Images de page
PDF

IV. VARIÉTÉS.

socIÉTÉ DEs sCIENCES MÉDICALES ET NATURELLES DE BRUXELLES.

Bulletin de la séance du 4 août 1845.

Président, M. NoLLET. Secrétaire, M. MARINUs.

Sont présents : MM. Biver, Bougard, Delstanche, Dieudonné, Dugniolle, Gripekoven, Joly, Langlet, Leroy, Marinus, Martin , Mouremans, Nollet, Pigeolet, Puttaert, Rieken, Vanhoeter et Van Swygenhoven. M. Daumerie informe la Société qu'il ne pourra assister à la séance, et prie ses collègues de continuer, malgré son absence, la discussion relative à son mémoire. Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. MM. Szerlecki et Carpentier-Mericourt, élus membres correspondants dans la séance de juillet, remercient la Compagnie de leur nomination. M. le Secrétaire dépose sur le bureau la liste des journaux et ouvrages périodiques que la Société reçoit en échange de sa publication. M. SEUTIN fait parvenir à la Société, de la part de M. le docteur BAsow, de Moscou, deux ouvrages sur lesquels MM. Van Hoeter, Joly et Puttaert feront un rapport.

Propositions.

M. le Secrétaire donne lecture de la proposition suivante, adressée à la Compagnie par M. le docteur Seutin, son président honoraire : « Dans l'état actuel de la science, les opinions n'étant point encore fixées sur l'opportunité de l'application de la méthode amovo-inamovible, dans le traitement des fractures simples, comminutives et compliquées, ainsi que dans un grand nombre d'affections articulaires, etc., etc. , j'ai l'honneur de proposer à la Société de nommer dans son sein une commission à l'effet de se rendre à l'hôpital St.-Pierre , où il se trouve, en ce moment, plusieurs cas intéressants qui pourraient éclaircir la question dont la Société s'est occupée la première, et qui est actuellement débattue devant 1'Académie royale de médecine. » Inutile de vous dire, Messieurs, que

je me ferai un devoir de ne rien négliger pour mettre la Commission que vous voudrez bien nommer, à même de juger avec connaissance de cause. » M. JoLY est d'avis que la question relative à la proposition de M. Seutin, peut être considérée comme épuisée. Il propose donc de passer à l'ordre du jour. M. DIEUDoNNÉ émet une opinion tout à fait contraire et cherche à prouver que la question est loin d'être épuisée. Selon lui, elle est toute d'actualité et mérite bien d'être examinée; car trop de praticiens, à la campagne surtout, ignorent encore en quoi consiste véritablement la méthode amovo-inamovible. Il est de la plus haute importance de les éclairer sur ce point. M. MARINUs parle dans le même sens. M. DUGNIoLLE ne s'oppose pas à l'adoption de la proposition, mais il pense qu'il serait prudent d'attendre que l'Académie, qui est saisie de la même question, ait terminé la discussion qui y a rapport. Il pourrait arriver que la Société fût en opposition avec l'Académie, et cela serait regrettable pour la science. M. BIvER pense aussi que, sous le rapport scientifique, la Société doit attendre la fin de la discussion à l'Académie de médecine. M. PIGEoLET se prononce dans le même sens. Il croit que la Société doit attendre; d'autant plus, dit-il, qu'il faudra toujours un certain temps pour recueillir les faits propres à établir une opinion. M. VAN SwYGENHovEN : « Je suis heureux de voir que la proposition de M. Seutin ne rencontre pas, au sein de la Société, l'animosité dont l'Académie a fait preuve envers lui. Cependant, tout en rendant hommage au sentiment qui a guidé M. Seutin en s'adressant à la Société, ne croyezvous pas, Messieurs, qu'il y va de notre délicatesse de ne pas prendre en sous-œuvre le travail dont l'Académie est saisie en ce moment ? Il me paraît, sauf meilleur avis, que la Société doit attendre pour statuer sur la proposition de l'honorable membre, que la première corporation du Royaume ait épuiséla discussion sur le système amovoinamovible. Alors, j'en suis sûr, M. Seutin trouvera la Société disposée à accueillir sa proposition. » M. DIEUDoNNÉ insiste pour que la Commission soit nommée immédiatement, en faisant observer que les cas qui sont actuellement à l'hôpital St.-Pierre, ne s'y trouveront plus dans quelques mois. MM. MoUREMANs et MARINUs demandent aussi que la Commission soit nommée dans cette séance. MM. BoUGARD et VAN SwYGENHovEN demandent, au contraire, que la Société ne nomme la Commission que quand l'Académie aura épuisé la discussion qu'elle a entamée; ils ajoutent que ce n'est pas en observant quelques cas, mais un grand nombre, que l'on peut résoudre une question d'une telle importance, et que l'hôpital renferme d'ailleurs toujours des cas de fracture. La discussion est close, et M. le président met aux voix la question suivante : La Sociétéjuge-t-elleàpropos, avant de nommer la Commission qui sera chargée de l'examen des cas que M. Seutin demande à lui soumettre , d'attendre que l'Académie royale de médecine ait terminé la discussion relative à l'emploi de l'appareil amovo-inamovible. Elle est décidée affirmativement.

