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Le 5° jour on constate un exsudat pleurétique à gauche diagnostiqué par la transposition du cœur; matité dans une grande étendue ; égophonie. — Résolution de la pneumonie au 7e jour; le 15e jour exacerbation , pouls à 120;stomatite aphtheuse; le 15°jour on constate un thrombus dans la veine crurale.

Régulière. — Résolution au cinquième jour.

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Régulière. — Résolution au sixième jour.

: Régulière. — Résolution au sixième jour.

La pneumonie guérit au bout de 26 jours, plus tard la malade fut transférée ailleurs à cause de l'épanchement pleurétiq. Guérison au bout de 25 jours.

Guérison au bout de 25 jours.

Guérison au bout de 15 jours.

Guérison au bout de 20 jours.

Idem.

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Pulv. Dower, gr. 6. 7 sangsues. Cataplasmes chauds et applications froides.Acetat. morphin.

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Saignée de 10 onces. Applications froides sur la tête. Inf. digital. ex gr. 10 in unc. 6. Pulv. Dower, gr. 9. Cataplasmes chauds.

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8 sangsues. Pulv. Dower, gr. 6. Cataplasmes chauds.

Pulv. Dower, gr. 6. Cataplasmes chauds.

La saignée était indiquée par la cyanose.

# # PRENow, M A L A D IES # # âge, profession | coNsTITUTIoN. ÉTAT PRÉSENT ET DIAGNosTIC. | DoULEUR. T0UX. 2 = | lieu de naissance. antérieures. 35 | Vincent, 50 Délicate. Aucune. Fièvre ; en arrière , à| A droite. | Crachats | ans, tailleur, droite, en dessous de l'épine queux. de Moravie. de l'omoplate, matité, respi ration bronchique. Pneumonie à droite. 36| Henri, 29 Robuste. | Trois ans au-| Fièvre ; à gauche à partirA gauche.| Crachats s ans, célibatai- paravant, hé-|de l'épine de l'omoplate son guinolents re, menuisier, moptysie. mat, râle crépitant, respirade Bohême. tion bronchique. Pneumonie à gauche. 37 | Mathieu, 20| Idem. Aucune. Fièvre ; à droite, en ar-| A droite. Idem. ans, tailleur rière et en haut le son est de pierres, de clair, puis mat; en bas il Carinthie. est tympanique, respiration indéterminée, les vibrations de la voix sont très-fortes ; respiration bronchique. Pneumonie à droite. 38| Albert, 50 Idem. | Trois ans au-| Fièvre ; à droite en des-| Idem. Idem. ans, célibatai- paravant, va-sous de l'épine de l'omoplate re, charpen- riole. son mat; râles ronflants et tier, de Mora- respiration bronchique. vie. Pneumonie à droite. 39| Vincent, 27| Idem. Aucune. Fièvre; matité dans toute]A gauche. Forte. ans, célibatai- l'étendue du poumon gaure, menuisier, che; respiration bronchique. de Bohême. Pneumonie à gauche.

MÉMOIRE sUR LA RÉDUCTIoN DE L'ÉTRANGLEMENT HERNIAIRE ET sUR LA KÉLoToMIE, par M. le docteur ALF. LIÉGARD, membre correspondant à Caen (Calvados). (Mémoire auquel la Société a décerné la médaille d'or (Prix Seutin) au concours de 1860). (Suite. — Voir notre cahier de juillet, p. 27.)

OBs. 22. — Au commencement de février dernier (1860), on me pria, de la . part de M. le docteur Lentier, d'aller faire une opération de hernie étranglée à M. le curé de Maisoncelles (à 20 kilomètres); cet ecclésiastique, âgé de 65 ans, petit, d'une faible santé, portait depuis 10 à 12ans, une hernie inguinale droite, volumineuse, presque toujours mal et incomplétement réduite par un mauvais bandage sans ressort. Il éprouvait depuis 4 jours des accidents d'étranglement qui avaient pris, le dernier jour surtout, une assez grande violence. L'opération ne présenta rien de bien remarquable, la hernie était formée uniquement par l'épiploon qui n'avait contracté aucune adhérence, mais qui, à cause de son volume assez fort ne put être réduit qu'après un débridement considérable de l'anneau. Il se fit pendant quelque temps une suppuration assez

