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eneroûtage fuligineux, et le dixième, au moment où cette malade fut soumise à mon observation , voici l'état dans lequel elle se trouvait : céphalalgie frontale · très-violente, face stupéfiée, langue sèche, collante et fuligineuse, dents et lèvres recouvertes de fuligo, accablement considérable, insomnie, décubitus dorsal, réponses lentes, tremblantes et traînantes, voix fortement nasale ;depuis plusieurs jours, toux se renouvelant, chaque fois surtout qu'une profonde inspiration a lieu, un peu de matité sous l'omoplate du côté droit, douleur dans cette partie, râles typhoïdes à l'auscultation, abdomen indolent à la pression, gargouillement cœcal, léger météorisme surombilical (rien de particulier à la plessimétrie de l'abdomen), diarrhée peu considérable, odeur infecte des matières évacuées, pouls assez large, redoublé, fréquent (100-l l0), mais très-difficile, taches rosées, lenticulaires, assez nombreuses sur le ventre et la partie inférieure de la poitrine. (l0 moyenues sangsues loco dolenti, surveiller l'écoulement sanguin, cataplasme émollient après qu'il aura cessé, bottes de cataplasmes légèrement sinapisés aux jambes, tisane de figues, sucrée avec le sirop de gomme, prise chaude, en petite quantité et additionnée chaque fois de 3 gouttes de chlorure d'oxyde de sodium, toutes les deux heures une cuillerée à soupe d'une potion pectorale de 180 grammes, aVec addition de l0 centigrammes de kermès minéral, deux, demi-lavements d'eau de guimauve, dans chacun desquels on ajoutera une cuillerée à café du chlorure précité, nettoyer la bouche avec un pinceau de charpie, imbibée, d'eau miellée, tantôt chlorurée, tantôt aluminée.)Je fais confectionner les pinceaux de charpie en introduisant une quantité convenable de celle-ci dans des tuyaux de plume. Ces pinceaux qui ne diffèrent des pinceaux à miniature que par la matière qui les constitue, sont on ne peut plus commodes et n'ont aucun des inconvénients de ceux confectionnés autrement. Jusqu'au quatorzième jour, même état de cette malade ; alors yeux ternes, enfoncés, larmoyants et chassieux, peau terreuse, encroûtage plus considérable des dents, des lèvres et de la langue, sécheresse extrême de celle-ci, expectoration difficile de crachats muqueux, étoilés, même état de la poitrine, de l'abdomen, du parler, de la voix , stupeur considérable. (Mêmes prescriptions.) Le seizième jour, un encroûtage fuligineux du palais vient s'ajouter aux symptômes précités; la fièvre est très-forte (ll5), la tristesse excessive, la faced'un pâle terreux, les yeux sont termes, comme éteints, un peu de délire a lieu, quelques selles diarrhéir ques seulement surviennent dans les 24 heures, toux, parole, poitrine, abdomen, dans le même état. Le dix-septième jour, tuméfaction, inflammation de la grande lèvre gauche, urines rares, colorées, sédimenteuses, langue un peu moins sèche, mais toujours très-fuligineuse, respiration plus fréquente, même état de la toux et de l'expectoration et toujours du râle sibilant et muqueux sous l'omoplate du côté droit, pouls à l 10 pulsations, assez large et un peu résistant. (Changer souvent la malade d'attitude, maintenir sa poitrine dans une position convenablement élevée et ajouter aux boissons ordinaires une décoction de racines de chiendent nitrée, mais sans addition de chlorure, cataplasme émollient sur la tumeur de la grande lèvre gauche et même autre traitement.) Le dix-huitième jour, selle moulée et trèscopieuse, nuit agitée, mauvaise, fièvre plus violente, battements considérables des carotides, face peu colorée et terreuse, aspect sinistre des yeux, abattement, prostration extrême, langue tremblante, un peu moins sèche, sortant de la bouche très-difficilement, elle y est comme collée par les matières fuligineuses, glutineuses et très-épaisses qui remplissent cette cavité, malgré les soins qu'on prend pour la nettoyer, pouls très-fréquent (120), mais très-dépressible, stupéfaction considérable de la face, somnolence presque continuelle, marmotage, soubresauts des tendons, agitations des membres supérieurs, des mains surtout qui ont la plus grande peine à saisir les objets que la malade veut prendre, commencement de, carphalogie, plaintes incessantes, voix très-nasale, parole de plus en plus traînante, abdomen souple et indolent dans toute son étendue. (Aux moyens mis en usage, ajouter l'application deldeux vésieatoires camphrés aux mollets et l'administration, toutes les deux heures, d'une cuillerée à soupe de la potion suivante :

