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donné l'idée de vous présenter une analyse complète du travail important que
nous avons sous les yeux; mais cette analyse est impossible, car trop de faits, trop
de science, trop de noms sont mis en œuvre; cet opuscule si riche pourrait faire
apprécier le savoir immense de l'homme que la science a perdu. Nous nous
bornerons à vous présenter une série de faits tirés des , travaux, de J. Guérin ,
et qui vous sont connus par la Gazette médicale rédigée par cet habile, orthopé-
diste, tels sont : la généralisation de la méthode sous-cutanée par Guérin,
Les manières d'appliquer cette méthode; • • • • • • • • • • • • • 1 s * • • • ^
Les caractères réels des applications de la méthode; , | e - o ao • • * • • • ° • • • • !
La chirurgie du système fibreux suivie d'une série d'opérations nouvelles faites

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l° La ligature sous-cutanée des ganglions (a), manière de traiter les tumeurs sy

noviales par la méthode sous-cutanée, par Barthelemi (b), nouvelle méthode opératoire des kystes séreux et synoviaux, par Malgaigne. L'auteur a fait l l opéra

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- - • t • • • • • • • ' •uo ooo oo • , • ' * , Quelques mots indiquent que l'auteur se proposait d'appliquer la méthode souscutanée au phymosis, au paraphymosis, au lypome, aux loupes, aux tumeurs hémorrhoïdales et à l'hydropisie du genou, , , , 4 ,uo • 1 • • 11 , , , , Par cette énumération, on voit que le docteur Hennemann a été un des plus zélés partisans de la méthode sous-cutanée ; que cette méthode, vraiment due au génie de Dieffenbach et Stromeyer, a fait vibrer toutes les fibres germaniques, qu'elle a mis en évidence toute la causticité de l'esprit de l'auteur et sa vaste érudition. , • • • - - - , i , ol 1 -11 • • • • • • | Telle est aujourd'hui la manie des innovations, que les applications les plus naturelles, fruits des études et des exemples de nos maîtres anciens servent d'échaffaudage pour monter la réputation des médecins qui ont soif de gloire et le renommée.A cette occasion, nous citerons deux faits qui sont devenus d'une authenticité irrécusable à la suite d'instructions judiciaires. : « Le premier concerne un employé des douanes belges, nommé Namur Michel, qui avait reçu plusieurs coups à la tête dans une rixe avec des contrebandiers ; cet homme se présenta chez moi le 5 juin 183t, il portait à la région occipito-pariétale droite, non loin de la suture sagittale, une tumeur de la consistance d'un fongus; il suintait un sang vermeil d'une petite plaie contuse, qui occupait le sommet de la tumeur; de temps en temps ce suintement se convertissait en un jet artériel, ce jet ne nécessitait aucune compression, aucune application , car il s'arrêtait spontanément lorsque le malade était épuisé. N'ayant pu parvenir à faire cesser l'écoulement du sang malgré le point d'appui présenté par le crâne, le douanier se présenta chez moi après quinze jours d'essais infructueux de tout genre. Je compris que l'artère occipitale droite était ouverte, et que son oblitération seule pouvait remédier à un mal qui menaçait les jours du malade. J'essayai encore la compression mais sans succès; au bout de huit jours je pratiquai une incision à la tumeur afin de trouver l'artère, mais le sang m'empêcha

,

de rien distinguer, malgré toutes mes précautions, et nos essais de compression sur l'artère, que je jugeai dès lors logée dans une rainure profonde de l'occipital, et je ne pus arrêter l'hémorrhagie qui était devenue de plus en plus inquiétante; assisté par le docteur Th. Wurth, de Luxembourg, praticien distingué, je proposai la ligature sous-cutanée comme seul moyen de succès; mon collègue approuva mon idée, et voici comment je procédai à une opération que je considère comme fort simple, et comme devant être indiquée à tout praticien par les théories de l'école; j'étais loin de penser que, quelques mois plus tard les Stromeyer, les Dieffenbach, les Guérin, les Bouvier, les Blandin, les Velpeau et les Hennemann se disputeraient avec acharnement la priorité de cette opération, comme formant une innovation d'une haute portée, capable de porter au sommet de l'Hélicon le nom de son auteur. Quoi qu'il en soit, voici comment j'opérai :

