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qui, au début de leur carrière , obtiennent,

de la confiance de l'administration des hospices, les fonctions de médecin des pauvres. La voie que leur a tracée le Dr Puttaert est fertile en bons résultats , elle contribuera à former leur jugemcnt, perfectionnera leur diagnostic, et leur donnera une juste appréciation des traitements qu'ils auront mis en usage. Voilà pour leur intérêt; mais de quelle utilité ne seront pas ces documents, quand il s'agira de rechercher l'influence des diverses professions sur la santé des ouvriers, d'en tirer les conséquences propres à améliorer leur sort, et de diminuer les maladies auxquelles ils sont exposés. La statistique, à son tour, cette science nouvelle qui , pour être valable et utile , a besoin de puiser ses renseignements à des sources pures, authentiques, et judicieusement observées, trouvera dans ces récueils, des éléments qu'elle pourra utiliser sans crainte, et avec la certitude de les avoir empruntés à des observateurs compétents. » Quelques lacunes nous restent cependant à signaler dans l'œuvre de notre confrère; nous aurions voulu y voir renseigner les traitements employés, juger leur valeur et leurs résultats ; indiquer ct apprécier plus souvent la nature des professions et les maladies qui leur paraissent propres, etc. Nous observerons aussi que l'auteur ne nous dit rien des vaccinations, de leurs effets; que dans ses tableaux nous ne voyons pas figurer les maladies de la peau, les affections véné . riennes, et tout ce qui les concerne, etc. » Quoi qu'il en soit, Messieurs, et à part ces omissions, et le style peu châtié de cette œuvre, nous estimons que cc travail , pour

les raisons indiquées ci-dessus, mérite un encouragement; et nous avons l'honneur de vous proposer d'admettre son auteur parmi nous, si tel est son désir, ou bien de l'inscrire sur la liste des membres correspondants de la Société. • r* Après cette lecture, MM. DIEUDoNNÉ et BIvER, commissaires, présentent des consi- . dérations dans lesquelles ils font ressortir les lacunes qui existent dans le travail de M. Puttaert, - . 1 toi 1.1 M. JoLY défend son rapport, qui cst ap-/ puyé ensuite par M. Van Swygenhoven.MM. Pigeolet, Martin et Langlet prennent également part à cette discussion. o , tout M. le président ayant déclaré la discussion close, M. Joly insiste pour que la Société vote l'inscription du nom de l'auteur du mémoire sur la liste des aspirants au titre de membre correspondant. 1 - o , MM. Dieudonné et Biver proposent, au contraire, d'adresser des remercîments à l'auteur et d'insérer le rapport de M. Joly dans le bulletin de la séance. Sur l'observation de quelques membres, qui soutiennent que le titre de membre cor-, respondant ne peut, aux termes du nouveau règlement, être accordé à des médecins résidant à Bruxelles, M. le président met, au préalable, la question aux voix. Elle est résolueaffirmativement par huit voix contre cinqM. Joly demande alors que M. le président mette aux voix sa seconde proposition, qui est d'admettre M. Puttaert au nombre des membres titulaires. Le scrutin donne pour résultat : 7 voix pour, 6 voix contre la proposition. En conséquence, M. Puttaert est nommé membre titulaireSur la proposition de M. Biver, l'im-t pression du rapport est ordonnée. , / M. LANGLET lit, au nom d'une commission un rapport sur le mémoire communiqué par M. le docteur VAN HoETER, ayant pour titre : Considérations sur les sausses ankyloses du genou; il propose de conférer à l'auteur le titre de membre titulaire et d'imprimer son travail dans le recueil de la Compagnie. Après une courte discussion, les conclusions du rapport sont adoptées. " .2 M. DIEUDoNNÉ fait, au nom d'une commission, un rapport sur les titres et les travaux de M.leldocteur DELsTANcuE, et propose de lui conférer le titre de membre titulaire. Après quelques observations émises par M. Joly, cette proposition est mise aux voix et adoptée. — La séance est levée- r