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* Ce n'est point sans discernement et par défaut de réflexion que j'ai fait ajouter de l'eau de laurier-cerise à la préparation ci-dessus ; il résulte pour moi, de plusieurs faits dont je ne dois point m'occuper ici, que l'action de l'eau de lauriercerise sur le musc n'est que momentanée, qu'elle est tout à l'avantage du malade, en lui facilitant l'ingestion de ce médicament et qu'elle n'en altère aucunement les précieuses propriétés. " Le dix-neuvième jour, nuit meilleure, face moins stupéfiée , diminution des soubresauts de tendons, ventre affaissé, pouls très-fréquent, faiblesse musculaire on ne peut plus grande, c'est à peine si l'on sent une légère pression à la main qu'on présente à cette malade, en I'engageant de la serrer dans la sienne, le plus fortement qu'il lui est possible ;'du reste, même état et mêmes prescriptions. Le vingt-unièmè jour, deux selles naturelles, diminution de la fièvre, de la stupeur, commencement de défuligination naturelle de la langue, des dents et des lèvres, plus de soubresauts de tendons. (Eau d'orge et de gruau et mêmes prescriptions.) Les vingt-deuxième, vingt-troisième et vingt-quatrième jours, mieux de plus en plus marqué, nuit excellente, pouls à 75, facies satisfaisant, tristesse beaucoup moins grande, langue, dents et lèvres entièrement décroûtés, tumeur de la grande lèvre à peu près disparue, une selle naturelle, réponses toujours traînantes et nasales, disposition à pleurer sur le refus d'aliments. (Eau de poule ajoutée aux boissons ordinaires, qui, depuis quelques jours, ne sont plus chlorurées, deux petits potages au vermicelle.) Le mieux se prononça de jour en jour davantage, le parler prit plus d'assurance et la face un meilleur aspect.Le trentième jour, cette jeune personne était on ne peut mieux, elle conserva néanmoins pendant quelque temps une grande faiblesse de l'intellect ; elle avait la certitude qu'elle avait été marraine pendant sa maladie et voulut un jour faire grande toilette pour recevoir la communion que le prêtre qui la visitait, allait, disait-elle, lui apporter. La convalescence a été lente, mais franche, et le rétablissement s'est parfaitement opéré, Il y a eu de l'alopécie ; la parole qui a été traînante et nasale pendant tout la durée de la maladie, n'a repris que peu à peu le caractère qui lui est propre. : o ol ., r, • 2e OBs.-C. L., âgée de 42 ans, d'une assez forte constitution et encore parfaitement menstruée, était malade depuis neufjours, le24 novembre. Cette femme se plaignait alors de céphalalgie frontale, de vertiges, de douleurs au bas du rachis, de surdité, de diarrhée. L'abdomen était insensible à la pression, le gargouillement cœcal prononcé, la fièvre peu violente, la langue sèche et rouge, la peau brûlante, l'air hébété, la voix nasale, l'exsudation nacrée des gencives assez résistante. (Boissons abondantes, bottes de cataplasmes légèrement sinapisés.) Le 29, le bruissement de la tête ne cessait point, la surdité était la même, il y avait des alternatives de rougeur et de pâleur de la face, qui était stupéfiée; la fièvre offrait quelques rémissioHs; la plessimétrie faisait reconnaitre un peu de tuméfaction de la rate ; la langue était moins sèche, mais elle tremblait beaucoup quand on la sortait de la . bouehe ;l'abdomen était légèrement météorisé; plusieurs selles diarrhéiques avaient lieu ;il y avait de l'insomnie. (Mêmes prescriptions.) L'état que je viens de

