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ligne de retraite de l'ennemi. Le général Olivier fut chargé de l'attaquer de front, tandis que l'avant-garde marcherait de Sassuolo sur Rubiera, pour donner la main aux troupes de Dombrowsky. Le général Watrin resta en réserve. Le 12 juin, à six heures du matin, Olivier commença son mouvement; mais l'attaque fut suspendue jusqu'à dix heures, pour donner à la droite le temps d'arriver sur les derrières de Modène. Quelques coups de canon tirés par le fort Urbin sur des patrouilles, ayant fait supposer que le général Rusca passait le Panaro, Olivier attaqua en trois colonnes. Hohenzollern avait placé son infanterie dans les faubourgs, et la cavalerie sur la route de Reggio. Klénau était chargé de défendre le passage du Panaro. L'artillerie autrichienne entra en action; mais, bravant son feu, la 12° demi-brigade, soutenue par les 30° et 73°, pénétra dans le fau, bourg de Pistoya, rejeta les Impériaux sur les glacis, puis dans la place où elle entra pêle-mêle avec eux. Dans l'intervalle, Forest, à la tête de la cavalerie légère, ayant rompu celle des Impériaux, Hohenzollern donna l'ordre d'effectuer la retraite par le chemin de Mirandola. Poursuivi avec acharnement par les Français, il fut forcé à recevoir un troisième engagement qui compléta sa défaite. Cet heureux début valut à Macdonald 1,500 prisonniers, trois drapeaux et huit pièces de canon. Les régiments de Preiss et de Klebeck eurent seuls 1,200 hommes tués ou blessés. La perte des Français ne passa pas 300 hommes ; mais le brave général Forest fut tué, et Macdonald lui-même reçut deux coups de sabre, dans une échauffourée de cavalerie contre un détachement de chasseurs de Bussi qui, coupé, cherchait à se faire jour. Tout le corps de Hohenzollern eût été obligé de mettre bas les armes, si l'aile droite française eût suivi ponctuellement ses instructions. Rusca, au contraire, se laissa imposer par la brigade Klénau, qui repoussa successivement les attaques dirigées contre elle, et ne se retira sur la route de Ferrare, que lorsque la déroute de Hohenzollern l'eût laissée sans soutien. Ce dernier, trop maltraité pour tenir la campagne, gagna par San Benedetto la rive gauche du Pô. Macdonald laissa la division Olivier dans les environs de Modène et marcha le lendemain sur Reg

gio, où il fut joint par le général Dombrowsky, qui déboucha de Vezano. Montrichard reçut l'ordre de se porter entre Carpi et Correggio, pour observer Mirandola et Gunstalla, et retenir Kray devant Mantoue, en lui donnant à penser que l'armée de Naples prenait cette direction pour délivrer cette place. L'avant-garde et trois autres divisions s'avancèrent sur Parme, poussant devant elles une partie de la cavalerie du général Ott. Celui-ci, qui d'abord se trouvait en position entre Parme et l'issue du val Taro, se voyant sur le point d'avoir sur les bras toute l'armée française, abandonna Fornoue pour se retirer sur Plaisance, laissant le chemin libre à Victor, qui déboucha alors de l'Apennin, et fut prendre position à Borgo-San-Donino, où l'avant-garde de Macdonald le rejoignit le 14. Le lendemain, l'armée s'établit derrière la Larda. à cheval sur la route entre Borgo-San-Donino et Fiorenzola. L'avant-garde prit poste dans ce dernier endroit. Cependant, l'arrivée de Macdonald en Toscane avait éveillé l'attention de Suwarow ; incertain sur le point où la jonction des armées françaises devait s'opérer, il prit le parti de rassembler une masse entre Alexandrie et Tortone, afin de pouvoir également défendre le débouché des monta gnes qu'occupait Moreau, et se porter sur Plaisance si le besoin l'exigeait. En conséquence, le général Wukassowich reçut, le 8 juin, l'ordre de se porter de Ceva à Nizza, en étendant ses postes par Mondovi jusqu'à Coni. La brigade Lusignan, qui était près de Fenestrelles, ainsi que les divisions Frœlich, Bagration, Forster et Schweikowsky, se mirent le même jour en marche pour Asti. Le général Kray eut l'instruction de ne pas s'obstiner à bloquer Mantoue, mais, au contraire, de faire filer en toute hâte son artillerie sur Peschiera et Vérone ; de passer le Pô et de joindre l'armée aux environs de Plaisance ; attendu qu'il suffisait pour observer la première de ces places , des garnisons de Vérone, de Legnago et de Peschiera, renforcées de 8 escadrons, de 2,000 Tyroliens et des milices mantouanes. Le général Kaim, avec 9 bataillons, 6 escadrons, 2 régiments de Cosaques, et 2 à 3,000 Piémontais rassemblés et armés à la hâte, fut chargé de continuer le siége de la citadelle de Turin.

