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maintenue avec une bande, ayant soin de renouveler le soufre chaque soir. Ceci est surtout nécessaire pour les jarrets et les coudes; car outre que le soufre se dépouille vite du gaz sulfureux qu'il contient, il tombe facilement de ces endroits, même quand on a eu soin d'envelopper la ouate avec une toile cirée. Aussi pour ces raisons, c'est aux jambes, aux pieds, aux talons que triomphe la fleur de soufre, parce que son application au moyen des bas présente mieux les conditions d'un bain local permanent, de gaz sulfureux, à très-petite dose, dernière condition probablement très-avantageuse. » La question de savoir comment agit le soufre offre plus de difficultés que d'intérêt : il suffit de constater l'efficacité, si efficacité il y a, ce qui ne sera peut-être pas admis encore de sitôt, vu la rareté du téno-rhumatisme et des divergences d'opinion à son sujet. Ajoutons toujours, en attendant, que M. Renard attribue l'action curative au gaz sulfureux absorbé par la peau, et que cette action, selon lui, est d'autant plus rapide et certaine que les tendons sont plus superficiels, et que la fleur de soufre est maintenue plus hermétiquement sur les endroits douloureux. (L'Abeille médicale, N° 17.)

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Mêlez S. A., et divisez en 12 paquets égaux.

Suivant l'intensité de la maladie et suivant l'âge et la constitution de l'enfant, on administre ou un tiers, ou un demi-paquet, ou bien un paquet entier deux et trois fois par jour, de manière à obtenir deux à trois selles liquides. Trois fois par semaine, bain chaud de 25 à 26 degrés Réaumur, avec une demi-bouteille ou une bouteille entière de vinaigre, et 50 à 60 grammes de liqueur ammoniacale. En hiver, et par les temps froids, les enfants gardent la chambre; le reste de l'année, on ne les laisse sortir que par les temps chauds, afin de ne pas supprimer les fonctions de la peau.

L'auteur condamne aussi les vêtements trop chauds et toutes les infusions chaudes, qui sont plus nuisibles qu'utiles. Quoiqu'il en soit, M. Gerlard se croit en droit d'affirmer que ce traitement lui a toujours réussi, et qu'à sa faveur la guérison s'est produite le plus souvent dans l'espace de trois semaines. Qu'il nous soit permis de laisser à son auteur toute la responsabilité de cette assertion.

(Deutsch Klinik et Gazette méd., N° 20.)

De l'emploi thérapeutique de la cascarille. — Le docteur Hedenus se plaint de l'espèce d'abandon dans lequel est tombée l'écorce de cascarille, qui rend cependant d'excellents services dans certains cas. Voici quelques affections dans lesquelles cet auteur en recommande l'emploi, autorisé par sa propre expérience. Dans les diarrhées atoniques des enfants, il prescrit la teinture de la manière suivante : PR. Teinture de cascariIIe. Eau de laurier-cerise . A prendre à la dose de 10 gouttes toutes les trois heures, dans une décoction de salep. Dans la chlorose avec constipation, M. Hedenus se loue extrêmement de la cascarille administrée comme il suit : PR. Poudre de cascarille . 4 grammes. Poudre de rhubarbe . . 4 Extrait de malate de fer . 6 F. S. A. des pilules de 10 centigrammes, 5 à 10 par jour. L'auteur a trouvé dans l'écorce de cascarille un excellent fortifiant à la suite de maladies graves, chez certaines femmes délicates. PR. Extrait de cascarille . Faites dissoudre dans : Eau de tilleul . Ajoutez : Eau de fleurs d'oranger. 50 grammes. Éther nitrique. . . .. 1 A prendre quatre fois par jour une cuillerée à thé ou une cuillerée à bouche. Faut-il ajouter qu'il la prescrit aussi pour rétablir les organisations ruinées par les débauches, en l'associant au quassia, au fer et aux diverses huiles essentielles (1). (Ibidem, ibid.)

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4 grammes.

60 grammes.

