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ainsi peu à peu la température du corps gazeux, ils ont prouvé que le passage d'un spectre à l'autre se fait brusquement. Il s'opère évidemment alors une modification essentielle dans la constitution moléculaire du corps ; mais cette différence cesse avec l'abaissement de température. Le spectre correspondant à la température la moins élevée et que MM. Plucker et Hittorf nomment premier spectre, est formé de bandes plus larges, plus ou moins régulières, qui se présentent le plus souvent sous l'aspect d'espaces cannelés sillonnés par des raies noires. Le second spectre, qui correspond à une température plus élevée, est formé de raies brillantes sur un fond plus ou moins lumineux. Leur éclat change d'une raie à une autre d'une manière tout à fait irrégulière. Le soufre se prête à une expérience frappante, qui fait sauter aux yeux le passage brusque d'un des deux spectres à l'autre. Au moment où le premier spectre atteint son maximum d'éclat, il disparait subitement et fait place au second spectre, l'un des plus riches en raies brillantes que les auteurs aient vus. En cessant de chauffer, on fait disparaître le second spectre et reparaître le premier. L'oxygène, le chlore, le brome, l'iode, etc., n'ont qu'un spectre. Pour mieux préciser ce fait tout nouveau de deux spectres absolument distincts appartenant à un même corps simple, MM. Plucker et Hittorf ont étudié les spectres des corps gazeux composés. Ils ont prouvé par l'analyse spectrale qu'aucun des corps examinés par eux ne résiste à la décomposition par la chaleur du courant d'induction. Il y avait toujours dans leurs tubes spectraux dissociation, juxtaposition des molécules des diverses substances simples qui constituent le corps gazeux composé, et ces molécules juxtaposées restent dans les conditions les plus favorables pour la recomposition, aussitôt que l'extrême élévation de la température ne s'y opposera plus. On peut donc dire qu'il n'existe pas de spectre d'un corps composé. Ainsi le gaz oxyde de carbone, l'acide carbonique, le gaz oléfiant, etc., sont décomposés ot donnent le spectre de la vapeur de carbone, un des plus beaux et des plus curieux que l'on puisse voir. Selon les auteurs, l'azote présente trois spectres ou trois états moléculaires différonts. Dans les deux premiers états l'azote donne deux premiers spectres distincts , oorrespondant l'un à une incandescence moins forte de couleur jaune, l'autre à une o°andescence plus forte dc couleur blcuc.

Dans le troisième état moléculaire, produit par une incandescence beaucoup plus intense, on obtient le second spectre.

(Journ. de pharm. et de chim., juin 1865.)

Sur la préparation de l'azotite de potasse ; par MM. LANG, HAMPE, STRO . MEYER, FELDHAUS et PERSOZ. — Le procédé Fischer, qui consiste à préparer de l'azotite de potasse par calcination de l'azotate (Annuaire de chimie 1849, p. 102), ne donnant pas de résultats satisfaisants, les chimistes susnommés ont cherché un procédé plus simple ou donnant plus promptement un produit pur. Ainsi M. Lang opère avec l'azotite d'argent ou celui de baryte, ou même l'azotite double de plomb et de potasse. M. Hampe et M. Feldhaus donnent la préférence au procédé de Stromeyer, qui consiste à faire fondre 1 partie de salpêtre avec 2 parties de plomb dans un vase en fer et en agitant constamment. Quand le plomb est oxydé pour la majeure partie, on donne un coup de feu qui occasionne une légère incandescence. Le produit consiste dans un mélange d'azotite, d'azotate de potasse caustique et d'oxyde de plomb que l'on extrait par l'eau bouillante, qu'on filtre pour ensuite, après refroidissement, le neutraliser par de l'acide sulfurique trèsaffaibli ajouté peu à peu en très-petites quantités et en agitant constamment. Il faut éviter le dégagement de vapeurs nitreuSeS. On s'attache à obtenir une dissolution aussi neutre que possible et l'on soumet à l'évaporation jusqu'à ce que le liquide soit arrivé à consistance sirupeuse. Par le refroidissement, celui-ci se dépouille de la majeure partie de son sulfate et de son azotate de potasse. Le plomb s'était précédemment séparé à l'état de sulfate de plomb. Pour achever la séparation des matières étrangères, on additionne les eaux-mères de une fois et demie leur volume d'alcool à 90 pour 100, on agite et on laisse reposer pendant douze heures. Il se forme trois couches : la plus inférieure se compose de petits cristaux de sulfate de potasse et de salpêtre ; celle du milieu, qui est huileuse, se compose d'azotite de potasse en dissolution concentrée ; la couche supérieure n'est que de l'alcool contenant un peu d'azotite. La couche intermédiaire n'a donc qu'à être séparée, puis évaporée pour donner de l'azotite de potasse pur. Ce procédé réussit très bicn quand on