Indépendamment de ces dispositions principales, Suwarow en prescrivit d'autres non moins prudentes (1)pour arrêter l'ennemi en cas d'échec. On arma les têtes de pont de Valence et de Bassignano ; l'on approvisionna pour trois mois le château de Milan et Pizzighetone ; Valence devint la tête d'un vaste camp retranché ; enfin, l'on continua d'évacuer l'artillerie de Turin, et tous les autres objets qui n'étaient pas nécessaires au siége de la citadelle. Les pluies avaient gâté les chemins, et fait déborder les torrents dont ces hautes contrées sont coupées; cela fut cause que la brigade Lusignan et les quatre divisions austro-russes ne purent se réunir que le 11 juin à Asti. Le lendemain, Suwarow dirigea ses troupes par Felizzano sur Alexandrie, et campa sur la rive gauche de la Bormida. Son projet était de les pousser de suite vers SanGiuliano ; mais les chemins étaient tellement dégradés, qu'il fut impossible aux pontons de suivre les colonnes. Jusqu'à ce moment, le maréchal n'avait pas encore arrêté de plan d'opérations, parce que Moreau avait fait répandre des bruits divers sur ses projets et sur les forces dont il pouvait disposer. Ce général, en arrivant à Gênes, avait trouvé dans la rade de Vado l'escadre de l'amiral Bruix. Comme le Directoire lui annonçait sans cesse des secours considérables, il crut qu'elle lui apportait des hommes et des munitions, et qu'elle allait assurer les subsistances de l'armée, en tenant la mer libre. Mais ces espérances s'évanouirent bientôt. Bruix, sorti de Brest pour se rallier à l'escadre espagnole et tenir la Méditerranée, n'avait à bord ni troupes de débarquement, ni subsistances, ni munitions; et tout ce qu'on en put obtenir se réduisit à un bataillon de marine, d'un millier d'hommes. Cependant, l'apparition de cette flotte avait relevé le moral du soldat, et fasciné les yeux des habitants. Le général en chef en profita pour 0X{lgérer les renforts reçus, et les porter à 15,000