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abondante, dont le siége principal était au fond de l'anneau avec lequel l'épi-
ploon resté derrière contracta de solides adhérences. Ce curé est venu me voir
dernièrement (5 juin), il n'avait plus porté de bandage et sa hernie n'avait plus
aucune disposition à se reproduire.
Lorsque le sac a été ouvert, et qu'on rencontre des adhérences entre les anses
de l'intestin sorti; ou bien, lorsque cette portion d'intestin, étant trop considé-
rable ou distendue par des gaz, on éprouve, malgré un grand débridement,
une difficulté de réduire telle, qu'en insistant davantage, on pourrait craindre
de contondre gravement l'intestin, Sabatier et beaucoup d'autres praticiens
donnent, comme je l'ai déjà dit, le conseil de recouvrir tout simplement la
tumeur intestinale avec des compresses imbibées d'huile d'olives et de maintenir
le tout avec un bandage médiocrement serré, afin que l'intestin, attiré par le
mésentère, puisse rentrer peu à peu et faire ainsi cesser les accidents. Ce con-
seil a été reproduit dans le numéro de décembre 1854, du Journal des connais-
sances medico-chirurgicales. Voici néanmoins un fait qui démontre les gravcs
dangers attachés dans certaines circonstances à cette pratique.

OBs. 25. — Au mois d'avril 1850, je pratiquai, en présence de M. Luard, l'opération de la hernie inguinale étranglée sur un homme de 55 ans environ. Il y avait 56 heures seulement que l'étranglement existait ; mais la marche des accidents avait été très-rapide. Cet individu était ivre, il avait fait un repas très-copieux, au moment où sa hernie sortit et s'étrangla, ce qui rendait le cas beaucoup plus grave. Le ventre était ballonné et la portion d'intestin faisant hernie, longue de 55 centimètres au moins, était elle-même distendue par des gaz, tellement que, malgré un débridement assez considérable et des tentatives réitérées et inutiles, il nous parut impossible d'opérer la réduction. Nous crûmes donc devoir suivre le précepte de Sabatier; les bords de la plaie furent rapprochés; on plaça une compresse de linge fin enduite de cérat; on mit par-dessus d'autres compresses qu'on fit arroser souvent avec une décoction de guimauve et de graine de lin, tous les accidents se calmèrent immédiatement : mais, dix heures après, au milieu de la nuit, les vomissements recommencèrent. On vint me chercher et je trouvai la hernie formant une sorte d'éventration; il y avait au moins 70 centimètres d'intestin sorti. J'opérai un nouveau débridement, je tachai de réintroduire, mais je ne pus y parvenir complétement et je renouvelai le même pansement. Le malade succomba le lendemain. A l'autopsie, nous pratiquâmes un débridement de 5 centimètres d'étendue, et la réduction fut encore impossible : les gaz qui distendaient l'intestin resté dans le ventre, repoussaient sans cesse les portions qui avaient sorti et qui semblaient avoir perdu droit de domicile : nous n'y pûmes parvenir qu'en pratiquant une incision à l'intestin et en laissant ainsi échapper les gaz dont il était rempli. Il y avait à la fois gastro-entérite et péritonite intenses.

