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CRITIQUE ET MILITAIRE

DEs

GUERRES DE LA RÉVOLUTION,

RÉDIGÉE sUR DE NoUvEAUx DoCUMENTs, ET AUGMENTÉE D'UN GRAND
NoMBRE DE CARTEs ET PLANs ;

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Aperçu de la situation générale des affaires. — Projet d'alliance de Catherine avec la Suède. — La Prusse forme une confédération du Nord. — Le Wurtemberg et la Bavière se retirent de la coalition. — L'Espagne s'allie à la France, par le traité offensif et défensif de Saint-Ildephonse. - L'Angleterre, voulant conjurer cet orage, envoie lord Malmesbury à Paris. Dans ces entrefaites, la fortune abandonne les drapeaux républicains, sur les bords du Mein et du Danube. -- L'archiduc Charles, profitant de l'isolement des armées de Jourdan et de Moreau, jette le gros de ses troupes sur la première, la bat d'abord à Amberg, puis à Wurtzbourg. Prévenue sur la route directe de cette ville, elle est jetée dans les montagnes de Fulde, lève le siége de Mayence ; et renforcée du corps de Marceau, continue sa retraite sur Neuwied. — L'archiduc se rabat alors contre l'armée de Rhin-et-Moselle qui, après avoir passé le Lech, et s'être avancée jusqu'aux portes de Munich, venait de repousser Latour à Geissenfeld. — Moreau, informé des revers essuyés par l'armée de Sambre-et-Meuse, prend des mesures tardives pour la secourir, et se retire ensuite sur l'Iller. Débordé à gauche par Nauendorf, menacé à droite par Frœlich, serré de près par Latour et Condé, il fait halte à Biberach, tombe sur les derniers pour s'en débarrasser, et les accable avec le gros de ses forces. — A la faveur de cette victoire, le général français continue sa retraite sans rencontrer d'obstacles : il débouche par le val d'Enfer, dans les plaines de Fribourg, mais est arrêté sur l'Elz. — L'archiduc rassemble des forces plus considérables dans la vallée du Rhin, repousse Moreau de Schliengen, et le contraint à repasser ce fleuve sous Huningue. Sur ces entrefaites, l'armée d'Italie plus heureuse s'est avancée contre la droite de Wurmser, et l'a accablée à Roveredo, à l'instant même où ce général songeait à marcher par sa gauche au secours de Mantoue.—-Bonaparte, après avoir refoulé la droite derrière Trente, se dirige par les gorges de la Brenta sur Bassano, où il défait le centre des Autrichiens. — Wurmser marche sur Legnago, se fait jour au combat de Cerea, puis se jette dans Mantoue : il est défait à Saint-Georges, et totalement investi. Affaires dans l'intérieur de l'Italie. — Venise persiste à refuser l'alliance de la France. — Révolution démocratique à Reggio, Modène, Bologne. — Nouveaux démêlés avec le saint siége. — La flotte de l'amiral Langara sort de Carthagène, pour joindre les Français à Toulon. - Les Anglais, maitres de Porto-Ferrajo, évacuent la Corse, dont le général Gentili reprend aussitôt possession. — Paix définitive avec Naples. — Mort de l'impératrice Catherine et du roi de Sardaigne. Le cabinet de Vienne redouble d'efforts pour débloquer Wurmser. - Le général Alvinzy réorganise une armée sur la Piave, et s'avance enfin à son secours. — Bonaparte lui livre, sur la Brenta et à Caldiero, plusieurs combats indécis. — La droite des Autrichiens ayant repoussé Vaubois de Trente et de Calliano, s'avance par la grande route de Vérone. — Bonaparte se replie sur cette ville, où Alvinzy le suit. — Le général francais, par une marche hardie, va passer l'Adige à Ronco, pour se jeter sur les derrières de l'ennemi, et l'enferiner dans un défilé. — La gauche d'Alvinzy l'arrête dans les marais d'Arcole, et donne à ce général le temps de se tirer d'embarras. — Après une bataille de trois jours, les Autrichiens se replient sur Vicence. - Bonaparte vole alors contre leur droite, qui avait débouché du Tyrol par Rivoli, et menaçait déjà les plaines de Mantoue : il la force à se retirer jusqu'à Roveredo. État des affaires sur le Rhin. — L'archiduc Charles y assiége les têtes de pont de Kehl et d'Huningue, que Moreau défend avec opiniâtreté. — Beurnonville, nommé au commandement de l'armée de Sambre-et-Meuse, reste inactif devant le duc de Wurtemberg, nonobstant la supériorité de ses forces après les renforts tirés de Hollande : Kehl et la tête de pont d'Huningue sont enfin évacués. Affaires maritimes et des colonies. — Opérations de Sercey et de Richery. - Projets de Truguet et de Hoche. — Négociations avec Malmesbury. — Mission de Clarke à Vienne, pour décider l'Empereur à une paix séparée. — Les Irlandais-Unis se préparent à la révolte ; et le Directoire, décidé à rompre les négociations, charge Hoche de sortir de Brest, avec une expédition nombreuse pour les secourir. — Une tempête horrible dissipe l'escadre française, qui rentre en désordre, sans avoir pu remplir sa mission. L'escadre hollandaise, acconrue trop tard au secours du cap de Bonne-Espérance, est prise dans la baie de Saldagna par l'amiral Elphington. — Succès d'Abercromby dans les Indes occidentales. — Toussaint, au contraire, confine les Anglais dans le môle SaintNicolas. — Santonax revenu à Saint-Domingue excite le mécontentement des hommes de couleur.

ToME III. 1

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