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hommes. Il fit divers mouvements de troupes, pour accréditer cette opinion ; et pendant qu'on réparait son artillerie, il laissa à dessein transpirer son projet de déboucher sur Alexandrie et Tortone. Le but de ce stratagème était d'arrêter Suwarow sur la Bormida, et de donner à Macdonald le temps de pousser sa gauche vers Bobbio. Il paraît même que Moreau lui recommanda dans sa correspondance de se baser principalement sur les montagnes en appuyant à gauche; ces lettres interceptées par les Russes (2), confirmèrent au maréchal ce que les rapports du 14 lui apprenaient, et terminèrent toutes ses incertitudes à l'instant où Ott lui annonçait la prise de Modène et la marche de l'armée de Naples sur Parme. Il n'y avait pas un moment à perdre pour empêcher la jonction des armées françaises. Aussi, voyant que le corps de Gênes ne faisait aucun mouvement, Suwarow se détermina à parer au danger le plus pressant, et à marcher sans délai à la rencontre de Macdonald, sauf à revenir ensuite contre Moreau. En conséquence, il pressa Kray d'accélérer son mouvement sur Plaisance, et ordonna au général Ott d'éviter tout engagement sérieux, en le prévenant de sa prochaine arrivée. Le corps du comte de Bellegarde et la brigade Alcaini furent laissés entre Alexandrie et Tortone, pour continuer le blocus de ces places et contenir Moreau, s'il tentait de desceudre des montagnes. Le 15 juin au soir, le pont sur la Bormida étant enfin achevé, l'armée alliée, forte de 32 bataillons, 18 escadrons et 4 régiments de Cosaques, passa la rivière, et fut camper à Garofoldo. L'avant-garde, aux ordres du prince Bagration, poussa jusqu'à Ponte-Curone, au delà de la Scrivia. Le lendemain, Suwarow porta ses troupes à Casteggio; et, sur l'avis que le général Ott avait été repoussé derrière le Tidone, il envoya son chef d'état-major Chasteler, avec 4 bataillons , 6 escadrons et 12 pièces, prendre poste à Stradella. Le gros de l'armée suivit de près ce détachement. Aussitôt que

(2) Les dépêches chiffrées, ou mieux encore l'envoi de bons officiers capables de bien faire une mission verbale, valent mieux que des dépêches imprudentes qui

dévoilent tout à l'ennemi.

les têtes de colonnes furent arrivées, Chasteler s'avança sur Conegliano, pour couvrir le général Ott qui, harcelé sans relâche depuis trois jours par l'avant-garde française, se retirait de position en position. Cependant Macdonald continuant son mouvement , marcha , le 16, sur Plaisance : la brigade Salm, les divisions Rusca et Dombrowsky, s'arrêtrèrent sur la Nura : le général Watrin demeura à Fiorenzola ; mais la division Victor , qui depuis Borgo-San-Donino était en tête, s'avança sur Plaisance. Ott eut à peine le temps de rompre le pont du Pô, et de jeter une garnison dans la citadelle ; les Français l'ayant refoulé derrière le Tidone, établirent leurs postes entre cette rivière et la Trebbia. (Voyez la pl. XXX.) La nouvelle de l'approche de Suwarow fit sentir à Macdonald le besoin de concentrer ses forces. Il expédia à Olivier et à Montrichard l'ordre de quitter leurs positions sur le flanc droit et les derrières de l'armée, pour se porter sur le Taro ; et, plein d'espoir d'écraser le corps d'Ott avant l'arrivée du maréchal, il prescrivit à Victor de l'attaquer sans délai, en lui annonçant que l'avantgarde, suivie des divisions Rusca et Dombrowsky, allait se mettre en mouvement pour le soutenir. Le 17, Victor passa le Tidone, et assaillit avec impétuosité les postes autrichiens, dans la direction de Verato-di-Sopra et de Mezzana. Les troupes qui venaient de la Nura, entrèrent en ligne quelques instants après. L'avant-garde passa à la droite de la division Victor : le général Rusca se déploya en avant de Ponte-Tidone, et les troupes de Dombrowsky, formant la gauche, s'étendirent de Motta-Ziana à Gazzino. Accablé par le nombre, Ott se retirait en désordre sur San-Giovanni, lorsqu'il fut soutenu par le général Mélas, que Suwarow, averti par le canon, envoyait à son secours avec l'avant-garde conduite par le chef d'état-major Chasteler. Ce premier renfort rétablit le combat : les Autrichiens se rallièrent, et marchèrent sur Sermet, où un combat très-vif s'engagea avec le gros de la division Victor. Pendant ce temps, le prince Bagration prit position à la gauche des Impériaux, avec l'infanterie russe. Quatre bataillons de ces derniers furent placés à cheval sur la