Rapports et discussion.

M. DIEUDoNNÉ, en son nom et en celui de MM. Daumerie et Joly qui ont fait partie de la députation chargée de représenter la Société à la séance annuelle de la Société de médecine pratique de Willebroeck, fait un rapport verbal de cette solennité et de la mission qu'ils ont accomplie. L'ordre du jour appelle la continuation de la discussion relative au rapport de M. LANGLET, sur le mémoire de M. DAUMERIE, concernant la thérapeutique. La Société entend successivement les discours de MM. Langlet, Van Swygenhoven et Puttaert. Après ces lectures et la discussion qui s'en est suivie, M. Dieudonné propose de clôturer la discussion et de voter l'impression du mémoire de M. Daumerie. M. VAN SwYGENHovEN dépose une autre proposition qui a pour but d'imprimer le travail de M. Daumerie, le rapport de la Commission et la discussion à laquelle celuici a donné lieu. La Société, après avoir entendu l'opinion de quelques membres, décide que le travail de M. Daumerie sera inséré dans son jour

nal, bien entendu qu'elle n'est pas censée admettre toutes les opinions de l'auteur. Le second objet à l'ordre du jour, est relatif aux propositions additionnelles au règlement, déposées dans la dernière séance, par MM. Daumerie, Nollet et Joly. Ces propositions sont adoptées. En conséquence : 1° Le titre de membre correspondant pourra être conféré aux personnes qui auraient présenté des travaux manuscrits, sans devoir attendre l'époque des élections annuelles; 2° il sera nommé, un mois avant chaque élection annuelle des membres correspondants, une commission à l'effet de faire un rapport sur le mérite des candidats proposés dans le courant de l'année; 5° la Société fera imprimer annuellement le catalogue des ouvrages déposés dans sa bibliothèque, pour qu'il en soit distribué un exemplaire à chaque membre titulaire. La Société décide, en outre, sur la proposition de M. LERoY, que la liste des ouvrages reçus par la Société, sera imprimée chaque mois à la fin du bulletin. La séance est levée.

Ouvrages présentés.

1° De lithiasivesicae urinariae in genere, et in speciede extractione calculi persectionem perinaei. Dissertatio medico-chirurgicaquam annuente amplissimo medicorum ordine in Universitate Caesaraea Mosquensi pro gradu Doctoris medicinae et chirurgiae legitime obtinendo publice defendet BAsILIUs BAssow, prosector in eadem Universitate, Medico-Chirurgicus , Societas Caesareae naturae curiosorum Mosquensis sodalis. Mosquae, 1841 (in-8°, avec planches). 2° Voie artificielle dans l'estomac des animaux ; par le docteur B. BAsow. Broch. in-8°. 5° Quelques observations sur l'organisation de la médecine en Belgique ; par J. N. LENGER , D.-M., membre du Conseil provincial de la province de Luxembourg. Broch. in-8°. 4° Notice sur le papier de riz, etc. ; par A. CHEvALLIER. Broch. in-8°. 5° Sur les altérations et les falsifications des substances alimentaires; par le même. Broch. in-8°. 6° Hernie vulvaire radicalement guérie par la position horizontale et la compression ; par le docteur J. R. Marinus. Broch. in-8°.