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dans le traitement de l'épilepsie. (Com-,

missaires : MM. Dieudonné, Marinus, et Daumerie, rapporteur.) M. DUGNIoLLE présente, de la part de M. CUNIER, membre correspondant, les deux brochures suivantes : 1° Lettre au professeur M. Serre, de Montpellier, sur l'emploi des verres de lunettes dans le traitement de quelques affections oculaires. 2° Du danger de l'emploi de quelques collyres mal formulés, ou mal préparés, dans les cas d'altération de la cornée. (Commissaires : MM. Dugniolle, Nollet et Martin.) La Société reçoit un grand nombre de journaux et recueils périodiques, qui sont renvoyés au comité de publieation. L'ordre du jour appelle la lecture du rapport de M. BIvER, sur l'ouvrage posthume du docteur HENNEMANN, traitant des sections sous-cutanées. Conclusions : remercîments à la veuve de l'auteur pour cette communication, et inscription du nom de feu Hennemann sur la liste nécrologique des membres correspondants de la Société. — Adopté. ' La Société ordonne en outre le renvoi du rapport au comité de publication. La discussion sur la ténotomie reste ouverte pour être mise à l'ordre dujour d'uneprochaine séance. " M. DIEUDoNNÉ fait un rapport verbal sur l'ouvrage de M. le docteur d'AUMERIE, de Schcveningue, concernant l'épidémie de choléra qui a régné dans cette dernière localité. * M. BivER lit un rapport sur un ouvrage du même auteur, traitant des bains de mer de Scheveningue. Les deux commissaires concluent à des remèrcîments et à l'inscription du nom de l'auteur sur la liste des aspirants au titre de membre correspondant. — Adopté. M. BivER lit un rapport sur l'ouvrage de M. le docteur ScHMITT, de Bingen, relatif aux bains de Bingen ct le traitement par les raisins. Il conclut à des remercîments et à l'inscription du nom de l'auteur sur la liste des candidats au titre de membre correspondant. - Adopté. " " " " M. DcoNioitr fait un rapport sur une observation d'éclampsie , présentée par M. MARTIN, membre titulaire, dont il propose l'impression. . "

La discussion et le vote sur ce travail sont ajournés à la séance prochaine. M. DIEUDoNNÉ fait un rapport verbal sur la Flore de la province de Frise (PaysBas), par M. BRUINsMA, pharmacien, à Leeuwarden. Il propose d'inscrire le nom de l'auteur sur la liste des candidats au titre de membre correspondant. — Adopté. La Société délibérant ensuite sur une proposition faite par M. Dieudonné, décide qu'une commission de cinq membres sera chargée de lui présenter un travail sur le choix des questions à proposer au concours. Sont appelés à faire partie de cette commission : MM. Nollet, Dugniolle, Langlet, Leroy et Biver. Le reste de la séance est consacré à des questions d'administration intérieure.

ACADÉMIE RoYALE DE MÉDECINE DE BELGIQUE.
Séance du 1er décembre 1844.

Après la lecture du procès-verbal et le dépouillement de la correspondance, M. LEQUIME donne lecture d'une proposition tendante à confier à une commission de cinq membres, l'examen d'un projet de caisse de prévoyance, à établir en faveur des médecins belges, de leurs veuves et de leurs enfants mineurs. MM. Graux et De Mersman sont entendus sur cette proposition, et la Compagnie décide qu'elle sera renvoyée à l'examen d'une commission à nommer par le bureau. Cette commission se composera de MM. De Hemptinne, Lequime, Quetelet, Tallois et Verheyen. M. SEUTIN donne lecture d'un mémoire sur la compression temporaire de l'aorte ventrale dans les cas de métrorrhagie grave, à la suite de l'aecouchement. ' ' ' MM. Sauveur, Cranincx, De Layacherie, Verbeeck et Lombard, sont entendus sur cette communication, qui est renvoyée à l'examen d'une commission. - M. GRAUx donne lecture, tant en son nom qu'en celui de M. le docteur Bougard , d'une observation sur un cas de résection du péroné. · · · · · • . M. Seutin demande et obtient la parole sur cette communication, dont la Compagnie vote l'insertion dans son bulletim. L'ordre du jour appclle ensuite la délibération sur le rapport que M. Gouzée a présenté au nom de la commission chargée de l'examen d'un mémoire présenté par M. Graux, à l'occasion d'un cas de mêtropéritonite puerpérale. · · · M. Graux est entendu sur ce rapport. I.a communication de ce membre donne lieu à une discussion à laquelle prennent successivement part MM. Gouzée, Seutin, Ver

