiée dans sa durée, était toujours atténuée dans sa nature. Au début des dyssenteries graves, M. Marbot, qui l'a sévèrement éprouvé, constate que l'aconit supprime l'exhalation sanguine, diminue la réaction fébrile, et prépare ainsi la voie à l'action de l'ipécacuanha et du calomel sur les selles muqueuses et glaireuses. Lombard, de Genève, regarde l'aconit comme un spécifique contre le rhumatisme articulaire aigu, et cette opinion est confirmée, dans une certaine mesure, par d'éminents praticiens, tels que Gintrac, Flemming, Borson, etc., etc. Pourtant, quoi qu'en ait dit Barthe, il est douteux que

l'aconit jouisse d'une efficacité réellc contre la goutte et le rhumatisme chronique. C'est surtout dans les névralgies faciales que les préparations d'aconit paraissent avoir rendu de merveilleux services. Entre les mains du docteur Aran, de regrettable mémoire, cette médication fut souvent héroïque contre les cas rebelles au sulfate de quinine. Parmi les observations qu'il a léguées à la science, nous demandons la permission de citer la suivante : C'était chez un homme de cinquante-trois ans, qui avait été atteint à trois reprises différentes d'une névralgie sus-orbitaire. Les douleurs étaient parfaitement réglées dans leur retour, et tcllement intenses que le malade restait immobile, l'œil droit à demi fermé et larmoyant ; des irradiations douloureuses se répandaient dans la face et les dents. L'extrait d'aconit, donné, dès le premier jour, à la dose de 8 pilules de 5 centigrammes, une de trois en trois heures, dans les vingtquatre heures, et ensuite augmentées graduellement jusqu'à 12 pilules, — fit disparaître les accès dans l'espace de cinq jours. Nous devons faire observer qu'en cette heureuse circonstance l'extrait d'aconit était notoirement faible. En général, il est prudent de débuter par la dose de 10 centigrammes, et de n'aller beaucoup au delà que progressivement.Ajoutons même que, de toutes les préparations d'aconit, l'alcoolature doit être préférée, et pour la qualité qui ne varie guère, et pour la sûreté du dosage, qu'il est plus aisé de préciser. Rappelons, en terminant, que l'opium est l'antidote de l'aconit-napcl ; on prescrit la teinture d'opium à la dose de quinze à vingt gouttes, qu'on répète jusqu'à la cessation de tous les accidents. (France médicale et Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, N° 21.)

Traitement par l'acide nitrique de la tuméfaction du foie et de la rate, symptomatiques de la cachexie syphilitique. — Le docteur G. Budd, se basant sur quelques observations personnelles, se croit autorisé à établir les propositions suiVantCS :

1o Dans l'affection du foie et de la rate qui survient à la suite de maladies syphilitiques du squelette, longtemps prolongées, l'acide nitrique, administré pendant longtemps, a une tendance remarquable à faire résorber le dépôt morbide auqucl est due l'augmentation de volume de ces viscères, à rétablir leur texture normale et à produire une amélioration de l'état général.

2° Les sujets qui se trouvent dans ces conditions manifestent une tolérance toute particulière pour l'acide nitrique, qui peut être administré pendant des mois entiers sans incommoder l'estomac et sans produire une acidité excessive de l'urine.

Il est probable, en outre, que si l'on administrait l'acide nitrique à une époque moins avancée, on réussirait à prévenir l'affection des glandes abdominales. L'emploi trop généralisé de l'iodure de potassium a peut-être un peu trop fait oublier ce point de thérapeutique des accidents tardifs de la vérole.

(Dublin medical Press et Gazette médi

cale de Paris, N° 44.)