, Mon ami et collègue Wurth assujettit la tête du douanier contre sa poitrine en croisant ses mains un peu au-dessus de la tumeur ; je saisis une aiguille courbe courte, à pointe en fer de lance , armée d'un cordonnet en soie; j'enfonçai l'aiguille au travers de l'épais cuir chevelu à environ quatre lignes de la place ou je sentais les pulsations artérielles; la pointe atteignit l'os, je la sis lentement avancer sur l'occipital jusqu'à la rainure occupée par l'artère ; je continuai mon mouvement sans quitter la table osseuse, je redressai un peu l'extrémité postérieure de l'aiguille afin de ne pas m'exposer à blesser l'artère; je fis ensuite décrire à l'aiguille une légère courbe après laquelle la pointe quitta l'os, et vint sortir à environ 6 lignes de l'autre côté de l'artère ; je tirai l'aiguille à moi; je saisis les deux extrémités du cordonnet que je nouai fortement sur un morceau de plomb arrondi, de la grosseur du doigt; je n'eus pas besoin de faire de tâtonnements, car, dès que j'eus serré le cordonnet, l'écoulement sanguin cessa complétement.Après huit jours, le fil, qui n'avait pas divisé le cuir chevelu sous le plomb, fut retiré, et le douanier parfaitement guéri sans aucun accident, reprit son service ; il existe encore aujourd'hui, et il n'a jamais ressenti aucun incon

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Jean Fischbach, tisserand et garde-champêtre, à Lintgen ( grand-duché de Luxembourg), reçut, le 24 décembre 183l, un coup de feu à bout portant, du nommé Jean Maisch, qui faisait partie du corps commandé par monsieur de Tornaco; la balle traversa le fuisceau supérieur du muscle grand dorsal immédiatement au-dessus de la clavicute; Maisch est très grand et ce coup porta d'avaiit en arrière de haut en bas, en rasant la clavicule à un pouce et demi de la carotidé, à l'endroit où l'extrémité de la clavicule commence à s'aplatir. ' " " " "

