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tête lourde; il y a beaucoup d'agitation, un peu de loquacité, la bouche est pâteuse et la langue saburrale. — Traitement : Diète absolue ; boisson tempérante ; six sangsues au fondement; prescription d'un purgatif salin le lendemain de l'application des sangsues. On constate que l'état relaté plus haut n'a fait aucun progrès en mieux ; l'érysipèle tend même à gagner le cuir chevelu. Dès lors, je n'hésite plus, et fort des résultats si heureux que j'obtiens sous l'influence de ma nouvelle médication, je prescris 1 gramme 50 centigrammes de tannate de quinine à prendre en trois fois : 50 centigrammes par jour. En cette circonstance l'effet fut merveilleux, et dépassa bien mes espérances ; car, le second jour, le gonflement de la face avait entièrement disparu, et avec cette disparition on pouvait facilement constater que toute phlogose était complétement enrayée ; la fièvre, à l'aide d'une forte sueur, cessa également. La desquamation de la peau se fit rapidement, et le malade arriva sans transition à un excellent état de santé, état qui, depuis quelque temps, laissait à désirer chez lui avant l'apparition de l'érysipèle, et le traitement employé pour combattre ce dernier. Le seul moyen local qui fut mis en usage pendant le cours de la phlogose érysipélateuse consista en lotions répétées avec une légère décoction de douce-amère et de capsules de pavots. Je ne dois pas oublier de dire encore, quoique cela soit sans importance, que D... vit apparaître, quelques jours après la guérison de son érysipèle, un petit phlegmon sur la paupière inférieure de l'œil droit; mais ce phlegmon fut si peu de chose que le médecin n'eût même pas besoin d'intervenir. 10° OBsERvATIoN. Érysipèle diathésique du visage. —La diathèse érysipélateuse est parfois fortement dessinée chez quelques personnes; ces personnes si malheureusement prédisposées voient surgir cette maladie sous l'influence de la cause la plus légère : une affection morale, l'application d'un corps gras, d'un cataplasme, d'une pommade, très-inoffensive d'ailleurs, le plus petit éraillement de la peau (vulnusculus) amènera la phlogose spécifique. En cette circonstance, comme je l'ai expressément dit dans le cours de cet ouvrage, l'érysipèle diathesique se rapproche étonnamment de ceux qui règnent épidémiquement dans certaines contrées et dans les hôpitaux (érysipèles produits par un corps toxique, tellurique et miasmatique). Donc, à propos de l'érysipèle diathésique, je vais rapporter ici un fait trèscurieux, plein d'enseignement, et je dois dire que j'ai plusieurs fois rencontré dans ma pratique des faits semblables, lesquels ne m'embarrassaient pas médiocrement ; aujourd'hui ces tourments n'existent plus pour moi, et je puis marcher sans crainte.

M"° B... (40 ans), d'une constitution très-délicate, a vu périr toutes les personnes de sa famille victimes de la phthisie pulmonaire ; mais elle, grâce à des accès d'asthme dont elle est atteinte depuis plusieurs années, est restée exempte de cette terrible maladie (1). Outre ces accès d'asthme, M"° B... a été attaquée depuis son séjour à Condé,

(1) Je dis : grâce à des accès d'asthme, car, pour moi, en ce qui concerne la phthisie pulmonaire, je ne connais pas d'antagonisme plus réel, plus puissant que celui qui existe entre la phthisie pulmonaire et l'asthme Autant l'antagonisme qu'on a voulu établir entre les modifications de l'organisme créées par les contrées marématiques et la phthisie pulmonaire me paraît peu fondé, et je puis me prononcer avec connaissance de cause, (antagonisme admis par Well, repris et transformé en loi par M. Boudin), autant encore une fois le premier est vrai. Est-ce par suite de cette pensée, fondée ellemême sur des observations semblables à celles qui me sont propres que Autenrieth, Crichton, Carsu'ell, Clark et plus tard Steinbrenner ont proposé des inhalations et des exhalations forcées comme moyens préservatifs de la phthisic : les inhalations forcécs, surtout de fréquents érysipèles et pour ma part, j'ai déjà été appelé à quatre reprises différentes pour lui donner des soins à ce sujet. La maladie a toujours eu son siége sur la face : une démangeaison très-vive, quelques élancements préludaient toujours à l'apparition de la phlogose, puis dans l'espace de douze à vingt-quatre heures, l'érysipèle se déclarait en envahissant tout le visage, de manière à rendre la malade méconnaissable ; et deux fois la muqueuse labiale et buccale a été atteinte par progression de l'exanthème.