Il y aurait certainement injustice à faire peser la responsabilité de ce malheureux événement sur la méthode de Sabatier, suivie dans ce cas, car, trèsprobablement l'ivresse du malade et la grande quantité d'aliments qu'il avait pris, ont rendu ce fait beaucoup plus grave, et par conséquent exceptionnel. Cette méthode n'en sera donc pas infirmée. Mais, voici une question qui ressort nécessairement de notre observation et que je soumets aux maîtres de l'art : lorsque ce procédé a été suivi d'une sorte d'éventration, et que la distension des intestins s'oppose à la réduction, ne conviendrait-il pas d'y pratiquer une légère incision, afin de laisser échapper les gaz et les matières qu'ils contiennent et de suivre ensuite le procédé indiqué et suivi dans les 18° et 20° observations ? ou bien comme quelques praticiens en ont donné le conseil, faudrait-il percer l'intestin à coup d'aiguilles pour en laisser sortir seulement les gaz, ce qui permettrait ensuite une réduction facile? Nous préférerions ici le trocart capillaire à l'aiguille ; mais, nous pensons que notre procédé devrait être choisi de préférence : les adhérences de la séreuse seraient encore plus faciles après l'incision qu'après la perforation gangréneuse de l'intestin. Nous avons vu plus haut (à la fin de la première partie) la règle trop exclusive posée par M. Malgaigne, proscrivant la kélotomie dans toutes les hernies anciennes étranglées et surtout dans les épiplocèles. Nous avons dit quelles exceptions cette règle devait admettre et nous avons signalé particulièrement les cas où une anse d'intestin vient à s'ajouter à cette hernie et à reproduire des accidents redoutables d'étranglement. M. le docteur Roulland, dans la brochure déjà citée, se montre partisan des opinions de M. Malgaigne, on pourrait dire, jusqu'à la témérité; après s'être posé cette objection : « dans les épiplocèles anciennes, s'il y avait une portion d'intestin pincée, n'y aurait-il pas nécessité d'opérer? Non, dit-il, il vaut encore mieux agir comme s'il n'y avait qu'une inflammation simple, et courir même le risque d'une petite gangrène de l'intestin. La fistule stercorale qui en résultera sera toujours moins redoutable que l'opération même. » Nous répondrons à cette exagération d'une théorie trop exclusive, que dans ces cas redoutables, ce n'est pas seulement à une petite gangrène de l'intestin que l'on s'expose par ce déni chirurgical, mais bien à la mort presque certaine du malade. Voici un fait qui, comme beaucoup d'autres analogues, démontre à quels dangers peut conduire un tel précepte. OBs. 24. J. Marie, petit et d'une assez bonne constitution, 28 ans, déchargeur de charbon de terre sur le Quai, portait depuis quelques années une hernie inguinale gauche, qu'il maintenait réduite avec un assez bon bandage sans ressort. Il avait été pris, au commencement de 1859, d'un étranglement de cette hernie qui n'avait pu être réduite qu'après plusieurs jours d'accidents

assez graves. Le mardi, 10 avril 1860, en aidant à charger un sac de charbon

sur les épaules d'un camarade; il sentit tout à coup sa hernie ressortir et presqu'aussitôt, des tiraillements, des coliques, des nausées, le forcèrent à rentrer et à se mettre au lit. Je fus appelé le soir et reconnus une hernie de la grosseur d'un œuf, suivant le trajet du canal inguinal et du cordon testiculaire, dans une longueur de 6 à 8 centimètres. Après quelques tentatives inutiles de réduction, une mixture composée des extraits de belladone et de jusquiame dans l'eau de laurier-cerise, fut appliquée sur la tumeur et la partie gauche du basventre et par-dessus un large cataplasme émollient; eau fraîche pour boisson et 50 grammes de sirop diacode en plusieurs doses; quelques vomissements eurent lieu dans la nuit, et, le 11 au matin, les choses étaient dans le même état : ventre sans douleur à la pression; pouls calme, sans fréquence; tentatives de réduction un peu plus prolongées, mais sans résultat, même traitement et de plus, 6 gouttes de la mixture belladonée à prendre de 4 heures en 4 heures, dans 1/4 de verre d'eau sucrée; limonade gazeuse; la constipation persist et de plus, dans l'après-midi, les vomissements ayant été pius fréquents, un lavement avec l'infusion de tabac et 2 cuillerées de sel fut administré le soir. Il fut suivi d'une légère évacuation, quelques vents mêmes furent ensuite rendus par en bas. La nuit suivante fut assez calme; mais le 12 au matin, les vomissements avaient recommencé; il y avait des coliques, de l'anxiété et cependant le pouls restait calme; le ventre n'était ni tendu, ni douloureux à la pression; le taxis fut encore sans succès, on fit appliquer de la glace sur la tumeur; le lavement purgatif fut encore administré le soir; et une heure après, la hernie pa

raissait un peu diminuée de volume ; les vomissements avaient cessé; la glace

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