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causis naluralibus non sunt prævisa, ut physi. nitio apud Ciceronem, juxta quem est cacorum, medicorum et politicorum precogni ( ruin rerum, quæ forluilæ putantur, præLiones, sæpè probabiles, aliquando etiam cer 1 dictio et præsensio. , las, rejiciamus. Eodem redil divinationis deli Propheta apud Hebræos triplici nomine ap

miracles, et autre chose, que ce soit le démon qui fasse des miracles. »

12" Si donc l'on m'objecte le miracle du repcile qui parle à Eve, les prodiges des enchanleurs de l'Egypte, ou l'évocation de Samuel par la pythonisse, etc., les faits étant inconti'siables, j'avoue qu'ils sont miraculeux, je les envisage d'abord dans leur étre physique, et j'y reconnais l'action de Dieu qui déroge à ses lois par le ministère de ses créatures bonnes ou mauvaises. Donc, envisagés dans leur être moral, ces miracles sont aussi la voix de Dieu qui parle à l'homme pour l'instruire, pour l'éprouver, ou pour le punir, par un moyen exiraordinaire. Quelle que puisse être la vue de l'agent subalterne dont il emploie le ministère pour l'opérer, jamais il ne se servira d'un être malfaisant, ou imposteur, pour faire un miracle dans des circonstances où il serait impossible à un homme tant soit peu alientif, de discerner le langage de la Divinité, de la voix de l'imposture. Le discernement étail facile à faire dans les exemples que j'ai cités, et dans les autres faits qu'on'a coulune d'opposer.

13° Vous dites, Monsieur, que vous cmbrasseriez très volontiers ce sentiment, si vous pouviez le concilier avec la croyance de lous fes åges; vous faites plus : après l'avoir prouvé par les passages les plus formels, vous l'appuyez sur l'expérience constante de tous les siècles.

14° La raison, l'expérience et l'aulorile sont donc sur ce point dans le plus parfail acçord. La raison me parait répandre aulant de lumières sur les arguments que fournisseni l'expérience ci l'autorité, que celles-ci donnent de force aux preuves appuyées sur la raison.

15° Mon donte ne tombe donc quc sur le jugement que vous portez de la délinition du miracle donnée par S. Thomas, adoptée par Benoil XIV, et suivie, je crois, par le grand nombre. En conséquence de ce jugement, vous diles que les preuves par vous puisées dans les lumières de la raison, ne mellent pas ce sentiment hors de toute controverse; par elle-mème, la raison ne vous parait fournir qu'une forlc présomption en så faveur ; c'est dans l'expérience et l'autorité qu'il faut en chercher des preuves certaines..... Paris, 3 mai 1773.

Yous m'encouragez, Nonsieur, par le favorable accueil que mes premières observations ont éprouvé de votre pari. Vous en serez iel usage qu'il vous plaira. Je les ai pleinement soumises à voire jugement; je les abandonne entièrement à voire bon plaisir. Il est de la bonne foi de vous prévenir que, pour la plupart, elles ne sont pas à moi. Celles dont jo nc vous suis pas redevable, je les ai presque toutes empruntées d'un recueil de lettres adres sées à M. Houtteville, et imprimées en 1722, On m'a toujours dit que le P. Tournemine on était l'auteur. Quoi qu'il en soit, vous ne pensez pas que l'hypothèse de M. lloulleville dimi

nule beaucoup la force des preuves que les miracles fournissent pour établir la vérité de la Religion. Quelques écrivains modernes paraissent en avoir porté le mênie jugement. M. de la Chambre n'a osé prononcer entre M. Houl. teville ci M. Clarke; il est même impossible selon lui, de prendre un parti sur le différend qui les partage. Celle décision ne m'a pas empêché de regarder jusqu'ici le système de M. Houtteville comme insoutenable, soit que l'on considère le miracle dans l'ordre physique, ou dans l'ordre moral. Je ne dirai pas avec l'auteur des lettres, que ce système mc fait horreur, qu'il a révolté tous les lecteurs, qu'il s'est attiré autant d'ennemis qu'il y a de chrétiens dans l'univers; mais je pense qu'il altère la nature du miracle, et qu'il en allénue la force.