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Pour que le mélange soit bien intime on dissout préalablement le nitre dans très-peu d'eau chaude, et l'on ajoute le cuivre qui d'abord ne se mouille que difficilement. Quand le mélange est bien homogène, on évapore dans une capsule de porcelaine ou mieux dans une bassine de fonte chauffée au bain de sable, en remuant constamment pour éviter les projections. La matière étant desséchée complétement, il arrive un moment où elle prend feu comme du phosphore ; lorsque la combustion est terminée, ce qui a lieu presque immédiatement, la réaction est opérée ; on laisse alors refroidir et l'on traite par l'eau qui dissout le nitrite ; on filtre et l'on fait cristalliser le produit. Si l'on a employé un excès de cuivre, il n'y a pas de nitrate et l'on obtient du premier coup le nitrite cristallisé, qu'il suffit ensuite de faire fondre et de renfermer dans des flacons bien boûchés, parce quc ce composé est très-hygrométrique.

S'il y avait du nitrate non décomposé, il serait séparé par la première cristallisation, vu qu'il est beaucoup moins soluble que le nitrite. L'oxyde de cuivre obtenu comme résidu de l'opération, étant bien lavé, peut servir particulièrement pour l'analyse organique, ou tout au moins pour le mélange de la matière organique, parce qu'il est très-dense quoique trèsdivisé et n'est pas aussi hygrométrique que celui obtenu par la calcinatiôn du nitrate.

Il est à remarquer que le cuivre ordinaire, même très-divisé, ne remplirait pas les conditions voulues pour cette expérience, parce qu'alors il faudrait élever beaucoup la température, et l'on obtiendrait de la potasse caustique plutôt que du nitrite, tandis qu'avec le cuivre de l'acétate, la réaction a lieu vers 200° à 250°.

On a opéré sur 520 grammes de nitre et 200 de cuivre réduit dc l'acétate.

(Ibid.)

Sur quelques caractères des alcools. Note de M. BERTHELOT, présentée par M. BALARD. — L'étude de la formation des éthers conduit à des notions nettes et précises, propres à caractériser la fonction chimique des alcools. Les alcools véritables, en effet, ceux que tous les chimistes reconnaissent comme tels, s'unissent directement avec les acides : la combinaison s'opère d'une manière lente, mais régulière ; elle a lieu même en présence d'une grande quantité d'eau ; enfin, elle obéit à des proportions fixes qui dépendent principalement de l'équivalent des acides et des alcools, et non de leurs affinités particulières. Ce sont là des phénomènes aussi généraux et aussi nécessaires que ceux qui caractérisent la combinaison saline. J'ai pensé qu'il était utile de soumettre aux mêmes épreuves diverses substances neutres , choisies dans les principaux groupes organiques , les unes analogues aux alcools, les autres fort différentes. Ce Sont : 1° Un acétone ; 2° deux aldéhydes ; 5° un éther simple ; 4° deux hydrates qui présentent certaines analogies avec les alcools, la terpine et la saligénine ; 5° un composé complexe, la salicine; 6° deux phénols. I. Acétone très-pur, C"H°O* 44,4 | 1,0éq. Acide acétique . 55,6 | 1,2 » chauffé 118 heures vers 180°. 1 gramme du mélange sature, avant l'expérience : baryte normale . 61°,9 Après l'expérience . . . . . 61°,8 Il n'y a donc pas formation d'une combinaison comparable à un éther. II. Aldéhyde pur, C'H'O* 57,5 | 1,0 éq. Acide acétique . . 62,5 | 1,22 » chauffé 118 heures vers 180°. ^ 1 gramme sature avant l'experience 69°,5 Après l'expérience . . . . . 78°°,4 Non-seulement il ne s'est pas formé de combinaison stable, mais il y a accroissement d'acidité : ce qui s'explique par une décomposition de l'aldéhyde que j'ai signalée. III. Aldéhyde campholi que (camphre) . . 70,5 | 1,0 éq. Acide acétique . . 29,7 | 1,08 » chauffé 114 heures vers 150°. 1 gramme sature avant l'expérience 55°°,2 Après l'expérience . . . 55cc,0 Il n'y a donc pas de combinaison comparable à un éther. lV. L'éther ordinaire, C" II* O, chauffé avec l'acide acétique, soit pur, soit hydraté (118 hcures vers 180°), donne lieu à une