La fièvre était parfois assez développée, d'autres fois peu sensible, ce qu'expliquait très-bien d'ailleurs le tempérament lymphatique de la malade.

Dès que l'érysipèle était déclaré, ou bien il restait fixé sur les parties primitivement attaquées, ou bien, il progressait vers le cuir chevelu. Quoi qu'il en soit, Mme B... souffrait beaucoup de son mal, le visage devenant alors le siége d'une vive cuisson et d'élancements insupportables qui l'empêchaient de goûter une heure de sommeil. C'est en vain que, pour combattre son mal, la patiente avait recours à tous les moyens locaux et généraux usités, vantés pour combattre l'érysipèle, rien ne faisait : les corps les plus doux, les plus onctueux n'étaient pas supportés, à tel point que l'application d'une pommade de concombres très-bien préparée, d'ailleurs, produisit sur la face un effet tellement extraordinaire qu'une préparation cantharidée n'aurait pas amené un effet plus désastreux. De guerre lasse enfin, et les choses prenant des proportions compromettantes pour la vie de Mme B..., je lui proposai ma médication, médication que la malade avait déjà repoussée, sous prétexte qu'employée par elle dans un cas de pyrexie intermittente, le tannate de quinine augmentait une constipation dont elle est atteinte habituellement. Cette explication, comme on le pense bien, ne pouvait m'arrêter un seul instant, et vu l'urgence, il fallait agir : un purgatif (la limonade de Rogé) est d'abord donné ; puis la malade prend chaque jour 50 centigrammes de tannate de quinine, et pratique des lotions sur les parties malades avec une décoction légèrement tiède de douce-amère et de têtes de pavots; une boisson tempérante est donnée, plus quelques tasses de bon bouillon sont permises, car la faiblesse avait fait de grands progrès.

Dès le second jour, la face était très-dégonflée, la rougeur nulle; la lèvre supérieure était seulement encore un peu engorgée ; la fièvre avait fait défaut, et l'appétit se prononçait; un peu de démangeaison existait encore sur la partie où la phlogose érysipélateuse existait jadis. Bref, au bout de quatre jours, la fièvre érysipélateuse avait complétement disparu.

Ce que je viens d'écrire a trait à la première attaque éprouvée par M"° B... Depuis cette première, trois récidives ont eu lieu ; on a quelquefois encore hésité un ou deux jours à employer ma médication, mais on a dû y revenir pourtant, et le succès a toujours été le même,

Un fait que je dois signaler, avant de terminer, est le suivant, et il est trop important, trop pratique, pour ne pas s'y arrêter.

La malade avait remarqué que chaque fois que l'érysipèle paraissait, elle était à l'abri de toute dyspnée et d'accès d'asthme, et que ces derniers états

surtout, pouvant plus ou moins promptement amener ou une dilatation des cellules bronchiques, ou la rupture de ces mêmes cellules, avec infiltration de l'air dans le tissu cellulaire, deux états pathologiques qu'on regarde comme la cause la plus habituelle de l'asthme (Laennec). Je dois dire, si minime que soit mon autorité dans la question ici pendante, que je ne considère pas l'asthme produit par les lésions de tissus dont je viens de parler comme un moyen préventif de la phthisie pulmonaire, mais que le moyen préventif existerait pour moi dans la névrose pulmonaire qui constitue l'asthme essentiel, spasmodique, convulsif, etc., etc. C'est donc dans cette maladie sine materiá, qu'on me passe cette expression, que je trouve l'antagonisme de la phthisie pulmonaire : telle est du moins l'opinion que je me suis formée, d'après l'observation de plusieurs faits dans ma pratique.