chaussée : les Cosaques se jetèrent à droite dans la plaine, soutenus par 15 escadrons autrichiens. Quoique la supériorité commençât à se trouver du côté des alliés, les trois faibles divisions françaises débouchèrent par la grande route, et par les chemins de Verato et de Motta-Ziana. Une réserve sous les ordres de l'adjudant général Gauthrin, resta derrière le pont du Tidone. La cavalerie française chargea l'ennemi sur la route, et enleva une batterie de 8 pièces : Dombrowsky s'avança rapidement dans la plaine en appuyant à droite, et pénétra jusqu'auprès de Caramel. Mais, dans cet instant décisif, Suwarow arrive sur le champ de bataille, et fait changer la face du combat, par une disposition improvisée où brille toute la justesse de son coup d'œil. Il ordonne au prince Gortschakow de charger les Français en flanc, avec 2 régiments de Cosaques, soutenus de 4 bataillons, tandis que le général Ott les attaquait de front. Les Polonais ne peuvent résister à ce double choc, et se retirent en désordre derrière le Tidone : la réserve a peine à protéger leur mouvement rétrograde, et à arrêter la poursuite des alliés. Pendant que la gauche des républicains essuyait cet échec, leur droite, composée de la brigade Salm et de la division Victor, avait repoussé le corps de Bagration, et côtoyait le Pô pour s'emparer du pont de San-Giovanni. Mais, compromise par ses propres succès depuis la retraite de Dombrowsky, elle fut attaquée à son tour par le prince Bagration, avec 4 bataillons de grenadiers et 6 escadrons autrichiens, pendant que le général Ott enlevait le village de Sermet. Victor effectuait néanmoins sa retraite en bon ordre, quand la cavalerie qui venait de combattre Dombrowsky, passa sur la gauche de la route, et tomba sur son flanc. Partie de l'infanterie française, obligée de se former en carrés à hauteur de Castel-Bosco, fut enfoncée, taillée en pièces. Ce qui échappa rejoignit le général Victor sur la Trebbia, à la faveur des canaux et des fossés, qui lui permirent de braver dans la plaine la cavalerie austro-russe. Après le combat, les divisions Victor, Rusca et Dombrowsky, prirent position sur la droite de la Trebbia ; l'avant-garde s'arrêta à San-Nicolo, formant une chaîne de postes d'Imento à Grignano. Les Austro Russes bivouaquèrent derrière le Tidone , dans l'ordre suivant : la division Ott à gauche de la chaussée, depuis le Pô jusqu'à PonteTidone ; les troupes russes de Forster et de Schweikowsky, aux environs de Caramel ; l'avant-garde, sous le prince Bagration, à Borgo-Novo, tenant Brenno par un fort détachement. Les avant-postes furent établis derrière le Tidone, le général Frœlich à cheval sur la route en avant de San-Giovanni, formait la réserve. Le maréchal Suwarow arrêta, pendant la nuit, les dispositions d'attaque pour le lendemain. Jugeant avec raison que le but des Français devait être de conserver l'appui des montagnes, il rassembla sur ce point sa meilleure infanterie, et résolut de n'agir que faiblement par la gauche. Les divisions Bagration et Schweikowsky, formant une masse de 14 bataillons et 6 escadrons non compris un régiment de Cosaques, passèrent sous les ordres du général Rosenberg, lequel reçut l'instruction de se mettre en marche à 10 heures du matin pour passer le Tidone à Brenno; de prendre sa direction par Campremoldo-di-Sopra sur Rivalta; d'y franchir la Trebbia, et de pousser jusqu'à San-Giorgio sur la Nura, en passant par Settimo. A droite, Rosenberg était flanqué par le général Welesky, que Suwarow avait jeté deuxjours auparavant avec quelques troupes dans les montagnes de Bobbio, pour contenir la division Lapoype. Au centre, le général Mélas fut chargé d'attaquer, avec 8 bataillons et 6 escadrons de la division Forster, soutenu par les 12 bataillons de réserve du général Frœlich ; il devait, après avoir passé le Tidone à Motta-Ziana, marcher sur Grignano, culbuter les Français au delà de la Trebbia, et se porter sur la Nura. par Vallera, San-Benigno et Veccari. Mais, comme le mouvement de l'aile droite était le plus important, Frœlich avait ordre d'être toujours en mesure d'appuyer le corps de Rosenberg. On recommanda au général Ott, sous les ordres duquel se trouvaient 7 bataillons, 8 escadrons et un régiment de Cosaques, de se maintenir sur la grande route de Plaisance, et de se diriger sur Ponte-di-Nura, en cas que la droite obtînt du succès, en ralliant à lui la garnison du château de Plaisance. (Voyez le tableau ci-contre.)