J'observe d'abord une disférence essentielle entre l'hypoļhèse de M. Houlleville et l'opinion du P. Mallebranche. Celui-ci, à la vérité, n'admel en Dieu qu'une volonté simple, unique et générale pour tous les cffels ordinaires el iniraculeux; mais, selon lui, les miracles sont loujours au-dessus de toutes les forces et de loutes les lois de la nature : quoiqu'ils n'aient pas pour principe des volontés particulières , ils n'en sont pas moins des dérogations au cours ordinaire. Mais, dans le système de M. Houtleville, le miracle est un résultat de l'ordre général de la mécanique du monde, et du jeu de tous ses ressoris. C'est une suile de l'harmonie des lois générales que Dieu a établies pour la conduite de son ouvrage; mais c'est un effet rare, surprenant, qui n'a point pour principe les lois générales, ordinaires et connues, qui surpasse l'intelligence des hommes, dont ils ignorent parfaitement la cause, et qu'ils ne peuvent produire par leur industrie.

Dans ce passage de M. Houlleville , qui embrasse tout son système, je trouve beaucoup d'einbarras sur les lois générales de la nature, et peu de concert avec les lumières ordinaires de la raison. Le miracle, est un résultat de l'or. dre général, une harmonie des lois générales. Cependant il n'a pas pour principe les lois nérales, ordinaires et connues. Je le demande, y a-t-il donc dans la nature, peut-on même raisonnablement supposer qu'il y ait des lois générales inconnues et extraordinaires, qui produisent des effets contraires aux résultats des lois générales, ordinaires et connues? La mécanique du monde roulerait donc sur des lois opposées, dont les unes, accessibles à nos recherches, seraient comballues par d'autres absolument inaccessibles à notre intelligence, Toute celle théorie, moosieur, m'a bien l'air de n'être qu'un pompeux jeu de mots, ou un fatras inintelligible. Que ne dil-on que ces lois générales, inconmies et extraordinaires, sont des lois dérogatoires au cours ordinaire de la mécanique du monde ? alors on se serait entendre ; mais on rentrerait dans la voie commune.

pellabalur: 787, Rohe, id est, videns; .7777, Choze, lur à radice 21. Nous, eloqui, et consequenter quæ vox eamdem habel significationem; sed propriè significat oratorem, seu concionatorem. sæpiùs Na, Nabi, quod vocabulum juxta veri Hujus ultimæ vocis variæ sunt acceptiones. siinilem conjecturam Salomonis Jarchi deriva 1°Nabi , est l'uturorum prænuntius. 9° Nabi, est

Supposerait-on que les lois ordinaires ci connues se prêtent à des combinaisons singulières, à des résultats impénétrables à l'esprit humain, pour produire des effets rares, singuliers, et absolument éloignés de la marche générale dans la mécanique du monde ? Celle supposition serait peut-être admissible pour quelques circonstances particulières, où les hommes ont dû voir une maladie désespérée se yuerir, un ciel serein s'obscurcir, des nuages se former sur-le-champ, et se fondre en pluies abondantes aux ordres d'un thaumaturge, ou aux væux d'un peuple. C'est ici le cas de dire que les lois du mouvement sont susceptibles d'une infinité de combinaisons et de rapports, dont il est in possible de saisir tous les résultals.