Le tirage de cette dernière feuille était déjà commencé, lorsque nous avons reçu une réclamation de M. Victor Uytterhoeven, au sujet de l'article de M. Leroy, publié dans notre dernier cahier, intitulé : « Quelques mots sur une discussion au Conseil provincial de Brabant. » Cette lettre sera insérée dans notre prochain cahier.

DE MEDECINE.

(OCTOBRE 1845.)

I.-MÉMOIRES ET OBSERVATIONS.

Quelques considérations sur la thérapeutique; par M. le docteur DAUMERIE, membre titulaire de la Société.

(Suite et fin. - Voir le cahier de septembre, p. 525. )

Abordons maintenant la troisième partie de notre travail, c'est-à-dire les maladies sur lesquelles, durant la période trentenaire précitée, le médecin thérapeutiste a dû se créer un plan de conduite, soit qu'il manquât à cet égard de guides ou d'antécédents, soit que les progrès de la science l'eussent forcé à sortir des routes battues.

A. Le choléra morbus asiatique, originaire des bords du Gange, ne tarda pasl à envahir l'Europe qu'il parcourut presque en entier. L'épouvante qu'il répandit à son approche et sur ses traces, est encore aujourd'hui tellement présente à notre esprit, que nous nous trouvons dispensé d'en faire la description. La médecine pratique alors ne ressemblait pas mal à une personne convalescente d'une pénible maladie, qui en ressent encore des atteintes, et n'est point entrée ouvertement dans la voie d'une guérison franche. Les foudroyants anathèmes du professeur du Val-de-Grâce contre les ontologistes incendiaires, retentissaient à nos oreilles épouvantées avec tout leur vacarme, et nous étions toujours malades de la phlegmasiomanie.

La Commission envoyée à Paris par notre gouvernement, à l'effet d'y étudier la maladie qui n'avait pas encore passé nos frontières, publia une série de documents qui avaient pour but de nous faire connaître que les autopsies cadavériques dévoilaient des traces évidentes de phlegmasie de la membrane muqueuse gastro-intestinale, et, en conséquence, cette même Commission recommandait un traitement antiphlogistique. D'un autre côté, des praticiens anglais prônaient bien haut les cures opérées à l'aide de leur potion saline. Dans cet état de choses, les esprits flottèrent quelque temps incertains, et le fléau étant arrivé, les uns le combattirent par les émissions sanguines et le régime antiphlogistique, les autres par la mixture saline, les autres par l'eau très-froide et la glace, les autres enfin par le punch, les vins spiritueux, l'opium et l'éther à haute dose. Disons-le hardiment, les derniers seuls, selon nous, étaient dans le vrai, l'observation à cet égard nous a procuré une conviction profonde ; les stimulants, l'opium, l'éther arrêtaient fréquemment les évacuations gastriques et intestinales, et loin de nuire aux organes digestifs, nous nous sommes constamment assuré qu'ils y opéraient, au contraire, un bien sensible; nous avons entendu, plus d'une fois, les malades nousdire qu'ils en étaient puissamment rafraîchis. Nous sommes heureux de pouvoir livrer à la postérité cette inébranlable conviction; c'est un legs consciencieux que nous faisons aux générations futures.