décrire persista jusqu'au 10 décembre. Alors, selles noires copieuses, faiblesse trèsgrande du pouls, langue humide, tremblante, toujours de l'hébétude et de la surdité, matité abdominale dans la fosse iliaque gauche et sur le bassin, au niveau de la fossette qui correspond aux fessiers de ce côté. (Potion gommeuse de 125 grammes, avec sulfate acide d'alumine et de potasse, 4 grammes et sirop de coings 3l grammes, à prendre par cuillerée d'heure en heure ;deux lavements de décoction de mercuriale, additionnés chacun de l5 grammes de sulfate de soude, 6 pustules stibiées sur la région iléo-cœcale, même traitement du reste.) Le 14, selles naturelles, exacerbations et rémissions fébriles ; la malade n'a pas pris de sa potion. (2 pilules de sulfate de quinine de 10 centigrammes chacune, à prendre en deux fois, dans le moment opportun.) Le 18, la malade était très-bien, quoique se plaignant encore d'éblouissements et de tournoiement de tête.(Légerdbouillon, eau d'orge perlé, sucrée avec le sirop de gomme, plus de quinine.) Le 24, la convalescence était tout à fait établie, la malade désirait, avec instance, des aliments qu'on lui accordait et dont on augmentait peu à peu et convenablement la quantité. Le 31, le rétablissement continuait, mais il y avait toujours quelques étourdissements.Je perdis de vue cette femme qui, quelque temps après, avait recouvré assez de santé pour soigner sa fllle et deux de ses sils. Les observations de ces trois malades, dont un a été soigné au début, et dont un autre, bien que me s'étant alité que le dix-huitième jour de la maladie, ne m'ont point paru assez importantes pour les rapporter ici. · · · · 10 11- 11o1 : 1 o ti oui » , ont e11 q »l» * o J ,i -»lo

3° OBs. — Mlle A. M., âgée de 21 ans, brune et fortement constituée, fut réglée à 16 ans, et le flux cataménial, qui depuis s'est montré très-régulièrement, est constamment abondant et dure chaque fois quatre ou cinq jours.Cette jeune personne, après cinq ou six jours de malaise , consistant en céphalalgie, en épistaxis qui se renouvelèrent au moins une fois le jour, en courbature, insomnie, frissons, sueurs et beaucoup d'accablement, s'alita définitivement le 15 novembre. Cet état de transpiration, de céphalalgie, d'épistaxis, d'insomnie, etc., continua jusqu'au 24. La nuit du 24 au 25, épistaxis plus abondantes que toutes les autres , et à trois heures du matin, l'on s'apercut d'un gonflement assez considérable de la région parotidienne gauche. Le 25, jour de ma première visite, tuméfaction très-forte de cette région, mais mollesse et insensibilité de la tumeur, fièvre intense, ventre météorisé, indolent, nombreuses taches typhoïdes sur les parois abdominales, la poitrine et les bras, quelques sudamina au cou, diarrhée légère, langue sèche, mon fuligineuse, gencives recouvertes d'une exsudation d'un blanc sale, résistante, 'stupeur, délire. (Boissons adoucissantes, bottes de cataplasmes légèrement sinapisés.) Le 26, même état, mêmes prescriptions ; 6 sangsues sur la tumeur parotidienne qui est plus sensible et plus dure. Pendant la nuit du 26 au 27, le délire a beaucoup augmenté, l'agitation des membres est presque incessante, la malade cherche continuellement à s'échapper de son lit; elle offre de la carphalogie. Vers trois heures du matin, gonflement à la région parotidienne gauche. Le 27, je trouve cette tumeur fort dure et douloureuse ; en six heures de temps elle a acquis un volume considérable ; l'abdomen est météorisé mais indolent. le pouls est fréquent mais facilement dépressible, la langue est sèche, peu rouge, avec un léger encroûtage fuligineux, les yeux sont ternes, larmoyants, le front est froid, la face pâle, le délire continuel. Néanmoins, quand on fixe fortement l'attention de cette malade, elle répond d'une manière brève, mais précise, aux questions qu'on lui fait. Les urines coulent involontairement, la première tumeur parotidienne diminue de volume, elle est plus molle; le décubitus est constamment dorsal, la respiration est suspirieuse et il y a de la constipation. (6 sangsues sur lae nouvelle parotide, deux vésicatoires camphrés aux mollets, continuation des bottes de cataplasmes sinapisés , deux lavements de décocté de mercuriale avec addition dans chacun d'eux, de deux cuillerées à soupe de mélasse, et prendre toutes les heures une cuillerée de la potion suivante : 1 · t # • • •