(1) Nous regrettons, avec M. Hedenus, l'abandon dans lequel on laisse la cascarille, médicament que nous n'avons cessé d'employer et que nous prescrivons tous les jours avec succès dans les cas si fréquents où la dyspepsie est sous la dépendance d'une atonie des organes digestifs : associée au fer, la cascarille nous a surtout rendu de grands services dans le traitement des gastralgies chez les femmes chlorotiques. Dr D... É. Emploi de la solution de perchlorure de fer contre l'érysipèle palpébral. — Cet érysipèle est une conséquence ordinaire de l'erysipèle de la face, affection souvent liée à un état saburral des premières voies. Mais dans d'autres circonstances la maladie est tout à fait locale : par la piqûre d'une guêpe, d'un frelon, d'une abeille; ou bien elle tient à une cause traumatique ou à l'action irritante d'une pommade, d'une substance âcre, etc. Dans tous ces cas, M. le docteur E. Martin emploie la solution suivante, qui facilite la résolution de la maladie et semble en limiter les progrès :

Perchlorure de fer à 50o. 10 grammes.
Eau distillée. . . . 50

Mêlez et barbouilIez toutes les deux heures les parties malades avec un pinceau imbibé de ce mélange.

(J. de méd. et de chir. prat., mai 1865.)

Traitement de I'ophthalmo-blennorrhée des nouveau-nés ; par le D" OTTo JUST le jeune, médecin à Zittau. — Voici le traitement qui a le mieux réussi dans les nombreux cas (44) que l'auteur a eu à traiter dans l'espace de deux ans. Les soins de propreté d'abord sont de la plus haute importance, mais non seuls suffisants, comme on l'a dit. Il faut toutes les heures au moins nettoyer la conjonctive par des instillations d'eau. Les fomentations d'eau froide ou même d'eau glacée sont excellentes, et suffisent quelquefois pour réduire le chéumosis; il ne faut employer que des compresses peu épaisses qui ne recouvrent que l'œil, et les renouveler dès qu'elles sont tièdes. Ces fomentations froides ne sont efficaces que pendant les premiers jours ; plus tard, quand il existe des infiltrations purulentes de la cornée, il convient de les remplacer par des fomentations tièdes. Dans les cas tout récents, l'auteur se borne à des instillations, deux ou trois fois par jour, d'une faible solution de nitrate d'argent (5 centigr. sur 15 gr.). Mais quand le chémosis existe et qu'il y a une sécrétion abondante de pus jaunâtre, il faut une cautérisation plus énergique (50 centigr. de nitrate d'argent dans 50gr. d'eau distillée) opérée avec un pinceau qu'on applique sur la face interne des paupières. Cette cautérisation se fait une fois par jour jusqu'à diminution de la sécrétion purulente, puis on emploie la solution faible. Si l'on craint une perfora

elle est occasionnée "

tion de la cornée, on peut joindre à la cautérisation des instillations d'atropine. (Ztschr. f Medicin, Chirurgie u. Geburtsk. et Gaz. méd. de Paris, N° 24.)

Emploi de l'huile de térébenthine contre la prosopalgie ; par le Dr PFAFF. — M. le docteur Pfaff se loue extrêmement de l'emploi de cette substance, dont tout le monde, d'ailleurs, connait l'efficacité dans le traitement des affections rhumatismales et de certaines névralgies. Dans deux cas désespérés, qui avaient résisté à une foule de traitements, il a vu la prosopalgie se dissiper complétement par l'usage interne et externe de l'huile de térébenthine (5 gouttes trois fois par jour dans du jaune d'œuf et application sur le point douloureux d'un tampon de charpie imprégné d'huile). L'une de ses malades, qui souffrait depuis douze ans, s'est vu débarrassée de ses douleurs au bout de trois semaines ; elle continua pendant six mois l'usage interne de la térébenthine, à la dose de 5 gouttes matin et soir, et n'eut plus de rechute.

Dans certains cas, l'auteur a pu porter la dose de l'huile jusqu'à 10 gouttes ; jamais il n'a remarqué aucun effet nuisible résultant de son emploi.

(Ibidem, ibid).