B. Les blennorrhagies à l'état aigu étaient traitées anciennement par les antiphlogistiques auxquels on joignait parfois l'opium et le camphre ; plus récemment on devint plus exclusif encore pour tout ce qui n'était pas débilitant , et les astringents et autres ne venaient jamais ou tout au moins n'arrivaient que fort tard; aujourd'hui, au contraire, on ose employer le baume de copahu d'emblée et fréquemment avec de beaux succès. C. Les fièvres intermittentes exigeaient jadis , d'après les idées dominantes, bon nombre de moyens préalables à l'administration du quinquina. Diverses épidémies ont désolé naguère quelques-unes de nos villes, où l'on élevait des fortifications, ou des communes rurales dans lesquelles on creusait des canaux et déboisait le sol ; des praticiens crurent recourir d'emblée aux antipériodiques, et presque toujours ils le firent avec un avantage signalé. D. L'apoplexie, dans l'esprit du vulgaire et même pour la majorité des médecins, exige nécessairement la saignée ; c'est même, prétend-on, pour combattre ce redoutable mal dont les attaques sont parfois subites et imprévues , que l'homme de l'art ne peut jamais se dessaisir de la lancette. Ce préjugé a reçu de nos jours un puissant élément de force dans les bruits répandus que le roi des Français porte toujours en poche une lancette destinée à fonctionner, dans le cas d'accident, pour sa personne ou pour ceux qui l'entourent. Parmi les médecins, cependant, il se déclare depuis quelques années une assez forte opposition contre la phlébotomie, appliquée toujours et partout au traitement de l'apoplexie. La saignée du bras, disent-ils, a pour effet d'augmenter l'afflux du sang dans les vaisseaux sus-diaphragmatiques, et par cela d'augmenter la congestion encéphalique ; cette affection peut être produite par l'usure et la déchirure subséquente d'un vaisseau cérébral, la saignée alors ne peut rien contre une extravasation sanguine dérivant de cette cause ; la maladie peut provenir d'un ramollissement partiel de la substance encéphalique, lequel ramollissement peut dépendre d'un manque de nutrition, et dans ce cas la saignée , en soustrayant une partie de l'humeur vitale, favorise le travail morbide ; il en est de même, continuent-ils, quand les vices organiques du cœur, des oreillettes, de l'aorte paralysent, ralentissent ou diminuent l'abord du sang au cerveau, le privent d'une partie de l'alimentation nécessaire à sa conservation et à l'exercice de ses fonctions; un état particulier du sang, sa dyscrasie, etc., peuvent arriver aux mêmes résultats et proscrire également la saignée. Un praticien anglais a soutenu ces dernières thèses et s'est attaché à établir, par d'assez nombreuses observations , que, bien loin d'employer constamment la saignée dans l'apoplexie, il fallait, souvent, au contraire, attaquer cette maladie par un régime analeptique, le vin, les toniques et les martiaux. Une exhalation séreuse non produite par phlegmasie peut aussi, a-t-on ajouté, amener la maladie qui nous occupe (apoplexie séreuse des anciens), et contre-indiquer la phlébotomie. Nous rencontrons, dans toutes ces réflexions quelque chose de rationnel et de fondé , peu propre, il est vrai , à écarter les embarras et les incertitudes au lit des malades, mais de nature néanmoins, selon nous, à diriger vers la vérité. E. La grippe, après le choléra asiatique, vint tourmenter plusieurs contrées de l'Europe ; elle fut accompagnée parfois de pneumonie intercurrente que des praticiens, s'appuyant sur le génie miasmatique, n'osèrent combattre par des émissions sanguines générales. Nous pensons que cette recommandation, toute sage qu'elle était, devait reconnaître certaines bornes, et qu'il a été indiqué plus d'une fois de recourir à la phlébotomie dans le traitement de la grippe compliquée de pneumonie. Pour remplir le cadre que nous nous sommes tracé, il nous reste maintenant à parler très-brièvement des praticiens qui sont assez, ou qui font ce qu'ils doiveo faire. Leur tâche n'est pas facile au milieu de ce dédale d'opinions souvent contradictoires, de ces systèmes médicaux plus ou moins fondés, ou plus ou moins absurdes