Mais je demande avec l'auteur des lettres, par quelles modifications nalurelles du mouvement, la ville de Jérusalem a-t-elle pu voir autrefois sept pains se multiplier assez abondamment pour rassasier un peuple nombreux ? Par quels rapports secrets aux lois de l'équilibre des liqueurs, les Apôtres ont-ils vu leur maitre marcher sur la surface des eaux, et se faire suivre par l'un de ses disciples? Par quelle harmonie astrơnomiqne des planètes, qui ne doivent être opposées l'une à l'autre, que dans des temps mathématiquement définis, peuvenl. clles sans forcer leur marche nalurelle, et sans déroger aux lois qui les régissent, s'arrêter, ou s'éclipser extraordinairement, et mellre en défaut tous les principes et tous les calculs de l'astronomie? par quelles combinaisons une ånie retourne-t-elle dans un cadavre déjà glacé, dejà infect, déjà livré à la pourriture, pour lui rendre le mouvement et la vie, sans violer les lois générales de la nature, et sans éprouver la plus légère opposition de sa part? Proposer Cos questions, n'est-ce pas démontrer l'absurdité du système qui les occasionne? Ce qui est physiquement absurde, la métaphysique la plus rallince a-t-elle droit de le supposer naturelleHient possible?...

Parmi tous les miracles de l'ancien et du nouveau Testament, ne s'en trouvål-il qu'un seul qui résislåt invinciblement à celle hypothèse , il suffirait pour la renverser de fond en comble. Non, personne ne connaitra jamais, jainais personne ne pourra connaitre ious les Tupporls, tous les résultats possibles. Mais depuis le plus ignorant des hommes jusqu'au plus savant des philosophes, est-il quelqu'un qui ne sente, qui ne saisisse la vérité de celle assertion : La résirrection d'un mort est un ellel au-dessus de toute la force, de toute l'énergie des lois connues et inconnues, générales et particulières de la nature. Si les apótres du déisme avaicot avancé celle bypothèse, je ne sais comment elle aurait été accueillie dans le sein du Christianisme.

Jusqu'ici je n'ai envisagé les miracles que dans l'ordre physique relativement aux princi pes de M. louicville, et c'est sous le meine

rapport que vous avez solidement comhaltu son système dans volre premier volume. Toule mia dilliculté roule donc sur le jugement que vous en portez, monsieur, en le considerant dans l'ordre moral, je veux dire, sous le point de vue où le miracle est pour nous le langage de la Divinité, et le sccau authentique qu'elle appose à la doctrine qui nous est annoncéc de sa part. Sur quoi voici les doules qui ne sont venus, et les reflexions qui les ont fait naitre Dans le système de M. Houlleville, le miracle est un effet rare, singulier, impénétrable des lois générales; mais il en est un effet, un résultat foncièrement naturel. Voilà sa nature physique, je n'y vois pas encore le langage de la Divinité. Eh! à quel signe pourrais-je reconnaitre que Dieu veut m'instruire d'une manière extraordinaire, par un événement purement naturel? serait-ce parce que cet événement est singulier, qu'il est rare? Mais combien de maladies rares et singulières, qui épuisent loutes les ressources de l'art, qui déconcerlent toules ses lumières , qui échappent à totiles ses recherches ? J'en appelle aux mémoires des académics de Paris, de Leipsick, etc. Mais ces miracles surpassent loute la portée de notre intelligence... Je le veux, et je conclus que j'en ignore le principe. Or, de l'aveu sincère de mon ignorance, au langage extraordinaire de la Divinité, l'induction ne me parait ni directe, ni prochaine, ni nécessaire dans l'ordre des événements les plus singuliers, dès qu'on les suppose nalurels.

D'ailleurs, si les miracles ne sont que des résultats extraordinaires, des combinaisons inconnues, des lois générales, dans quelles sources vont-ils puiser Loule leur force pour établir la vérité d'une Religion surnaturelle ? Elle ne peut partir que de leur concours avec le moment où le thaumaturgo en invoque le lémoignage en faveur de la doctrine qu'il annonce ; concomilance de l'événement rare et singulier avec la prédication d'une doctrine extraordinaire, incompréhensible, proposée par un homme qui se dit l'envoyé de Dieu , et qui le prouve par cet événement. Je suppose qu'il savait que le miracle devait arriver au moment où il prédit qu'il arrivera. Celle connaissance surpassail ioule l'intelligence de l'esprit humain, je l'accorde, or alors je conçois que la prévoyance certaine et l'annonce précise de l'événement miraculeux seront le langage de la Divinité ; mais j'en conclus aussi que l'événement prévu et annoncé ne prouvera rien par lui-même dans les principes de M. Houlleville. Toute la preuve qu'il offrira aux yeux d'un philosophe imbu de son système, ne viendra ni de la singularilé, ni de la rareté de l'événement, mais du surnaturel de la prédiction, ou de l'annonce faite par le prédicaleur, ce qui enlève au miracle toute sa force, pour confondre la preuve qu'on en tire, avec la preuve appuyée sur la prophetic : ce n'est plus comme chaumaturgo;