heyen, De Lavacherie, Carlier et Mascart. M. Graux se ralliant à la proposition de M. Seutin, appuyée par M. De Lavacherie, d'ajourner la discussion, cette proposition est mise aux voix et adoptée. L'Académie se réserve de statuer sur la publication du mémoire de M. Graux.

M, DE LAvACHERIE est appelé à donner lecture du rapport de la 5° section sur une note de M. le docteur PEETERMANs, de Seraing-sur-Meuse , ayant pour titre : De l'abus et des dangers de la saignée pratiquée par les sages-femmes.

Les conclusions de ce rapport sont mises aux voix et adoptées sans discussion. Elles sont ainsi conçues :

« La section conclut à ce que l'Académie décide qu'il y ait lieu : 1° de remercier M. Pectermans de sa communication ; 2° de renvoyer son travail à la commission de législation médicale pour y avoir tel égard que de droit ; 5° d'écrire, dès à présent, à M. le ministre de l'intérieur, pour le prier de vouloir bien prendre de nouvelles mesures, afin d'assurer la stricte exécution de la loi du 12 mars 1818 et des règlements qui y sont suite. »

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la 2° section, sur un mémoire de M. SovET, membre correspondant, intitulé : De l'action physiologique du seigle ergoté. Les conclusions portent : 1° Que l'Académie appellera l'attention du gouvernement sur les dangers qui résultent de la nécessité où les habitants de quelques localités du royaume se trouvent , en certaines années, de faire usage de pain altéré par l'ergot du seigle, ce qui les expose à des épidémies meurtrières ; 2° Que des remercîments seront adressés à M. le docteur Sovet, et que son travail sera déposé dans les archives de l'Académie. — Adopté. M. VERHEYEN donne lecture de la première partie d'un mémoire sur la vaccine, L'Académie suspend le vote à émettre sur l'impression de ce travail, jusqu'à ce que son auteur ait pu en achever la lecture. M. FALLoT soumet à l'Académie un corps étranger trouvé dans la litière d'une vache et qui paraît être une partie du corps d'un esturgeon que cette vache aurait rendue. MM. Petry, Seutin et Burggraeve sont entendus sur cette communication. La pièce offerte à la Compagnie par M. Fallot, sera déposée dans ses collections.

ACADÉMIE RoYALE DE MÉDECINE DE PARIs. Séance du 22 octobre 1844.

M. CAPURoN fait un rapport favorable sur un mémoire de M. NÉGRIER (d'Angers), ayant pour titre : De la crâniotomie et d'un nouvel instrument pour prâtiquer cette opération. -

M. le docteur BRAME, de Tours, lit un résumé des expériences qu'il a entreprises dans le but de constater l'action du vinaigre cantharidé sur l'économie animale. — Les paysans de la Touraine, qui récoltent beaucoup de cantharides, tuent ordinairement ces inscctes en les plongeant dans du vinaigre de vin, qu'ils gardent souvent pour l'année suivante. L'auteur s'est assuré que ce vinaigre contient, en dissolution, assez de principes actifs de la cantharide pour devenir un poison qui donne la mort à une dose plus élevée. Ce poison est d'autant plus redoutable que les symptômes qui se manifestent après son ingestion, ne sont guère différents de ceuxd'unegastro-entéritespontanée très-violente. Il appelle sur ce point l'attention des pathologistes et des médecins légistes. - , M. BÉRARD présente, au nom de MM. Carteaux et Chaillou, des pièces d'anatomie artificielle de leur invention. Ces pièces sont moulées sur nature par un procédé perfectionné qui paraît n'avoir pas, comme le plâtre coulé, l'inconvénient d'affaisser les tissus. L'emploi de ce moyen pcrmet de saisir en quelque sorte la nature sur le fait et d'obtenir une empreinte qui donne ensuite une image en relief parfaitement identique à la pièce originale.