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Le 28, délire plus calme, sans agitation carphalogique des membres, face pâle, moins stupéfiée, front froid, langue humide, parotide droite très-dure, mais moins volumineuse, diminution de gonflement de l'autre, selles et urines involontaires, ventre souple, indolent, assoupissement, mussitation presque incessante, voix nasale. (Ajouter 4 grammes d'extrait sec de quinquina à la potion, qu'Qn administre très-régulièrement et dont on fera prendre désormais une cuillerée et demie toutes les deux heures.) Le 29, la parotide droite a presque disparu, l'autre est dure, mais la résolution s'en opère peu; le pouls reste très-fréquent, mais il se laisse facilement déprimer; la face est pâle, le front froid, le ventre en bon état, les dents sont fuligineuses, la langue est humide, le délire, bien que presque continuel, se calme peu à peu ; les réponses sont justes, mais brèves, elles ont lieu, le plus souyent, par une traînante affirmation ou par une négation semblable ; il y a de la toux depuis hier. (Même prescription, sirop de gomme.) Le 30, disparition complète de la parotide gauche, grande diminution dans le volume de l'autre, moins de fréquence dans le pouls, amaigrissement de plus en plus marqué, depuis trois jours principalement. Le 1er décembre, toujours amendement dans l'état du cerveau, pouls à 90, ventre souple, langue humide; il n'y a presque plus rien à la région parotidienne, on n'y sent que fort peu de dureté. (Administration moins fréquente de la potion musquée.) Le 2 décembre, le mieux se soutient, la maigreur augmente, une selle presque naturelle a lieu après un lavement de décocté de mercuriale, le délire ne reparaît qu'à d'assez longs intervalles, la fièvre est moins forte, mais la toux augmente. (Une cuillerée de la potion toutes les deux heures et si le délire ne reparaît plus, en éloigner graduellement de plus en plus les prises, une cuillerée de looch blanc toutes les deux heures.) Le 3, hier au soir, transpira· tion considérable qui a duré presque toute la nuit ; il n'y a plus de délire, même état du ventre, de la langue, du pouls, mais vers minuit, la respiration est devenue de plus, en plus fréquente, la toux de plus en plus forte, il est survenu, en méme temps , un tremblement spasmodique tout particulier de la mâchoire insérieure et qui se renouvelle assez souvent; la poitrine est partout convenablement sonore à la percussion, excepté à la partie inférieure du côté droit, et l'auscultation fait entendre vers la partie moyenne de l'omoplate de ce côté, un bruit de souffle tubaire très-marqué. La position de cette malade est très-alarmante. (Changer souvent d'attitude, maintenir la poitrine dans une position élevée, placer un large vésicatoire camphré vis-à-vis la portion malade du poumon, animer les vésicatoires des jambes, sinapiser de nouveau les cataplasmes des pieds, ajouter 15 centigrammes de kermès minéral au looch blanc.) Le 4, mieux marqué; deux selles naturelles. Le 5, état encore plus satisfaisant, mais eschares au sacrum, sur lesquelles on fait des lotions d'eau chlorurée et qu'on panse avec un linge enduit d'un mélange de chlorure d'oxyde de calcium et d'huile. Le 6, nuit excellente, toux, râles sibilants sous l'omoplate du côté droit, pouls à 90, expectoration facile, respiration meilleure. (Un peu de bouillon.) Le 7, le pouls revient à 104-108, la langue se sèche, rougit, quelques instants de délire, les urines coulent encore Involontairement, mais non à l'insu de la malade. (Suppression du bouillon.) Le 8 la malade a uriné dans le pot en allant à la garde-robe, elle est aussi bien que possible, mais la langue est sèche, rouge et grenue à la pointe, et le pouls présente encore 108-l l2 pulsations. Le 9, nuit bonne, plus de toux, langue humide, pouls à 92. (Bouillon de maigre de bœuf.) Du 10 au l4, amélioration de plus en plus grande, cependant la malade n'urine point encore dans le pot à cause de sa grande faiblesse et le pouls conserve de la fréquence. (3 potages au vermicelle.) Le 26, cette jeune personne va très-bien, n'urine plus dans son lit, le pouls reste à 108, l'appétit est bon, les digestions se font bien et le rétablissement s'opère avec lenteur. | • : *