oraculorum et decretorum divinorum internun dinario. Et bic est de quo dicitur, quòd lolius. Ex. 7, 1: Dixitque Dominus ad Moysem: i qualur per Spiritum sanctum. ) Ecce constitui te Deum Pharaonis, et Aaron Apud Græcos duplex præsertim nomen erat fraier luus erit Nabi tuus. 3o XI), Nibba , seu ejus, qui res futuras prædicebat; tupeeritas prophetare, significat aliquando furere, 1 Reg. propheta nempe, et uévtis mantis : prius deri18, 10: Invasit spiritus Dei malus Saül , valur à radice quæ significat prædicere. At in el prophetabat in medio domis suæ. 4° Nibba, vulgari sermone illo nuncupabantur quicumest laudes divinas canere. 1 Reg. 19, 23 : Fa que occullæ rei divinalores, oraculorum inctus est etiam super eum spiritus Domini, et am terpretes, et sacrorum antistites. Secundum, bulabat ingrediens, et prophelabal usque dùm scilicet févtis mantis (unde parteia, manteia, et veniret in Naioth, in Ramatha.....Unde el exivit Harrixn, mantiche, prophetia) est à radice paaiproverbium : Num et Saül inter Prophetas? Eo vouci, mainomai, quæ significat furere , per dem sensu sumitur 1 Paral. 25, 1: Igitur Da epenthesim litteræ , quia per furorem reddeord et magistratus exercitus segregaverunt in bantur oracula. Apud Latinos variis nominiministerium filios Asaph, et lleman, et Idi bus appellabatur arcanorum revelator et interchun, qui prophetarent in cytharis, in psalteriis, pres. 1° Dicebatur divinus, quia divi proprium et cymbalis. 5° Quia latronis cadaver injectum videtur occulta revelare, neque sine Dei insepulcro Elisæi vitam recepit, ideò dicitur lerventu futura prænoscuntur. 2° Vates, quasi Eccl. 48, 14: El mortuum prophetavit corpus à fando, mutando lilleram fin v. Vatis eral, ejus (Elisæi). 6° Nibba, significat divinare, seu deorum effata proferre ac interpretari. 3° Prierem occultam aperire, ul 1 Reg. 9, 7. Tandem sagus, à sagiendo : sagire autem, leste Cicc. in novo Testamento est Scripturas interpretari rone 1. 1 de Div. signilicat acutè sentire : unde vel populum hortari ad pietatem, 1 Cor. 14, saga anus, id est, velula sacrorum perila. 3: Nam qui prophetat, hominibus loquitur ad 4o Ariolus, quasi saliolus, à fando dictus, vel ædificationem , et exhortationem , et consolalio ab aris, quòd esset illis addictus. 5° Fatidicus, nem. Scilicet ut habet Maimonides in More Ne

quòd fatuin , seu futuram bominum sortem vochim l. 2, c. 45 : 1 Secundus prophetiæ prædiceret. Dicebalur etiam ex modo vatici. I gradus cst, cùm hoino in se sentit rem vel nandi auspex, augur, aruspex, extispex, sor

facultatem quampiam exoriri, et super se tilegus, astrologus, et Chaldaeus. quiescere, quæ eum impellit ad loquendum,

§ 2. Propheticum apud Judcoc munus. · ila ut loquatur vel de scientiis et artibus, • vel psalmos et hymnos, vel ulilia ac salu Propheticum munus apud Hebræos pars 1 taria rectè vivendi præcepta, vel res politi erat theocratiæ, in quâ formâ regiminis Deus e cas el civiles, vel denique divinas, et quidem ipse, extraordinariâ et supernaturali ratione, o inter vigilandum, et in vigore sensuum or rempublicam gubernabal : prædictum in Bilc'est comme prophète, que l'envoyé de Dieu siquement ni la cause, ni l'occasion de l'évéprouve la divinité de sa mission.