Les docteurs Dutreux et Weber, de Luxembourg, envoyés d'office, nettoyèrent la plaie sans oser débrider, à cause du voisinage de troncs artériels et veineux; ils se bornèrent à comprimer, mais malgré tous les appareils de compression, une hémorrhagie inquiétante se manifesta le 28; elle se renouvella depuis tous les deux jours, en dépit de toutes les applications, chaque fois que Fischbach, à peu près exsangue avait repris un peu de force. Je fus appelé le 5 janvier 1832: à mon arrivée, je trouvai Fischbach très-faible et perdant par suintement à travers les bandages et les compresses, une notable quantité de sang d'un beau rouge. J'étais muni de tout ce qui pouvait m'être nécessaire, j'avais sur moi de l'éponge préparée; je fis comprimer autant que possible la sous-clavière, je présumai que le sang artériel pouvait être fourni par la petite branche, qui se distribue vers l'épaule, et dont la position n'est pas fixe; j'introduisis un morceau d'éponge préparé recouvert d'une couche de la poudre stiptique d'Osiander ; je laissai dépasser les deux bouts et je fixai le tout avec un appareil contentif, l'hémorrhagie fut ainsi contentie pèndant deux jours, puis elle reparut, mais moins inquiétante et ainsi tous les deux jours jusqu'au 18; tous les deux jours j'introduisis de la même manière une éponge préparée plus grosse, et ce jour-là, voyant que malgré l'énormité de l'éponge en dernier lieu introduite, rhémorrhagie renaissait encore. et qu'elle conservait un caractère artériel, je résolus de tenter, non pas une ligature immédiate, mais une ligature semi-sous-cutanée; je ns en conséquence passer une forte aiguille courbe et plate par l'ouverture antérieure en dirigeant la pointe avec l'index gauche; parvenu au-dessous des vaisseaux sousclaviers, je poussai l'aiguille d'arrière en avant, en faisant passer la pointe sur la première côte afin d'éviter les gros vaisseaux, et elle traversa la peau'à un demipouce environ au-dessous de la clavicule;je plaçai sur cet os, une compresse pliée en quatre; sur la compresse j'appliquai un morceau d'éponge préparée à défaut d'autre objet convenable, et je liai les bouts du lacet de soie avec force; cette ligature nécessita un pansement tous les quatre jours jusqu'au 13 février; le Iacet fut alors coupé et retiré sans aucun accident; l'hémorrhagie n'avait plus reparu depuis la ligature, mais le bras était paralysé. Des soins ultérieurs rendirent la chaleur et la sensibilité au membre, mais les forces qu'il récupéra permirent seulement à Fischbach de se servir de cette main pour porter les aliments à sa bouche et pour signer ses procès-verbaux. cet homme a du reste joui d'une santé parfaite jusqu'en 1840; il a succombé au typhus. Il eût été intéressant de pouvoir faire l'autopsie de son cadavre pour vériner l'état de la sous clavière ; mais j'habitais déjà Bruxelles, et je n'ai appris la mort de Fischbach, que par la feuille grand-ducale. "' 211o ' , -11o11 - 1p oo 1910 , , ! .11a 9'i !oss -11 ,o & Lol 1-1 , 11: * Tel est, messieurs, le contenu de ce petit volume auquel nous avons cru pouvoir joindre deux observations tirées de notre pratique particulière, et qui tendent à prouver qu'une opération n'est pas toujours nouvelle parce que rambition , la vanité, ou une autre cause, a fait imposer un nom nouveau qu'on ne trouve pas dans les anciens auteurs, qui ne ligure pas dans les dictionnaires mêmes. Et, en effet, quelle n'est pas la série des noms nouveaux ? En vérité, si Boerhave, Stoll, Sydenham, Barthez, ou le naïf Jean-Louis Petit'revenaient, ils devraient abdiquer leur savoir, ils croiraient s'être trompés de planète et être tombés dans une autre constellation. Hé, messieurs, ne nous y trompons pas, c'est parce que les noms sont doublés, triplés, décuplés, que personne ne s'y reconnaît plus; une fièvre bilieuse est une fièvre gastrique, c'est une gastrite, c'est une gastro-duodénite, c'est une gastrodynie, c'est une gastralgie, c'est une gastrorrhée, c'est même quelquefois une gastro-entérite ; que sais-je ? Hé bien, messieurs, que ceux qui croient que la prétendue méthode physiologique a simplifié la classification et la nomenclature en localisant la maladie, que ceux-là, disons-nous, comparent la mouvelle nomenclature même avec celle de Sauvages, et l'avantage de la simplicité restera aux anciens. Sous-cutanée! s'écrie l'auteur avec la jeune Germanie médicale, voilà notre mot d'ordre; un autre pourrait lui être substitué de ce côté-ci du Rhin ; c'est le mot anatomie. En effet, quel est doncl'homme doué du moindre talent qui, connaissant l'anatomie et les phénomènes vitaux, ne trouve et n'ait trouvé dans son esprit le moyen de faire face à une nécessité, à un accident opératoire ; si nous avons fait des ligatures, nous n'avons jamais songé à nous en faire un mérite transcendant# mais nous avions vu opérer les Dubois, les Boyer, les Dupuytren, les Roux, les Marjolin, les Tartra et autres, nous avions vu le génie opératoire dans toute, sa splendeur comme dans toute sa simplicité, et nous nous sommes dit : c'est à nos prédécesseurs que revient le mérite de ce que nous avons fait. , 2o oooonne on abo> Les principes sont immuables, mais la dextérité et le savoir sont personnets et ?éo jugement seul sait le mérite. . • .. | | | | uo :: so° J