Sur le traitement du catarrhe vésical aigu, par le docteur ZEISSL. — Ce qui importe le plus pour la cure de cette affection, c'est le repos et un régime convenable. Si le malade ne peut rester au lit, il faut au moins qu'il garde la chambre, parce que, sous l'influence d'une température uniforme, la peau acquiert une activité fonctionnelle plus grande et élimine ainsi une partie des liquides qui, autrement, devraient être excrétés par la voie de l'urèthre. Le régime doit se régler d'après le degré de la fièvre; si celle-ci est intense, il ne faut accorder que des soupes. Il est reçu, comme par tradition, que dans le catarrhe vésical ou dans la cystite, il faut administrer la décoction de semences de lin ou une émulsion de graines de chanvre. L'action de ces boissons se borne tout simplement à diluer les urines, à les rendre plus aqueuses, résultat que l'on obtient tout aussi sûrement en ne faisant boire que de l'eau, sucrée ou non. Le point capital, dans le catarrhe vésical, c'est de faire taire le besoin pressant et incessant d'uriner, et, à cette fin, on pourrait recourir avec un succès presque certain à l'opium et à la morphine, si ces médicaments n'amenaient pas de la constipation, ce qu'il faut surtout éviter, vu que les garde-robes difficiles occasionnent beaucoup de douleur quand la prostate est enflammée. Dans le but de diluer les urines et d'administrer en même temps un narcotique léger, M. le docteur Zeissl, emploie depuis un grand nombre d'années l'herbe de la Herniaria glabra, plante dont l'usage est injustement tombé dans l'oubli. Elle constitue un diurétique doux, possédant un principe narcotique qui agit, pour ainsi dire, spécifiquement sur le sphincter de la vessie sans déterminer d'étourdissements ou de la constipation. Le Chenopodium ambrosioides jouit, mais à un moindre degré, des mêmes propriétés, et l'auteur l'associe à la Herniaire, d'après la formule : 2l Herb. herniariae glabrae, herb. chenopodii ambrosioïdes, ââ drachm. iij. Divide in doses aequal. N° 8. D. S. On fait infuser une de ces doses dans une théière pleine d'eau bouillante et l'infusion, à laquelle on ajoute un peu de sucre et de lait, est bue en deux fois dans la journée. En même temps, on applique des cataplasmes émollients sur la région de la vessie et sur le périnée. Ordinairement on constate une amélioration très-notable après que l'on a administré trois ou quatre doses de ce thé. Ce moyen ne saurait aussi être trop recommandé dans les cas de catarrhe chronique. Pour venir en aide à l'action de la Herniaria glabra, on peut recourir en même temps aux narcotiques employés topiquement, et l'on se trouve bien alors de cataplasmes faits avec l'herbe de ciguë. Dans les cas urgents, M. Zeissl fait poser des suppositoires préparés avec l'extrait de belladone, d'après cette formule

2l Extract. belladon. granum unum, Butyr. simpl., Butyr. de cacao, ââ drachmam semis, m. f. suppositoria N° 4. D. ad chartam ceratam. Soir et matin on intro . duit avec précaution un de ces suppositoires dans le rectum. Lorsque les selles sont disficiles, M. Zeissl fait passer un lavement à l'huile ordinaire ou à l'huile de ricin. Les érections douloureuses qui accompagnent parfois cette maladie sont efficacement combattues par des cataplasmes tièdes. S'il survient une rétention d'urine, il faut, sans tarder, introduire dans la vessie une sonde élastique, conique et de ealibre moyen, et l'y laisser tout au plus une demi-heure; les bougies à demeure sont rarement supportées dans ce eas par les malades. Quant à l'écoulement uréthral, il ne faut s'en occuper que lorsque le ténesme vésical a cessé, lorsque l'urine est expulsée facilement, sans douleur et avec un

jet énergique. Dans la plupart des ouvrages, on recommande le même traitement pour l'affection dont il est ici question et pour le catarrhe vésical chronique, et le plus souvent on préconise notamment le carbonate de soude ou dc potasse, soit sous forme de simple solution, soit sous celle de Sodawater. M. Zeissl considère cette pratique comme des plus préjudiciables et il assure avoir observé, dans un grand nombre de cas, une augmentation du mal, lorsque les malades usaient de boissons contenant de l'acide carbonique, comme, par exemple, la potion de Rivière. Tous les médicaments de cette nature, ainsi que toutes les sources minéralisées par l'acide carbonique (telles que celles de Preblau, Gieshübel, Franszenbad, Marienbad, Wildungen et Pyrmont) doivent être bannis du traitement du catarrhe vésical chronique. . Nous devons rappeler ici, à propos de la Herniaria glabra, que cette plante était, il y a quelques années, employée très-fréquemment comme diurétique par feu le médecin principal Vanden Broeck qui en avait constaté les bons effets dans son service à l'hôpital militaire de Mons (Voyez la note publiée à ce sujet par M. le docteur Herpain, dans le tome XXII de ce Journal, année 1856.) Dr D. ..É.