qui se détruisent mutuellement. Pour pouvoir se conduire d'une manière rationnelle , et Suivre une voie dans laquelle il trouve sa conscience à l'aise , le médecin praticien doit posséder beaucoup de connaissances relatives à la théorie comme à la pratique de son art ; il doit être doué d'un jugement sain et droit ; avoir mûrement médité les écrits de ses prédécesseurs et de ses contemporains , et ceux surtout des princes de la science ; avoir recueilli avec avidité de la bouche des cliniciens recommandables de sages avertissements et d'utiles leçons ; avoir expérimenté lui-même et observé bien et longtemps ; car la médecine , on le sait, a toujours été une science d'observation sur laquelle surtout l'antiquité s'est appuyée : les malades étaient exposés aux portes des temples et dans les lieux publics à la vue des passants, pour y recueillir quelques avis sur leurs infirmités ; et quand on eut reconnu des dieux à la médecine et qu'on leur eut bâti des temples, il était prescrit à ceux qui avaient recouvré la santé d'y suspendre des tableaux indiquant leurs maladies et les remèdes employés : ce ne sont pas les hypothèses qui guérissent, dit Baglivi, mais seulement les remèdes dont l'expérience a confirmé les vertus. Il faut aussi que le praticien, comme le prétend Hufeland, soit convaincu qu'il doit être non le maître de la nature, mais son ministre, son serviteur, ou plutôt son aide, son allié, son ami, et procéder au grand œuvre sans jamais oublier que c'est elle et non pas lui, qui l'accomplit ; qu'il doit avoir sans cesse les yeux fixés sur elle , et ne se permettre que le moins possible d'actes capables de la troubler; que la médecine, qui reconnait et respecte la loi suprême de la vie et de l'activité spontanée de la nature, est la seule vraie , la seule qui repose sur les lois éternelles de l'organisation ; que c'est elle qui, depuis Hippocrate, a toujours été l'idéal du véritable médecin , et qui , au milieu du chaos des systèmes scolastiques , est constamment demeurée dans l'âme du vrai praticien. — Il faut aussi au médecin un bon sens, un bonheur d'éclectisme qui servent de base à une bonne thérapie, appuyée elle-même sur une juste appréciation des constitutions épidémiques, endémiques, annuelles , sporadiques, individuelles, etc.; il doit être guidé encore mon-seulement par ses observations et son expérience propres, mais encore par celle des autres. Il peut avoir quelque confiance dans les moyens ou agents thérapeutiques qui ont été recommandés et déclarés efficaces par la généralité des bons esprits de tous les temps, de tous les lieux, n'importe à quelle secte, à quel système ou doctrine ils appartinssent : ainsi, la saignée dans la pneumonie, l'abstinence d'aliments substantiels et très-excitants dans la plupart des maladies aiguës ; les purgatifs dans l'angine, la majeure partie des maladies du cerveau, dans l'ophthalmie , l'otite , etc., etc.; le mercure dans la syphilis, l'ophthalmie, la méningo-céphalite, la métro-péritonite puerpérale; le soufre dans les maladies cutanées ; le quinquina dans les affections périodiques à type fixe ; les toniques , les martiaux dans l'adynamie essentielle et la chlorose ; le baume de copahu , la térébenthine de Venise, les bi-carbonates de soude et de potasse dans la gravelle, la blennorrhagie et le catarrhe vésical; le nitrate d'argent dans certaines ophthalmies; le seigle ergoté dans l'inertie de la matrice ; la digitale, le nitrate de potasse et autres dans la majorité des épanchements séreux et des maladies actives du cœur ; la compression dans les ulcères atoniques et autres affections ; la fougère mâle et le grenadier contre le taenia; l'huile de foie de morue dans la scrofule osseuse, etc., etc. Tous ces moyens de curation ont acquis un droit de domicile dans la conviction du véritable praticien ; et autant il peut se fier aux remèdes de cette nature , autant il doit se tenir en réserve vis-à-vis de ceux qui, vantés à outrance par les hommes à passion , à système , par les esprits légers , mobiles , superficiels, n'ont pas encore reçu la sanction du temps et de 1'expérience.

« PrécédentContinuer »