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9 centièmes.

neutralisé . . . . . 25,8 Au bout de 156 (limite) . 26,7

(1) Acide total = 100, ce qui #que également aux expériences VII, VIII et IX.

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Il résulte de ces faits que le phénol et son homologue le thymol s'unissent directemcnt aux acides à la façon des alcools. Les combinaisons s'arrêtent également à des limites fixes; mais ces limites sont beaucoup plus faibles pour les phénols que pour les alcools : la proportion neutralisée est trois fois aussi faible avec l'acide benzoïque, dix fois aussi faible avec l'acide acétique ; de plus les deux acides expérimentés ont fourni deux limites très-différentes ; au contraire les deux phénols diffèrent peu. Il y a là tout un ordre de faits, parallèles à ceux qui se présentent avec les alcools véritables, mais qui paraissent obéir à d'autres lois.

Les faits ci-dessus manifestent entre les phénols et les alcools de nouvelles analogies et de nouvelles différences, analogies et différences qu'il faut joindre à celles qui obligent à envisager les phénols, soit comme une classe spéciale de composés organiques, voisins de la classe des alcools, soit comme un groupe à part dans la classe générale des alcools. D'ailleurs il importe peu au fond de décider entre ces deux manières de voir, dès que la comparaison des faits eux-mêmes est nettement posée : car les classifications et les symboles sont des instruments relatifs et conventionnels dont l'esprit humain se sert pour concevoir les choses. (Ibid.)

Falsifications, etc.

Sulfate de quinine. — Fraude à redouter. — Des expériences de MM. Millon et Commaille viennent de prouver que le sulfate de quinine, conservé dans une atmosphère très-humide, peut absorber une quantité considérable d'eau sans que son aspect change sensiblement; ils sont parvenus à obtenir ce sel avec 59 pour 100 d'eau, mais cette hydradation, comme ils l'ont fait remarquer, n'est pas susceptible d'être exprimée en équivalents.

Pour s'assurer que cette propriété peut avoir une grande influence sur le sulfate de quinine employé en médecine, ils ont expérimenté sur différents échantillons pris au hasard dans des pharmacies d'Alger, et ils ont trouvé pour 100 parties 5.71—15.50 - 5.16-11.15 et 11.79 d'eau ; celui des

officines ne doit perdre, en le faisant sécher

entre 100 et 105° c., qu'environ 12 pour 100

de son poids. (Journal des connaissances méd., N° 17.)

Pharmacie.