morbides apparaissaient ou devenaient plus intenses lorsque l'érysipèle était guéri : ceci se passait avant l'usage de mon traitement. La phlogose érysipélateuse, eu égard à ces coïncidences, demandait donc de grandes précautions dans sa médication, car elle pouvait étre considérée comme une éruption critique. Dans le cours de cet ouvrage, alors que j'ai traité des érysipèles dits critiques, j'ai rappelé quelques faits rapportés par divers auteurs, touchant l'immense danger qui accompagne toujours la médication imprudente de ces phlogoses, leur disparition plus ou moins prompte pouvant amener la mort des malades.

Je me résume en disant que le traitement des érysipèles qui présentent le caractère auquel je fais ici allusion doit être conduit de telle manière que toute délitescence soit impossible; il faut, en un mot, bien se pénétrer d'un fait sur lequel je ne saurais trop appeler l'attention du praticien, c'est que la phlogose érysipélateuse n'est jamais, ou presque jamais qu'un effet, que la cause réside dans un état morbide de tout l'organisme, que c'est à cet état morbide qu'il faut adresser la médication; que ce dernier disparaissant, la phlogose n'a plus de raison d'être : elle cesse alors, et cesse sans qu'on ait à craindre une métastase dangereuse, car l'exanthème ne guérit, comme je viens de le dire, qu'à mesure que l'économie a vu détruire le principe morbide qui en était la cause.

11° OBsERvATIoN. — OEdème de la jambe droite; complication d'érysipèle ; traitement par le tunnate de quinine; guérison.

Mlle L. L..., âgée de 72 ans, d'un tempérament nerveux et sanguin, naguère encore jouissant d'une santé assez robuste, exerça pendant quarante-cinq ans la profession d'institutrice.

Il y a sept à huit ans, elle perdit cette position par suite de l'intrigue de quelques écoles rivales ; et depuis lors, réduite à une condition des plus précaires, obligée, pour vivre, d'élever de très-jeunes enfants appartenant à la classe ouvrière, en proie à de violents chagrins, toutes ces causes vinrent ébranler cette organisation si fortement trempée. Retirée dans une petite maison malsaine, ne vivant que de privations, elle restait presque insensible à l'amitié de quelques personnes restées fidèles à l'infortune. Sujette à des vertiges, ses oreilles, dit-elle, tintaient continuellement le jour et la nuit ; le sommeil avait fui, pour faire place aux cruelles insomnies.

Vers 1860, elle alla passer quelque temps à la campagne chez un parent : les distractions, le bien-être qu'on lui procura, firent disparaître en partie cet état fâcheux. Quoi qu'il en soit, l'organisme de cette dame reçut un choc qui, eu égard à son âge, laissa chez elle des traces profondes. N'omettons pas non plus une diarrhée cholériforme dont elle fut atteinte en 1861, et dont la durée fut de six semaines ; elle ne réclama pas les secours de la science : il lui répugnait, à elle, pauvre à cette époque, d'appeler un médecin dont elle n'aurait pu payer les honoraires. A la suite de cette affection, à laquelle il faut ajouter certaines perturbations du côté du cœur, la jambe droite s'œdématia, et devint, ainsi que le pied du même côté, le siége de douleurs très-fortes.

En mars 1862, le 11, vers deux heures après-midi, elle fut prise d'un frisson qui dura neuf heures, auquel succéda une fièvre ardente. La malade se couche : la partie postérieure du cou est en proie à des douleurs atroces ; puis, survient une flexion permanente de la tête sur le tronc qu'aucune force ne peut vaincre. Un érysipèle envahit avec la rapidité de l'éclair toute la jambe droite, triplée de volume par l'œdème, depuis les malléoles jusqu'au genou.