Aliénation mentale. Doctrine médicale professée par les aliénistes hollandais, par M. le docteur BULCKENS. — Les médecins aliénistes hollandais appartiennent presque tous à l'école anatomique, ayant pour chef le savant professeur Schrœder-Vanderkolk, place justement assignée et dignement occupée par ce vénérable anatomo-psychologiste. Les produits nombreux qui ornent son cabinet d'anatomie témoignent du zèle, de l'activité, du courage persévérant qu'il n'a cessé de déployer en vue de lever le coin du voile qui couvre la pathogénie des maladies mentales. Je n'oublierai jamais l'aimable ac cueil, les bienveillantes attentions de ce respectable professeur. L'école hollandaise, que je nommerai école somatique, professe une doctrine dont je résumerai les principes les plus importantS. La matière corticale ou la substance grise des circonvolutions cérébrales est l'organe des facultés intellectuelles élevées. Un trouble prolongé des facultés intellectuelles ne peut exister sans déterminer une altération organique du cerveau.

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Les altérations organiques de l'encéphale sont susceptibles de disparaître, de guerir. Une altération circonscrite du cerveau peut, après la disparition du premier degré d'irritation, cesser d'exercer son influence sur les autres parties de l'encéphale. En cas de désorganisation ou de disparition partielle du cerveau, les facultés intellectuelles peuvent ne pas en être influencées. L'aliénation mentale consiste le plus souvent dans une inflammation chronique des membranes ou de la substance du cerveau ; elle laisse habituellement des traces. Dans la manie avec idées ambitieuses, les parties antérieures sont le plus fréquemment atteintes. Dans la mélancolie, dans le trouble du sentiment, les parties supérieures et postérieures du cerveau sont altérées ; elles sont le siége d'une irritation ou d'une inflammation chronique. Dans le cas où les malades sont dominés par des idées ambitieuses, où ils possèdent et disposent de millions, de royaumes, ctc., on trouve l'épaississement de la pie-mère et son adhérence avec la matière corticale. L'adhérence de la dure-mère au crâne provoque une céphalalgie violente. En enlevant la pie-mère, on constate les modifications que cet organe présente et qui consistent dans de légères nuances de couleur et dans des altérations textiles. Les altérations de l'arachnoïde sont moins importantes. Dans la démence, on trouve la substance corticale des circonvolutions cérébrales d'une extréme blancheur. La manie idiopathique peut, par l'inflammation de la matière corticale, facilement passer à l'état de démence incurable, mais alors surviennent des phénomènes de paralysie générale. On admet généralement que la paralysie générale, survenant chez les maniaques, dépend de l'inflammation et de la dégénération dc la matière corticale. Lcs aliénistes hollandais prétendent que cet état de choses n'a lieu que lorsque l'inflammation de la pie-mère s'est étendue dans les ventricules et sur les corps striés. Or, il est prouvé que les nerfs du mouvement ne sortent pas de la matière corticale et qu'il ne peut donc survenir de paralysie, tandis que les corps olivaires chez l'hommç se trouvent dans un rapport intime avec les facultés d'articuler des mots, de parler.

Lorsque la mélancolie prend une forme religieuse, on constate toujours que les parties sexuelles sont plus ou moins atteintes et sont dans un fréquent rapport de causalité. Des traces de péritonite se remarquent chez les malades tourmentés par les opérations mystérieuses de l'électricité dans l'abdomie ou bien par la démonomanie où les diables se démènent dans la cavité abdominale. Les maladies du cœur et des poumons restent parfois cachées par les symptômes de l'aliénation mentale. On a constaté que souvent une affection thoracique alterne avec le trouble mental. C'est ainsi que les accès d'asthme sont parfois supprimés pendant la période de dérangement mental. Les affections hémorrhoïdales marchent de pair avec les aliénations mentales; leur suppression cause des mélancolies. L'apoplexie cérébrale est ordinairement la suite d'une hypertrophie du cœur ou des carotides dilatées. On a constaté des altérations de la substance cérébrale à la base du crâne, sans trouble notable de l'intelligence. Chez les hommes, il se forme plutôt des inflammations chroniques et des désorganisations incurables quc chez les femmes, celles-ci ayant plus de sensibilité et moins d'activité du système vasculaire sanguin que les hommes. Les altérations organiques de l'encéphale déterminent chez les hommes des troubles fonctionnels plus profonds quc chez les femmes. La mortalité est aussi plus élevée chez les hommes que chez les femmes aliénées. Chez les hommes, la mortalité est plus grande que la guérison. Chez les femmes, au contraire, la guérison est plus fréquente que la mortalité. La guérison est d'autant plus facile, plus prompte, plus assurée, que la maladie a été traitée dans le principe. La guérison est rare chez les aliénés chroniques. Cependant les guérisons spontanées sont assez fréquentes, au point qu'on ne doit pas désespérer trop tôt. On a constaté des guérisons après six, huit, dix et douze ans de séjour dans un asile. La proportion ou le terme moyen des guérisons, calculées depuis le 1er janvier 1844 jusqu'au 51 décembre 1858, est de 0,57,5. Pendant cette même période, la mortalité donne une proportion de 0,19. Les causes physiques sont considérées comme déterminant plus fréquemment l'aliénation mentale que les causes morales.