Médicaments de la nouvelle Pharmacopée qui, sous des noms anciens, représentent des préparations nouvelles ou notablement modifiées ; par D. A. VAN BASTELAER, pharmacien, membre correspondant à Charleroi. La nouvelle Pharmacopée a admis quelques modifications de procédés ou de dénominations qui font que certains médicaments indiqués ne sont plus identiques d'aspect ni de composition avec les produits anciens. Dans une lettre publiée dernièrement, j'appelais l'attention des médecins sur la nécessité de ne pas perdre de vue ces préparations qui ont changé de nature, de § ou de caractères physiques, sans changer de nom. Le fait qui avait donné lieu à cet article, m'a procuré l'occasion de former la liste des principaux médicaments qui sont dans ce cas. Je la publie aujourd'hui, persuadé que je fais une chose utile à la pratique médicale. Avant tout, je sens le besoin de déclarer que ce travail n'est pes une critique de notre Pharmacopée. Loin de moi cette idée. La critique du Codex officiel ne m'appartient pas. Du reste, l'expérience a parlé et la pratique a prouvé aujourd'hui que notre Pharmacopée est un bon ouvrage; si l'on y trouve des défauts, quel livre n'en a pas ? Les remarques qui vont suivre, ne sont donc aucunement des griefs que je prétends faire à cet ouvrage, mais bien plutôt des observations à l'adresse des praticiens, pour attirer leur attention sur les modifications dont j'ai parlé, ct qui souvent passent inaperçues. Une fois le Codex officiel jugé et adopté, c'est au corps médical à s'y conformer scrupuleusement. C'est au pharmacien à ne s'en écarter en rien dans la préparation de tous ses médicaments, sans faire la moindre concession à l'ancien mode d'opérer, et sans se permettre aucune variante pour quelque raison que ce soit.Le perfectionnement même n'est pas permis. L'abus, en cette matière, serait de nature à jeter bientôt la pharmacie dans l'arbitraire. Le prétexte d'obtenir un produit plus agréable ou plus efficace ne peut être admis. Il peut devenir même un moyen

de concurrence déloyale et coupable. Il peut induire le public en erreur sur les caractères externes d'un médicament et jeter dans son esprit le doute sur la loyauté d'un pharmacien, par la différence du même remède préparé dans deux officines distinctes. Ce sont là des faits que l'on doit réprimer sévèrement et auxquels tout pharmacien consciencieux se gardera de jamais prêter la main. Mais si le pharmacien doit s'en tenir à la lettre de la Pharmacopée, le médecin n'a pas le droit d'exiger qu'il en sorte, à moins de l'indiquer d'une manière tout à à fait explicite dans la prescription. Jamais le médecin ne doit compter sur une préparation qui s'écarte du Codex. Il est de toute nécessité que chaque médecin soit en possession de la Pharmacopée officielle. Il est même regrettable que cette possession n'ait pas été rendue légalement obligatoire. Comment pourrait-il sans ce livre, juger de l'identité d'une prépararation qui s'y trouve décrite et détaillée ? En effet, il doit connaitre matériellement la préparation oflicinale qu'il prescrit, et

| savoir parfaitement la valeur des noms

qu'il emploie, et les caractères des médicaments que représentent ces noms. S'il ne se trouvait pas dans ces conditions, il pourrait lui arriver de critiquer ou de faire rejeter un médicament parfaitement préparé, et de faire peser un doute préjudiciable sur un pharmacien innocent et consciencieux. Il pourrait enfin accuser un autre d'erreur, alors que lui-même se tromperait. Et notons, en passant, qu'ici je reste dans les faits et n'entre en rien dans les hypothèses. Il arrive, en effet, et il m'est arrivé à moi-même, qu'un médecin habitué aux anciennes préparations, ne veuille pas en sortir, et déclare mauvais tel médicament de la nouvelle Pharmacopée préparé scrupuleusement, parce qu'il est limpide ou bien parce qu'il est trouble ; parce qu'enfin, il n'a pas les caractères des vieilles préparations, mais bien ceux que la nouvelle Pharmacopée leur donne. Toutes ces considérations sont d'une vérité rigoureuse. Aussi ne peut-on trop appuyer sur la nécessité, pour tout praticien, de connaître parfaitement et dans