C'est dans cette position fâcheuse que je trouvai Mlle L..., lorsque, vaincue par les douleurs, elle se décida à me faire appeler. La muqueuse de la bouche, du nez et des paupières sécrète une grande quantité de liquide albumineux, et cette membrane se trouve dans un état complet de relâchement. En face de pareils symptômes, il n'y avait pas à hésiter; l'empoisonnement du sang était patent : le même miasme qui exerçait alors ses ravages chez d'autres malades, était venu le souiller; je prescrivis immédiatement le traitement suivant : pendant cinq jours, 60 centigrammes de tannate de quinine; six cuillerées à bouche de sirop tonique; excellent bouillon; eau d'orge coupée à partie égale avec le vin de Bordeaux ; gargarismes vineux avec décoction de quinquina ; inspirations et injections de la même liqueur dans les fosses nasales; collyre composé des mêmes éléments ; frictions répétées trois fois par jour avec une pommade calmante sur la région cervicale postérieure, siége des douleurs; l'érysipèle est saupoudré avec de la fécule de pommes de terre. Six jours après, je trouve ma malade dans un excellent état : tous les symptômes que j'ai esquissés plus haut ont presque complétement disparu, bien que Mlle L..., n'ait pas gardé le lit. L'appétit est revenu ; une douleur fixe sur le côté gauche du cou me détermine à la combattre par une mouche de Milan. — Continuation du même traitemrnt; régime plus substantiel. Je revois Mlle L... au bout de huit jours ; elle est radicalement guérie, et elle m'annonce qu'elle est rajeunie de dix ans. Je prends congé d'elle, en lui conseillant une bonne alimentation, et l'usage de deux verres de vin de quinquina chaque jour. 12° OBsERvATIoN. Laryngite; application de sangsues à la région cervicale antérieure; complication d'érysipèle; traitement par le tunnate de quinine ; guérison de la laryngite et de l'érysipèle. Vers le mois de décembre 1861, je fus appelé ehez le sieur L..., âgé de 50 ans, verrier à Fresnes, atteint depuis quelque temps d'une laryngite datant de huit à dix jours, accompagnée d'aphonie et de dyspnée ; pas de fièvre. Je fais appliquer six sangsues loco dolenti; fumigations émollientes; gargarismes ; cataplasmes de farine de lin; bains de pieds sinapisés, etc. Le lendemain, le malade reste le cou nu, et les frottements de la chemise sur les petites plaies résultant des piqûres de sangsues déterminent la formation d'un érysipèle qui paraissait très-menaçant. — Traitement : Quinze pilules de tannate de quinine à prendre dans l'espace de trois jours; cataplasmes très-légers de fécule de pommes de terre fréquemment renouvelés ; pédiluves sinapisés. Ces moyens suffirent pour faire disparaître l'érysipèle, et avec la guérison de cet exanthème eut lieu celle de la laryngite. J'avais du reste noté, lorsque je vis ce malade, que la muqueuse, qui tapisse la cavité buccale et le pharynx, présentait la teinte qu'on a constatée dans l'érysipèle interne siégeant sur ces organes. 15° OBsERvATIoN. Érysipèle intermittent; traitement par le tannate de quinine; guérison. La Dlle D..., âgée de 46 ans, d'un tempérament bilieux et lymphatique, jouissant habituellement d'une bonne santé, à la suite de fatigues incessantes occasionnées par des soins donnés à sa mère pendant une année, fut atteinte vers le mois d'octobre 1861, d'une fièvre très-forte précédée de frissons. La menstruation de cette personne ayant été très-modifiée depuis quelques mois, et des douleurs lombaires tourmentant en même temps la malade, je prescrivis l'application de huit sangsues au pourtour de l'anus; compresses d'eau fraiche sur le front; orangeade ; repos au lit. Dans le courant de la journée, Mlle D... fut réveillée brusquement par une sensation de brûlure siégeant aux mollets, dont la peau présentait une teinte érysipélateuse des plus manifestes. Le lendemain, la fièvre avait cessé; l'érysipèle n'avait pas gagné en étendue : langue saburrale ; purgatif salin ; applications émollientes loco dolenti.

Le surlendemain, dans la matinée : frissons suivis de chaleur, et exacerbation du côté de l'érysipèle. - Même traitement que pour le premier accès, moins les sangsues. Je prescris seulement huit pilules de tannate de quinine, pour le jour suivant, à prendre vers le soir.