Néphrite albumineuse traitée par les bains d'air chaud. — On lit dans la thèse inaugurale de M. Delalande, médecin militaire de la Faculté de Strasbourg, que M. le professeur Kuss considère l'administration souvent répétée des bains d'air chaud et sec comme un moyen héroïque dans la période aiguë de la néphrite albumineuse. Plus de dix observations de néphrites albumineuses plus ou moins avancées, guéries par ce mode de traitement, témoignent en sa faveur. La caisse à incubation de M. Guyot atteint très-bien ici le but qu'on se propose ; mais à son défaut, on peut se contenter des appareils les plus simples : d'une cuve, d'un tonneau défoncé. On y fait brûler un peu d'alcool, le malade y est assis sur une chaise, la tête hors d'une couverture de laine qui recouvre hermétiquement la caisse et il suffit seulement de renouveler de temps en temps l'air quand on se sert de l'alcool pour permettre à l'acide carbonique et à la vapeur d'eau de se dissiper. (J. de méd. et de chir. prat., oct. 1865.)

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Mêlez. On prendra une cuillerée à bouche de ce mélange trois ou quatre fois par jour. (Mcdical Times and Gazette et Gazette médicale de Paris, N° 44.)

Du traitement de la pustule maligne par l'emploi topique du bichlorure de mercure. — Chacun sait que le charbon et la pustule maligne sont un ; que la pustule est l'accident local et immédiat de la contagion, et que le charbon est la maladie passée dans le sang et devenue générale. Les efforts de la médecine sont en général infructueux dans ce dernier cas; mais la chirurgie a une grande puissance vis-à-vis de la pustule maligne. Il s'agit de la détruire, et avec elle le poison qui, quelques instants plus tard, va pénétrer et circuler partout. Cautériser promptement et avec énergie, voilà toute la règle. Les agents les plus usités sont : le fer rouge, le chlorure d'antimoine, les acides forts, la potasse.

Le sublimé corrosif est moins employé, parce qu'on redoute les accidents qui suivraient son absorption. L'expérience prolongée et les nombreux succès de M. le docteur Missa répondent victorieusement à cette objection. Voici sa méthode et son prétendu secret, rédigés de sa propre

main.

« Le secret Dardelle n'a jamais été un secret pour la médecine ; l'unique agent de ce traitement est le sublimé corrosif purement et simplement... Avant de le connaître, j'échouais souvent par les autres procédés, et j'étais heureux d'envoyer mes malades à Dardelle, qui les guérissait toujours. Une fois le secret en ma possession , j'ai réussi à mon tour à sauver constamment les personnes affectées de charbon qui se sont présentées à moi.Je puis, sans exagération, estimer à 50 par an le nombre des individus ainsi traités par moi depuis douze années (donc environ 560). Je n'ai échoué que deux fois. Chez l'un, la pustule maligne remontait à cinq jours ; chez l'autre à sept. Chez les deux il existait des symptômes d'infection générale lorsqu'ils ont réclamé mes soins. C'est généralement du troisième au quatrième jour que j'ai appliqué mon remède, rarement après le cinquième, une fois au septième, c'est celui qui a succombé. En règle générale, les sujets qui dépassent le cinquième jour sans être soignés meurent infectés vers le huitième ou le dixième.

» Voici la conduite que je tiens : Je taille une rondelle de linge en rapport pour les dimensions avec la largeur de la pustule ; je recouvre cette rondelle d'une légère couche de sublimé (deutochlorure de mercure), de l'épaisseur de 2 millimètres ; alors, avec tout le soin possible, je fais en sorte que cet emplâtre soit placé bien précisément sur le lieu malade. Je maintiens le tout au moyen de bandelettes de taffetas agglutinatif, je laisse cet appareil vingt-quatre heures en place ; ce temps écoulé, je retire ce pansement, et toujours j'ai la satisfaction de reconnaître que la maladie est détruite. Le pansement se fait trois fois par jour, avec l'ongucnt styrax étendu sur du linge ; il faut avoir l'attention, à chaque pansement, de faire des fomentations huileuses sur le lieu malade ct les surfaces tuméfiées avec les huiles de lis, de lin, de camomille et d'hypéricum. Après une dizaine de jours de ce traitement, l'escarrhe se détache, et la plaie se panse comme une plaie simple. » ... J'ai toujours été porté à penser que, dans cette maladie, le sublimé ainsi appliqué avait une action spécifique. » (Union médicale et Bulletin général de thérapeutique, 50 octobre 1865.)