4e OEs. — A. P. âgée de 27 ans, d'une excellente constitution, mariée depuis 4 mois et enceinte de 5 mois et demi, a éprouvé vers le dix novembre dernier, des malaises à l'épigastre, de l'anorexie, de la soif, de la courbature, fort peu de fièvre, qui cédèrent à l'application de dix sangsues au creux de l'estomac et à l'usage de boissons acidules; le surlendemain cette femme reprit ses occupations; quinze jours après, un grand mal de tête et un état de choses à peu près sem-, blable à celui dont je viens de parler, furent combattus par une saignée du bras, dont le sang se coagula promptement et qui n'offrit du reste rien de particulier-. Les occupations furent encore reprises deux jours après, et cependant cette jeune femme était incapable de travailler autant qu'elle le faisait. Huit jours après elle fut prise de nouveau des mêmes accidents qui cette fois continuaient et la sorcèrent de s'aliter le 4 décembre. Elle se plaignait alors d'un violent mal de tête, de vertiges, de brisement des membres, de douleurs au cou et au bas de la colonne vertébrale, d'un peu de toux avec expectoration; les gencives offraient une exsudation grisâtre, la bouche était amère, la langue pâle, saburrale, la peau sèche, brulante, la fièvre forte, la miction rare; il y avait des borborygmes, mais on ne perceVait , pas de gargouillement cœcal et le palper de l'abdomen ne déterminait aucune douleur dans cette cavité. ( Boissons pectorales, bottes de cataplasmes ) Le 5, même état. odeur de souris très-prononcée. (4 petits verres d'eau de Sedlitz gazeuse à 3l grammes, administrés à une heure d'intervalle.) Le 6, après la quatrième dose de l'eau purgative, évacuations bilieuses d'une odeur repoussante, au nombre de 7 ou 8, pendant les 24 heures. Langue un peu rouge, fièvre plus. forte, abdomen légèrement tendu et sensible. (Cataplasmes sur le ventre et contir nuation de ceux des pieds, mêmes tisanes.) Le 7, rêvasseries pendant la nuit,. langue lisse, même état du reste. Le 8, même état encore et épistaxis d'environ un Verre pendant la nuit. Le 9. abattement, commencement de stupeur, décubitus dorsal, pouls large, rebondissant, mais dépressible, à l l2; langue pointue, sèche au Centre, rouge au pourtour, dents supérieures fuligineuses, toujours de la toux ;. ràles sibilants dans presque toute l'étendue de la poitrine, respiration à 48 inspirations ; sonoréité de la région sus-ombilicale, à la percussion, mais pas de gargouillement ni de sensibilité; depuis la prise de l'eau de Sedlitz, il y a journellement 4 ou 5 selles liquides jaunâtres d'une odeur de plus en plus forte; aujourd'hui les matières évacuées sont infectes. (Deux-demi lavements d'eau de guimauve chlorurée; tisane de figues sucrée avec le sirop de gomme, bottes de cataplasmes légèrement sinapisés.) Le 10, même état, la nuit du 10 au l l, avortement qui s'est, opéré presque à l'insu de la malade ; du, reste, rien à noter à cette occasion ,, encroûtage fuligineux des dents, pouls assez développé, respiration suspirieuse à 44, stupéfaction très-grande de la face ; écoulement lochial nul, langue sèche.. non encroûtée, parole nasale et traînante. (6 sangsues à la vulve, cataplasmes chauds sur la région hypogastrique, 2 petits sinapismes à la partie supérieure et interne des cuisses et infusion de feuilles d'armoise, ajoutés aux moyens ordi-, naires.) Le 12, les piqûres des sangsues ont fourni peu de sang, pas d'écoulement lochial, abdomen ballonné, gargouillement cœcal , borborygmes u bruyants, pouls à 106-108-l 12 ; délire, commencement de surdité, yeux , ternes, chassieux,,

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