nement : l'apostrophe au soleil et à la lune de Je suppose qu'un philosophie, partisan du vient mène un appareil inutile : si le philososystème de M. Houlleville, lise le livre de Jo phe n'a pas raison d'y trouver le langage de sué; que trouvera-t-il dans le commandement l'imposture, lui démontrerait-on qu'il a lort que l'homme de Dieu fait au soleil et à la lune d'y trouver le lon de la fanfaronnade? N'est-ce de s'arrêter dans leur course! Tous les autres lec pas jusqu'à un certain point en imposer, sinon leurs y aperçoivent une prière que Dieu exauce, sur le fonds, au inoins dans la forme et l'appaet un ordre que le ciel respecte ; ils voient avec reil de l'événement, que de commander au admiration un Dieu qui obéit à la voix de son soleil d'interrompre sa course au moment où ministre, ct loule la majesté du spectacle que l'on sait, par révélation, qu'il doit la suspenl'Ecriture lui présente, le frappe, le saisit. dre, en vertu des lois générales ? Je pourrais L'énergie des traits qui composent ce magnifi pousser plus loin celte induction , et l'étendre que tableau se soulient, se sent, se conçoit, sur lous les faits iniraculeux qui se sont opérés dans les principes qui admettent une véritable p:?r la voie du commandlemieni. Si les Juils, du dérogation aux lois générales de l'astronomie ; iemps de J.-C., avaient connu le système de mais loul cela disparait aux yeux du philoso M. Houlleville, ils n'auraient pas dit : Quel est phe : il ne voit qu'un événement rare, singu celui-ci ? les vents et la mer obéissent à sa lier , surprenani , inexplicable, à la vériié, puissance ! Ils auraient dit : Que cet homme est mais naturel, mais nécessaire, puisqu'il ré éclairé ! les événements les plus singuliers, les sulle d'une combinaison particulière des lois plus surprenants, les plus éloignés de la marche generales : le ciel et ses astres obéissent, non ordinaire de la nature, les plus incompréhensiá la voix de l'homme, mais aux lois de la na bles combinaisons des lois générales, n'échaplure; l'ordre, la prière de Josué ne sont phy pent pas à sa connaissance!...Paris, 17 juin 1773.

Jaami oraculo est , futuros apud Israel divinæ quidem dubium est, quin magna pars hymnovoluntatis internuntios : Non est augurium in rum sacrorum vaticinia sint proprie dicia, licc Jacob , nec divinatio in Israel ; temporibus suis quin ex vaticiniis nonnulla reverà sint lymni. dicetur Jacob, quid operatus sit Deus; et lege Imò ex universå sacrorum voluminum serie Moysis cautum fuil ut prophetis obtemperare constat, eventuum futurorum significationes tur. Erant ergo prophetæ à Deo ipso electi et ferè semper versu et numeris enuntiari; el ejus quasi à latere legati, divinoque alllatu ejusdem fuisse spiritùs rerum præsensionem ad munus suum obeundum instructi. Ex suo afflatu impertire, jisque magnificos poeeorum tamen numero plerumque assumpti seos sensus et carminis ornatum inducere, ut erant, qui ab incunle ætate in convenientem cum rebus ipsis, longè humanos conceplus sudisciplinam Iradili et ad sacra ministeria priùs perantibus, quædam etiam eloquii divinitas instituti fuissent : ideò Judæi negare solent consentiret. Et certè cùm is esset initio præDavidem, Salomonem, Danielem prophetas cipuus poescos finis, ca singularis utilitas , ut propriè diclos esse; ideò Amos, cùm non esset dicta sapientium ad mores vel ad lidem pertiè prophetarum collegio, dicebat : Non sum nentia in animis hominum altè imprimeret, el propheta , nec filius prophetæ , sed armentarius ad posteritatis memoriam commendaret , neego sum. Constat ex multis sacræ historiæ lo mini mirum id videri debet , si prophetia, quæ cis à primis reipublicæ Hebrza temporibus in eo genere principem locum oblinei, waxifuisse quædam prophetarum collegia, in qui mique est momenti, ejus operam noluerit rebus semoti ab hominum frequentià prophetici pudiare el ministerium ad usus suos priemuneris candidati studiis et exercitationibus cipuè accommodatum aspernari. (Vide Lowth sacris vacabant. Horum singulis præeral vates de sacrâ Poesi Hebræorum præl. 18.) aliquis summâ auctoritate, et Spiritus sancti