La question de la ténotomie vient d'acquérir une importance, un caractère d'actualité par la discussion qui est pendante devant l'Académie de médecine de Paris; le rapport de M. Velpeau sur le mémoire présenté par le docteur Malgaigne, a fait monter à la tribune le rédacteur de la Gazette médicale, le prôneur intéressé de tout ce qui rentre, dans le cadre orthopédique selon Malgaigne; l'homme dont la plume est si féconde et si savante, a soutenu la myotomie avec toute l'habileté d'un'avocat consommé, avec tout le talent d'un orateur roué; il est à regretter que la partie scientifique et physiologique ait pris si peu de place dans les discussions de la séance du 12 novembre; toutefois, nous ne pouvons vous taire une idée que des débats ont fait naître dans notre esprit. - » L'Académie de médecine de Paris a nommé une commission pour lui faire un rapport sur un mémoire de M. Malgaigne, ce mémoire tend à démontrer que le docteur Guérin n'a pas mis toute la bonne foi désirable dans ses relations sur,la myotomiei l'Académie s'est fourvoyée : elle a fait vérifier à domicile et contre le gré du docteur Guérin, 24 individus sortis de son établissement. Cette marche est-elle tolérable, messieurs?Non; c'est une inquisitioncontre laquelle nous devons protester, contre laquelle nous protestons, parce que, nous aussi, nous avons une Académie, qui pourrait être saisie d'un esprit envahisseur; mais, disons-le hautement aussi le docteur Guérin aurait dû prouver sa bonne foi en prenant l'initiative et en introduisant la commission près de ses clients; au lieu de cela, nous voyons des discussions envenimées, chargées de récriminations; un exemple déplorable est donné au monde savant et au public. Pour nous, cette affaire ne rentrant pas dans notre sujet, voici ce que nous avons conclu de l'ensemble de la discussion du 12 novembre et de l'ensemble du livre du docteur Hennemann : , , La manie des innovations a envahi jusqu'aux sommités de la science, et comme les partisans de Broussais naguère étaient devenus des séides, les partisans de la ténotomie sont tombés dans l'exagération; Hennemann a caché sa violence sous le manteau du patriotisme, du nationalisme ; Guérin cache son enthousiasme sous le voile du philosophisme médical ; Malgaigne, animé par un sentimeut d'investigation peu délicat, a attaqué l'exclusivisme : inde ira, n , , u,.soua i ui.au ,u, 2 o Veuillez, messieurs, pardonner l'excentricité de ce travail; l'attaque était yirun lente et le sentiment n'a pu se dissimuler : cependant, nous pensons que l'homme qui a pratiqué 33 opératious sous-cutanées nouvelles, nouvelles selon le grand

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* sur les effets spécifiques de l'opium la frayeur, la peur ou une autre passion dans l'épilepsie produite par la frayeur, ' quelconque, pourvu que le médicament la peur ou une autre passion quelconque. soit employé lors du début.Selon M. Neu— L'illustre M. le Dr Neumanu avance que mann, ordinairement le premier accès de ce bien que l'action de l'opium dans l'épilep-, genre d'épilepsie n'est pas suivi d'un deu

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sie se borne en général à rendre les paroxysmes de l'épilepsie plus légers ct plus rares et qu'il arrête la terminaison de cette maladie par l'idiotisme, ce médicament posséde néanmoins des vertus spécifiques contre l'épilepsie dans un seul cas. Or, ce cas c'est celui où l'épilepsie a été produite par

xième si l'on donne au malade immédiatement après la fin de l'époque soporeuse, ou lorsque l'accès ne se termine pas par le sopor, après une courte récréation, une dose entière de laudanum ou d'accétate de morphine additionné d'une substance aromatique quelconque.L'électuaire dethériaque des et le malade passa ce jour-là, ainsi que la '

anciens tant vanté, prescrit à une dose telle qu'il provoque le sommeil, possède d'après le Dr Neumann les mêmes vertus. ll va, du reste, sans dire que cet effet nepeut être obtenu que lorsque les malades évitent soigneusement des excès et que la cause oecasionnelle de l'épilepsie ne se renouvelle pas. Le Dr Neumann ajoute que l'épilepsie produite par la frayeur devient incurable, pour toute la vie si on la traite au moyen d'émissions sanguines. Il prétend avoir traité, à l'aide de l'opium, cinq cas d'épilepsie produite par la frayeur avec un succès tel qu'aucun de ces malades n'a plus eu à subir des accès d'épilepsie, du moins qu'il le sache.