Mon attente ne fut pas déçue : le deuxième accès ne revint pas ; aussi fis-je continuer pendant quelque temps l'usage du sel quinique à doses décroissantes, et j'ajoutai quelques cuillerées de sirop tonique. L'érysipèle s'éteignit insensiblement au bout de trois ou quatre jours, quoique la Dll° D... eût repris ses fonctions de garde-malade auprès de Sa meI'e.

14 OBsERvATioN. Érysipèle traumatique de la jambe gauche; traitement par le tannate de quinine; guérison.

Le sieur M. S..., âgé de 46 ans, d'une bonne constitution, d'un tempérament Iymphatico-nerveux, ébéniste, quoique atteint, le 2 août 1861, d'une fièvre très-forte, accompagnée de céphalalgie, de soif ardente, etc., n'en continue pas moins à terminer un meuble qui lui était commandé. Cette fièvre durait encore le 6, quand cet homme se contusionna la partie antérieure de la jambe gauche contre l'angle du pied d'une table. Il dut, ce jour là, terminer sa journée à quatre heures de l'après-midi, tant la fièvre était excessive. La nuit fut agitée ; il y eut même du délire. Le 7, jour des eourses d'Escaupont, S..., chargé de percevoir le prix des entrées de l'Hippodrôme, fit à pied 6 kilomètres. Ce ne fut pas sans souffrir énormément, et sans être accablé par un redoublement de fièvre. C'est à peine s'il put retourner à Condé, tellement la jambe était devenue douloureuse. La nuit fut encore plus agitée que la précédente, et le lendemain, 8, s'étant fait appliquer sur la plaie quelques fleurs de lys macérées dans l'eau-de-vie, il fit encore le même trajet que la veille. Arrivé à Escaupont, il dut se coucher sur le gazon, et le soir ne pouvant plus se tenir sur la jambe malade, on dut le transporter chez lui. Cette jambe est gonflée, et tout l'épiderme présente une rougeur livide. De la plaie, dont les bords sont enflammés, partent des sillons rouges qui suivent le trajet des vaisseaux lymphatiques qui se rendent aux ganglions du pli de l'aîne, lesquels sont engorgés et constituent une tumeur assez volumineuse et très-sensible au toucher. - La femme de cet homme applique sur toute la partie malade des cataplasmes émollients; tisane d'orge. La fièvre a doublé, et la céphalalgie est intolérable. Le 9, espérant un allègement à ses douleurs de tête, S... se fait appliquer six sangsues à l'anus. Pas d'amélioration sensible. Le 11, je suis appelé : je pratique une saignée au malade que je trouvais dans un état grave. Compresses d'eau fraîche sur le front; lavements; diète.J'allais le quitter, quand il me prévint qu'il souffrait à la jambe gauche.Je la trouvai dans le même état que j'ai décrit plus haut; je fis continuer les applications de cataplasmes, en substituant toutefois la fécule de pommes de terre à la farine de lin. La plaie est pansée avec de légers plumasseaux de charpie enduits de cérat opiacé. Le 12, le calme a succédé à l'orage; fièvre nulle, la jambe a diminué de volume. Teinte rosée de l'épiderme; six pilules de tannate de quinine; bouillon de veau ; pansements comme précédemment. Les 15 et 14, la fièvre a cessé complétement, l'adénite disparaît au fur et à mesure que la plaie se guérit elle-même. Le 15 et jours suivants, le malade avale trois verres à vin d'infusion de quinquina chaque jour. Bière; alimentation plus substantielle. Quant à la jambe dont l'épiderme est frappé d'atonie, elle est recouverte de compresses imbibées dans une décoction de quinquina, compresses renouvelées assez souvent Enfin, au bout de quinze à vingt jours, le sieur S... reprend peu à peu son travail.

15 oBsERvATIoN. Érysipèle gangréneux de la région périnéo-fessière ;

sphacèle d'une portion intestinale herniée à travers une des ouvertures natu"

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