M. GIBERT présente un cas remarquable de guérison de Lupus du visage (esthiomène d'Alibert) chez une jeuue fille scrofuleuse âgée de 20 ans. La face a été dévorée par les ulcérations tuberculo-croûteuses rongeantes, et toute la portion charnue et cartilagineuse du nez a été détruite par les progrès du mal, en sorte que cet organe se trouve réduit à la base osseuse.

Séance du 5 novembre.

M. VELPEAU lit, en son nom et en celui de MM. Roux et Baudelocque, un rapport sur un mémoire présenté par M. Malgaigne, qui a pour titre : De la valeur réelle de l'orthopédie, et spécialement de la ténotomie rachidienne dans le traitement des déviations latérales de l'épine. Les conclusions de cc rapport sont : « 1° Que M. Malgaigne a bien mérité de la pratique en montrant, sous leur véritable jour des faits présentés jusque-là d'une manière inexacte ou incomplète. » 2° Que des remerciments lui sont dus pour avoir fait ressortir de ces faits des vérités dont la connaissance n'importe pas moins à la sécurité des familles qu'à la science et à la dignité de notre profession. » 5° Qu'il convient d'imprimer son travail dans le prochain volume de l'Académie.» La discussion de ce rapport est renvoyée à la séance suivante. M. AUz1As-TURENNE communique le résultat des expériences qu'il a entreprises dans le but d'inoculer la syphilis aux animaux ; il a jusqu'ici inoculé des chancres avcc succès au singe, au chat, au chien et au lapin ; il a pu constater que le chancre passe de l'hommc à l'animal plus difficilement que de l'animal à lui-mêmc. M. le docteur RoTTÉ présente un appareil destiné : 1° à rendre fixe le double plan incliné dont quelques chirurgiens se servent encore dans les fractures du fémur et des membres inférieurs ; 2o à permettre l'extension continuelle sans faire éprouver au malade une gêne notable.

Séance du 12 novembre.

M. GUÉRIN ouvre la discussion sur la myotomie rachidienne , par un discours dans lequel il cherche à combattre le rapport de M. Velpeau. MM. RoUx et VELPEAU sont ensuite entendus, après quoi la discussion est renvoyée à la séance prochaine. L'Académie se sépare au milieu de la plus vive agitation. Séance du 19 novembre.

Cette séance, aussi orageuse que la précédente, a encore été consacrée entièrcment

à la discussion du rapport sur la myotomle rachidienne. M. GUÉRIN a d'abord répondu aux attaques dont il avait été l'objet et rétabli les faits qu'on lui imputait d'avoir publiés comme guéris alors qu'il n'en était pas ainsi. L'honorable membre termine par ces paroles: « L'Académie sait et voit maintenant ce qu'on a voulu, ce qu'on lui demande. Ce qu'on lui demande , ce n'est pas de réprouver la myotomie rachidienne, mais de venir, sur des preuves dont elle est à même d'apprécier la valeur et le caractère, se prononcer sur la dignité d'un médccin....., d'un de ses membres. Dans cette grave conjoncture, l'Académie réfléchira ; elle pèsera les faits, recueillera ses impressions; elle pensera à la science, à l'avenir, à sa propre considération..... Quant à moi, messieurs , et ce sont les dernières paroles que je prononcerai dans cette lutte acharnée de tous contre un seul,— j'ai sacrifié, pour défendre la science et la vérité, mon repos, ma santé, ma fortune. Dussé-je y sacrifier plus encore, jamais je ne fléchirai , jamais la critique calomnieuse ne me fera passer sous ses fourches caudines; je résisterai et j'attendrai justice de l'avenir. » A M. Guérin ont succédé MM. RoUx et VELPEAU dont les discours n'étaient pas IIlOIIlS aIllIIlCS. M. BÉGIN est venu ensuite, pour mettre un tcrme à cette discussion, proposer que l'Académie se borne à la formule d'usage : adresser des remerciments à l'auteur du mémoire , déposer son travail aux archives et l'insérer à titre de renseignement seulement, dans le bulletin de la compagnie. Cet amendement est adopté, sauf les mots : à titre de renseignement, qui sont rejetés à la majorité de 41 voix contre 26. L'Académie se sépare dans la plus vive agitation. Séance du 26 novembre.