(Neumann von den Krankheit. des menschen. V. Band. Berlin, 1844, p. 585-586.)

(Traduit par le Dr RIEKEN.)

Sur l'effet du soufre sublimé contre le rer solitaire; par le Dr TRIDENTI. (Traduit par le Dr RIEKEN.) — M. Tridenti (Annali medico-chirurg.)vante extrêmement l'effet du soufre sublimé contre Hever sositaire. Après avoir employé sans succès chez 15 individus l'écorce de la racine de grenadier, il se proposa de le seizième malade d'une affection herpétique au moyen du soufresubliméà la dose de 16 grammes par jour, avant de lui prescrire ladite écorce. Au bout de quelques jours, le malade, immédiatement aprèsavoir pris une dose du médicament, éprouva des coliques atroces accompagnées de tenesme et d'une espèce de secousse dans les intestins. Le Dr Tridenti, convaincu que ces symptômes étaient provoqués par le soufre qui avait agi dans ce cas d'une manière inattendue comme vcrmi| fuge, ne tarda pas de donner au malade encore une dose de fleurs de soufre de manière que la quantité qu'il avait prise ce jour-là s'élevait à environ neuf grammes. Il s'ensuivit un nouvel accroissement des coliques,

nuit suivante dans une grande agitation. Le matin suivant, la moitié du ver ayant été expulsée, on prescrivit la décoetion del'écorce de grenadier afin d'expulser le ver tout entier, ce qui eut aussi lieu. Le ver avait quatre aunes de long. Dans les quinze cas ou le Dr Tridenti avait essayé sans succès l'écorce de grenadier, l'expulsion du ver fut amenée par le soufre seul donné à la dose précitée. | • | • | • |

(Sachs's allg. med.Central Zeitung. 1845, p. 28.) | | |

Traitement de la dysenterie au moyen d'une décoction de tamarin et d'ipécacuanha; par le Dr TURELETTI. (Traduit par le Dr RIEKEN.) — Le Dr Tureletti

(Giornale per servire alprogr. della patol. e ter. et Froriep's Notizen, 44. N° 681); préconise la méthode suivante de traiter la dysenterie : il donne toutes les vingt minutes une cuillerée à soupe d'un mélange préparé d'une décoction de 2 à 5 onces de tamarin dans une livre d'eau et d'une infusîon d'un scrupule à un gros d'ipécacnamha pulverisé. Le Dr Tureletti a toujours observé que l'emploi de ce mélange, surtout lors du début de la maladie , même chez les malades qui avaient été traités sans snccès au moyen de saignées, de sangsues, d'opium. du blanc d'œufs, de purgatifs et des émollients, eut pour § la diminution des évacuations et des douleurs. Les malades furent mis à même de prendre des boissons sans éprouver du ténesme, celui-ci diminua, les selles deviiirent moins sanguinolentes

plus normales, la fièvre disparut, les urines supprimées furent évacuées plus abondamment et la transpiration reparut accompagnée de sueurs favorables. Le Dr Tureletti assure avoir vu guérir par cette méthode, au bout de 48 et même de 24 heures, plus de 200 cas de dysentérie épidétnique et plus de 50 cas de dysenterie sporadique. Il prétend n'avoir perdu aucun malade lorsqu'il était deihaiidé # 1l avance, dti reste, qu'à l'instar du quinquina qui ne guérit que les fièvres intérmittentes simples, le tamarin et l'ipécacuanha ne sont des médicaments héroïques que dans la dysenterie † et vraie. Afin d'obtenir des résultats heureux de ce truitement, il faut étudier la tolérance de chaque malade, doubler les doses, et lesdonner plus souvent 'ou plus rarement tout en entretenant un état de nausée continuelle. H est utile de faire continuer rusage de la décoction de tamarin encore pendant deux ou trois jours après la disparition desselles sanguinolentes. ou y ioo o r 111 i f : ;s; - • ! "

(Sachs's allgem. medicinische Central

Zeitung, 1845, p. 28.)

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