Un pont de bateaux fut jeté sur le Pô à Parpanèse, autant pour faciliter la jonction des troupes qu'on attendait de Mantoue, que pour assurer la retraite, ne pouvant en cas d'échec la faire sur Alexandrie. Un détachement de deux bataillons de chasseurs russes, que le général Tschubarow amenait de Valence , reçut ordre de forcer de marche. Outre ces dispositions principales, Suwarow ne négligea rien de ce qui pouvait enflammer ses troupes; et, comme la journée du lende main était l'anniversaire de la bataille de Kollin, il en profita pour stimuler le zèle des Autrichiens, en donnant pour mot d'ordre, Theresia et Kollin. L'armée reçut pour # struction générale, de combattre en masse à la baïonnette. L'armée de Naples n'avait encore en ligne que la brigade Salm, et les trois divisions, dont nous avons indiqué plus haut la position. Celle du général Watrin campait à un mille en arrière de Borgo-San-Antonio; et les généraux Olivier et Montrichard ne pouvant arriver avant le milieu de la journée du 18 juin, Macdonald comptait n'attaquer que le 19 au matin, lorsqu'on vint l'avertir que sa gauche était aux prises avec l'ennemi. En effet, la colonne de Rosenberg, avec laquelle marchait le généralissime, venait d'arriver à hauteur de Casaliggio ; son avant-garde conduite par le prince Bagration, tombant avec impétuosité sur la légion polonaise, la rompit, et lui fit éprouver une assez grande perte. Un de ses bataillons, enveloppé, allait mettre bas les armes , quand la 97°, envoyée par le général Rusca, le délivra. Cependant, Victor, qui commandait toute la ligne en l'absence du général en chef, rassembla aussitôt son infanterie, et se porta sur les Russes, qui manœuvraient pour le tourner. Il eut d'abord quelques succès; mais la division Scheweikowsky, se joignant au prince Bagration, rétablit le combat. Une lutte sanglante commença alors sur le terrain coupé de la Torridella ; les deux partis, à peu près d'égales forces, firent des pertes énormes ; enfin, les Russes l'emportèrent. Victor repassa la Trebbia à l'entrée de la nuit vers Settima, et les bataillons de Rosenberg cessèrent la poursuite dans l'obscurité. Cependant vers deux heures, les divisions Oli

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illlos, 30,600 dror, } 6,186

men ,

36,786 combattants. détacs.

BATAILLoNs. | FeCADRoNs.

coRPs DÉTACHÉS.

KLÉNAU, A FERRARE.

Stuart. ... .. ... .. ... .. .
Kheul. ... .. .. . .. .. | .. · .

2° régiment Banat.. .. . . .. .

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3 bat. 6 esc., en tout 4,00ohommes

LE COMTE HOHENZOLLERN,

SUR LA RIVE GAUCIIE DU pô.

Preiss .. .. .. .. .. . . • « • • •
Klebeck. .. .. .. .. .. . .. .
Bach . .. .. .. .. .. . - - • - •

Infanterie . . .. . . .. . . . .. .
Cavalerie. . .. . .. . .. . . . . .
Formant un total de . . . . .. . .

BATAILLoNs.

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