Traitement de l'aménorrhée par la ventouse intra-utérine. — Dans une lettre adressée à M. Bouisson de Montpellier, et que reproduit la Gazette hebdomadaire, M. Courty rendant compte d'une excursion chirurgicale qu'il a faite en Ecosse, décrit ainsi un instrument dont M. Simpson se sert pour remédier à l'aménorrhée.

Ce chirurgien introduit dans l'utérus ce qu'il appelle une ventouse sèche. Cette ventouse n'est pas autre chose qu'une sonde creuse percillée de trous à son extrémité terminale, vissée par son autre extrémité sur une petite pompe aspirante. A mesure qu'on fait le vide dans le corps de pompe et dans tout l'appareil, on exerce une sorte d'aspiration sur la muqueuse utérine, qui vient s'appliquer sur les petites ouvertures de la sonde, se fluxionne et finit par laisser le sang suinter, après quelques applications répétées plusieurs jours de suite ou réitérées au moment de plusieurs époques menstruelles consécutives. (J. de méd. et de ch. prat., oct. 1865.)

De la Sarracenia purpurea comme reméde contre la petite vérole. — Ce remède que nous avons déjà fait connaître (voir cahiers d'avril 1862 et février 1865), ayant été de la part de différents médecins l'objet d'appréciations très-divcr

gentes, nous croyons utile de reproduire ici la note suivante, que M. le docteur Fivé, médecin de régiment, a publiée dans les Archives de médecine militaire (octobre). Un médecin anglais, le chirurgienmajor Logie, de la garde royale à cheval, en garnison à Windsor, a soumis ce médicament à l'épreuve ; il a traité onze malades atteints de cette affection, dont quatre cas étaient des varioles confluentes très-graves, par la décoction de racine de Sarracenia purpurea, et il a été assez heureux, nonseulement de voir guérir tous ses malades, mais encore exempts de cicatrices varioliques. Pendant le courant de leur maladie ses malades n'ont jamais eu de délire, ni douleur, ni même éprouvé un sentiment de faiblesse, et ils ont constamment conservé un bon appétit; aussi ont-ils été bicn nourris avec du bouillon et de la fécule d'arrow-root. Les effets de ce médicament que j'ai ob servé avec soin, dit M. Logie, semblent arrêter le développement des pustules varioliques, neutraliser le virus intérieur et changer ainsi le caractère de la maladie, de manière à annihiler la cause qui produit les marques de la petite vérole. D'après son opinion, toute crainte d'être marqué de la petite vérole peut se dissiper si l'on administre ce médicament dès le début de la maladie. Il est tellement convaincu de l'efficacité de ce médicament, pour guérir la variole, qu'il le met au-dessus de tous les anciens remèdes, et il engage vivement les personnes qui tiennent des pharmacies de famille à s'en pourvoir.

Note sur le traitement des fractures de la rotule par un nouvel appareil ; par le docteur U. TRELAT, chirurgien des hôpitaux. — Voici en quels termes l'auteur décrit son appareil : Je suppose qu'il n'y a pas de gonflement inflammatoire ou qu'il a été apaisé par les moyens convenables. Je taille deux plaques de gutta-percha, longues de 10 à 12 centimètres, larges à une extrémité de 6 centimètres environ, et à l'autre de 5 ou 4 centimètres. Une épaisseur de 5 à 6 centimètres est parfaitement convenable. Les plaques sont ramollies dans l'eau chaude. Le membre étant maintenu dans l'extension forcée, et la cuisse fléchie à 48 degrés sur le bassin, les deux plaques sont déposées sur chacun des fragments, de telle sorte qu'elles se répondent par leur extrémité la plus large ; avcc les doigts

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