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Cet article sera un guide, un fil qui dirigera leur attention sur ce qu'il y a d'important et d'indispensable dans la Pharmacopée; il suppléera même à cet ouvrage, jusqu'à un certain point, pour ceux qui ne se sont pas pourvus d'un exemplaire de notre Codex nouveau. Cette suite d'articles ne doit être confondue en rien avec les travaux importants qui ont paru déjà, soit pour critiquer, soit pour défendre la Pharmacopée nouvelle. Mon but est tout différent. Je n'ai pas à m'inquiéter de la bonté de telle préparation, de la perfection de tel procédé, des mauvaises proportions adoptées pour tel médicament composé; j'accepte le livre tel qu'il est. L'établissement légal du Codex est un fait accompli. Je me contente d'en comparer les formules aux anciennes, et de dire aux praticiens : telle préparation officinale ancienne a été modifiée dans tel sens, on lui a donné tel aspect extérieur; celle-ci a, en quelque sorte, changé d'habit sans varier dans son essence, tandis que celle-là a subi une métamorphose notable : l'une enfin a acquis plus de propriétés médicales, tandis que l'autre en a beaucoup moins qu'elle n'en possédait. Je ne citerai pas dans ce travail les variantes de peu d'importance que la nouvelle Pharmacopée belge a adoptées dans la préparation de certains médicaments ; je ne m'occuperai que des modifications de procédés, ou de dénominations qui font du médicament une préparation nouvelle ou notablement modifiée, soit qu'elle jouisse de propriétés plus puissantes ou moins puissantes; soit que l'aspect et les caractères physiques en soient tellement changés qu'ils en fassent un médicament distinct du type primitif. J'établirai la comparaison, d'abord et avant tout, avec l'ancienne Pharmacopée belge. Cependant il est certains médicaments, qui, sans être inscrits dans cette Pharmacopée, ont été puisés pour la nouvelle dans d'autres ouvrages, souvent dans le Codex français ou des formulaires connus. Ces préparations avaient en quelque sorte une composition vulgaire et arrêtée qui leur donnait, même en Belgique, un cachet presque officiel.Je serai donc naturellement amené à les admettre dans les comparaisons que je vais établir, et à faire connaître les changements que notre Codex y a apportés, en les empruntant aux ouvrages où il les a puisés. Naturellement l'ordre que j'ai adopté, est l'ordre de notre nouvelle Pharmacopée que je suivrai pas à pas.,

Pour la première partie, qui traite de la matière médicale ou des médicaments fournis par le commerce, il est évident que la publication d'un ouvrage n'y peut rien modifier et que les caractères en sont restés les mêmes. Cependant, il peut se trouver certaines qualités ou espèces de drogues qui, rejetées anciennement, auraient acquis droit de bourgeoisie, et auraient été admises dans le nouveau Codex. C'est en effet ce qui s'est fait pour le castoréum du Canada ou castoréum anglais. Le castoréum de Sibérie étant devenu extrêmement rare, force a été d'admettre comme officinal le castoréum du Canada. Aussi le médecin peut-il compter que chaque fois qu'il n'exprimera pas l'intention dc prescrire le castoréum de Sibérie, ce sera le castoréum anglais qui sera employé, contrairement à l'ancien usage.

C'est à peu de chose près la seule tolérance de cette nature qui ait été introduite. Aussi vais-je passer tout de suite à la seconde partie, qui traite des préparations officinales composées.

PRÉPARATIoNs PHARMACEUTIQUES.

Acétate d'ammoniaque liquide. L'esprit de Minderer devait avoir une densité de 1,052, (7° Baumé), d'après l'ancien Codex belge : aujourd'hui cette densité est réduite à 1,029, (4° Baumé). Cette différence constitue une diminution notable dans la quantité de sel en solution. On peut évaluer la force du nouveau médicament aux deux cinquièmes environ de l'ancienne préparation. Sous-acétate de plomb liquide ou extrait de Saturne. — Le sous-acétate de plomb liquide de la nouvelle Pharmacopée belge est une solution aqueuse de sous-acétate de plomb, ayant une densité de 1,242, (28° Baumé). La méme préparation, en France, a 1,261 et marque 50° Baumé. Cette préparation se fait à froid, en dissolvant une proportion de litharge et deux d'acétate de plomb cristallisé dans sept d'eau distillée. Elle constitue une liqueur qui doit être parfaitement blanche et limpide. Le sous-acétate de plomb liquide de l'ancienne Pharmacopée belge, était d'une densité de 1,501 (48° Baumé). On voit que ce n'est pas du tout le même médicament sous le rapport de l'activité. Pour l'aspect, il différait aussi notablement. La couleur d'un fauve pâle en était due à l'emploi du vinaigre de vin et de la litharge, seuls éléments employés à cette préparation. C'était en effet le résultat de la concentration d'un autre médicament officinal

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