Œuvres, Volume 12

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Giguet et Michaud, 1805
 

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Page 117 - Son panache flottant , son aigrette royale ; Son plumage doré descend en longs cheveux; L'orgueil est dans son port , l'éclair est dans ses yeux ; Sa voix est un clairon ; son organe sonore Marque l'heure des nuits, et réveille l'aurore ; C'est le chant du matin, c'est l'annonce du jour, L'accent de la victoire , et le cri de l'amour ; Lui seul réunit tout , force , beauté , courage. De la création le plus brillant ouvrage , Après lui vient le paon de lui-même ébloui; Son plumage superbe...
Page 148 - ... S'évapore au soleil par ses rayons séchée : Je regarde, je vois ce ciel brillant et pur, Ce vaste firmament, cette voûte d'azur. De mon lit de gazon tout à coup je m'élance, Et sur son double appui mon corps droit se balance. De là mes yeux charmés embrassent à la fois Les coteaux, les vallons, et les prés et les bois : Tout m'étonne et me plaît. Bientôt d'une onde pure Arrive jusqu'à moi l'agréable murmure ; Sur ses bords se jouaient mille animaux divers ; Les uns foulent les...
Page 306 - Qui tiendra vous verser des eaux rafraîchissantes ? » Hélas ! chaque matin je courais vous revoir , » Je vous soignais le jour, vous visitais le soir ; . » Des eaux du paradis j'entretenais vos charmes, » Et mes yeux maintenant vous arrosent de larmes ! » Adieu donc pour toujours ! vous n'aurez plus ailleurs » Ni les mêmes parfums, ni les mêmes couleurs! » Et toi, que je parais des plus riches guirlandes , » Lit où l'hymen reçut de si douces offrandes , >» II faut donc te quitter!...
Page 107 - ... Plonge sa masse inerte et sa grossière lie ; Attirant , attiré, l'être à l'être s'allie: L'un écoute sa haine , et l'autre son amour; Et comme ses penchans, chacun a son séjour. Le feu vole , l'air monte , et dans l'air élancée, La terre , par son poids , y demeure fixée. Alors l'Éternel dit au néant qui conçut: Que la lumière soit ! et la lumière fut; La lumière, de l'air l'essence la plus pure , L'enfant le premier né de toute la nature , Dont Dieu même est la source, et qui,...
Page 148 - J'interroge mes sens, ma voix cherche une route ; » J'écoulais les oiseaux , moi-même je m'écoute, » Et ma langue étonnée articule des sons , » A tout ce que je vois elle donne des noms. » O soleil , m'écriai-je, ô bienfaiteur du monde ! » Toi , qu'échauffent ses feux , que sa lumière inonde , « Terre, séjour riant dont l'aspect enchanté » Réunit la fraîcheur , la grâce et la beauté ! » Vous, épaisses forêts ! vous, superbes montagnes! » Et toi , fleuve pompeux ! et vous,...
Page 156 - Les habitants du ciel avaient formé ses traits. » Je la vis; de ses yeux part un rayon de flamme ; » Des plaisirs tout nouveaux ont inondé mon âme ; » Un monde tout nouveau vient s'offrir à mes yeux ; v» Le ciel devient plus pur , l'air plus délicieux.
Page 107 - Mais de ce vaste amas, sombre et silencieux , La nuit couvrait encor la matière inféconde : L'esprit de Dieu s'étend sur les gouffres de l'onde, Les couve sous son aile, et verse dans leur sein Son âme créatrice et son souffle divin. Au feu vivifiant de sa chaleur puissante Le chaos se féconde, et la nature enfante. Tout se range à sa place , et chaque germe impur...
Page 98 - Dans ce temps malheureux, dans ce siècle de haine, J'irai, je charmerai la discorde inhumaine, Ma triste cécité, les cris de mes rivaux, Et le toit solitaire où se cachent mes maux. Que dis-je? suis-je seul? ah! divine Uranie!
Page 105 - Suivent le char brûlant, sur leurs axes de feu. Il avance : à l'aspect des célestes cohortes, Des cieux sur leurs gonds d'or s'ouvrent les vastes portes, Et rendent, en s'ouvrant, des sons harmonieux : Les célestes concerts sont moins mélodieux. La gloire suit ses pas; dans sa pleine puissance, A des mondes nouveaux il porte la naissance ; S'arrête au bord du ciel, et du gouffre profond...
Page 277 - II dit, et se détourne. Eve alors fond en larmes. Ses beaux cheveux épars ajoutent à ses charmes ; Elle tombe à ses pieds , embrasse ses genoux, Et de l'air le plus humble et du ton le plus doux : « Cher Adam, prends pitié de ma douleur extrême. J'en atteste le ciel, qui sait combien je t'aime, Et pour toi quel respect est gravé dans mon cœur, Ma faute fut bien moins un crime qu'une erreur : L'imprudence la fit, que le remords l'efface. Vois mes larmes couler sur tes pieds, que j'embrasse....

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