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M. le professeur Schrœder-Vanderkolk admet deux grandes divisions dans l'aliénation mentale : des aliénations idiopathiques et des aliénations sympathiques. Il établit sa classification d'après les formes morbides suivantes : Manie, monomanie, lancolie, démence, idiotie, épilepsie. Presque tous les aliénistes hollandais adoptent cette classification. M. le docteur Ramaer fait exception à la règle. Le savant praticien de Zutphen a pour doctrine : que les facultés mentales ont leur siége dans des parties déterminées , fixes du cerveau; que ces parties ont des rapports entre elles. Que l'aliénation mentale ne consiste pas au fond dans une inflammation chronique des membranes encéphaliques ; mais plutôt dans un défaut d'action, dans une inertie du système nerveux, dans une modification de l'organe pensant. Il établit sa classification des maladies mentales d'après l'expression morbide des facultés excitées ou affaiblies, comme suit : Manie aigué, manie chronique, manie riodique, folie, monomanie, hallucination, mélancolie, stupidité, imbécillité, démence, idiotie, paralysie générale, épilepsie. (Annales de la Société de médecine d'Anvers, février et mars 1865.)

De la santonine, considérée comme remède préventif des concrétions d'acide urique dans les voies urinaires, par le docteur J. CAMERA. — Le résultat de mes observations au lit des malades m'a fait constater que les individus affectés de gravelle urique et qui de temps en temps sont tourmentés par de violentes coliques néphrétiques, éprouvaient, après avoir fait usage pendant quelque temps de la santonine que je leur avais prescrite, des effets réellement prodigieux de l'action de ce médicament. J'ai administré à ces malades durant un mois, deux fois par semaine, une dose de cinq à six grains de santonine que je faisais prendre le matin à jeun ; le lendemain je prescrivais un purgatifd'huile de ricin. Ce médicament peut ainsi être continué, sans inconvénient, pendant plu

sieurs mois. Je puis certifier que les individus torturés par des coliques néphrétiques dues à la présence de concrétions d'acide urique dans les voies urinaires, n'ont plus éprouvé les horribles douleurs qui parfois avaient mis antérieurement leur vie en danger. Ils ont parfaitement supporté les effets physiologiques du médicament, qui certes méritent d'être pris en sérieuse considération. (La Presse médicale, N° 25.)

Traitement de la fissure à l'anus par le lycopode. — M. Dayral appelle l'attention de ses confrères sur un fait de guérison de fissure à l'anus survenue dans les circonstances suivantes : une de ses clientes atteinte d'une fissure à l'anus très-douloureuse, voyant la poudre de lycopode guérir les gerçures et rougeurs des plis de la peau chez son enfant eut l'idée d'essayer le même moyen contre sa fissure. En conséquence, elle se fit saupoudrer très-largement l'anus, plusieurs fois par jour, avec la même poudre. — Quelques jours après, la fissure était guérie. Y a-t-il eu entre l'emploi de la poudre de lycopode et la guérison de la fissure à l'anus rapport de cause à effet ou simple coïncidence ? M. Dayral l'ignore ; c'est, dans tous les cas, dit-il, un moyen fort innocent et trèsfacile à employer, qu'on ne risque rien d'essayer à nouvcau, lorsque l'occasion s'en présentera.

(L'Abeille médicale, N° 17.)

Nouveau procédé d'insufflation de la trompe d'Eustache, par C.-E.-C. WIECK, de Rotterdam. — Pendant notre séjour à Vienne (Autriche), nous avons pu apprécier la nouvelle méthode du docteur Pollitzer pour insuffler la trompe d'Eustache. Cette opération dispense souvent d'avoir recours au cathétérisme toujours difficile du conduit auditif interne et lui est souvent même préférable, car, outre qu'elle est infiniment moins pénible pour le malade, elle est d'une telle simplicité qu'on la pratique sans difficulté, et cette seule raison la recommande aux médecins. On se sert pour insuffler la trompe d'Eustache : 1° D'une poire ou boule en caoutchouc creuse et ouverte en un point qui est muni d'un embout en métal, espèce de canule à insufflation ; 2° D'une sonde en caoutchouc ou en métal comme pour le cathétérisme de la trompe d'Eustache. Cette sonde s'adapte à

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