M. GIMELLE fait au nom d'une commission, un rapport sur le mémoire de M. A. RoBERT, relatif aux fractures du col du fémur avec pénétration.

M. RoUx présente une tumeur fibreuse qu'il a enlevée, le matin, et qui, contrairement aux opinions récemment émises par M. Cruveilhier , présente des marques évidentes d'un commencement de dégénérescence. Il soumet une pièce à l'examen de plusieurs chirurgiens , qui déclarent reconnaitre que c'est effectivement une tumeur fibreuse dégénérée.

M. JoBERT (de Lamballe) présente un cas très-intéressant d'uréthroplastie, et donne des détails sur l'opération qu'il a pratiquée.

L'Académie se forme ensuite en comité SCCTet.

DE MEDECINE.

(MARS 1845.)

I.—MÉMOIRES ET OBSERVATIONS.

RELATIoN D'UNE ÉPIDÉMIE DE FIÈvRE TYPHoïDE qui a régné à Vaux, arrondissement de Clermont (Oise), pendant les mois d'octobre, novembre et décembre 1843, janvier et février 1844; par le docteur J. B. DEBoURGE, de Rollot.

(Suite. — Voir le cahier de février, p 97.)

La plupart des malades offraient à l'observation des soubresauts de tendons ; un certain nombre avaient les mains tellement agitées qu'à peine ils pouvaient saisir les objets qu'il voulaient avoir et tenir le vase contenant la tisane qu'ils devaient boire ; quelques-uns tremblaient si fort qu'il ne leur était pas possible de porter le verre à la bouche; plusieurs présentaient des mouvements spasmodiques des muscles de la face et des lèvres, et cela principalement pendant les moments de sommeil ou d'assoupissement, d'autres avaient de la carphologie ; beaucoup offraient, sur les parois abdominales et la partie inférieure de la poitrine, des taches typhoïdes qui, constamment, se montraient d'autant plus nombreuses que leur maladie était plus intense , et des sudamina siégeant au cou principalement. se manifestaient quand des transpirations abondantes avaient lieu. Mais le plus généralement la peau était sèche, brûlante au toucher; cette chaleur ardente de la peau était surtout caractéristique de la forme bilieuse de la maladie. Une malade qui a failli périr, a eu deux parotides successives. La grande lèvre gauche d'une jeune fille aussi très-gravement affectée, est devenue le siége d'un engorgement inflammatoire, et un adulte dont l'existence a couru les plus grands dangers, a souffert d'un phlegmon inguinal vers la fin de la maladie. La dilatation, l'immobilité et la pulvérulence des narines , qui n'ont fait défaut dans presque aucun des cas graves, étaient constamment liées aux autres signes d'une extrême prostration ; alors fréquemment aussi des évacuations involontaires avaient lieu et des selles noires survenaient, ce qüi ne pouvait que rendre encore plus fâcheux le pronostic que je portais ; dans plusieurs cas les urines ont présenté une coloration brunâtre et généralement elles se sont montrées plutôt rares qu'abondantes, plutôt troubles que limpides, plutôt briquetées que non colorées. Quand l'émission de ce fluide avait lieu à l'insu des malades, ce symptôme plus grave encore que , la sortie involontaire des matières stercorales, était constamment du plus mauvais augure, indiquait un trouble on ne peut plus grand dans les fonctions des systèmes nerveux et musculaire. • *

Dans le début de la maladie, la langue était jaunâtre, saburrale, pointillée à sa surface, et le plus ordinairement son limbe présentait une rougeur assez vive. Elle était assez fréquemment pointue et, dans beaucoup de cas, elle tremblait quand les malades la voulaient sortir de la bouche. Lorsque cet organe avait de la tendance à se sécher, il devenait lisse, d'abord à la partie moyenne, puis il se fen

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