$ 3. Varii modi prophetandi, seu fulura præseninstinctu eximiè præditus, universi cætùs mo

liendi. deralor et præceptor. Tempore Eliæ et Elisæi in magnum numerum excreverant bæc colle Cùm Deo rerum omnium crcatori, adminigia , et illis opponebant impii principes sub in culo perpetuo et gubernatori, nola necessariò signi aliquo pseudo prophetâ magnas quando sit operis sui series, prophetize possibilitas que sodalitates; cùm Elias interfici curaverit , manifesta est, modò possit Deus scientiam uti narratur, Reg. 1. 3, c. 18 , ejusmodi se quam habet rerum fulurarum cúm hominibus ductores octingentos quinquaginta.

communicare. Jam verò id fieri posse et saQuanquàm de eorum institutis et disciplina clum esse docent Scripluræ quatuor modis. paucis tantummodò atque obiter mentionem Primò, per immediatum asllatum et inspiratiofaciat sacra Scriptura , nihilominùs in eo sæpè nem, qualem promillil Christus Mailh. 10, 19: multùmque occupatos fuisse intelligimus , ut « Cùm autem tradent vos, nolite cogitare hymnis et carminibus cum lidium et libiarum « quomodò aut quid loquamini : dabitur enim cantu et symphonià Dei laudes celebrarent. vobis in illå horå, quid loquamini. Non enim Legimus Sam. 10, 5, Saüli jam regi designato I vos estis qui loquimini , sed spiritus patris et solemni unctione jussu Dei jam conse ( vestri, qui loquitur in vobis. , Et Lucæ 21, crato obviàm factum esse, ut prædixerat Sa 14 : 1 Ponite ergo in cordibus vestris, non muel, coelum prophetarum descendentium de præmeditari quemadmodùm respondeatis. monte Dei (id loci nomen, in quo silum eral « Ego enim dabo vobis os et sapientiam , cui sacrum collegium) et præcedentibus nabliis, ( non poterunt resistere et contradicere ontympanis , tibiis, citharisque, vaticinantium : ( nes adversarii vestri. , Et qualem experti quibus auditis ipse rex protinus, cælesti etiam sunt Apostoli in die Pentecostes, Act. 2, 4: Spiritu instinctus, unà vaticinabalur. Idem illi ( Et repleli sunt onines Spiritu sancto, el evenit, ejusque etiam nuntiis Naiotham missis r coeperunt loqui variis linguis , prout ad capiendum Davidem, qui cùm prophetas i Spiritus sanclus dabat eloqui illis. , Et viderent vaticinantes, et præsidentem choro Stephanus disputans cum Judæis, ibid. 6, Samuelem , alllatu divino pariter correpti unà 10 : « Et non poterant resistere sapien ie vaticinati sunt, id est, Deo laudes sancti Spi i et spiritui qui loquebatur. , Ce: lè Deus rilûs instinctu carmine cantuque celebrabant. omnium nostrarum facultatum auctor, qui Eorumdem ergo erat in usum Ecclesiæ, el intuitivam primarum veritatum cognitionem carmina condere, et edere oracula ; neque id

hominum mentibus inspiravit, quidni eadem

ratione cosilem certiores facere poichi cujus quietein secernanlur à tisis lymphaticorum et cumque alterius veritatis? Secundò, revelatio somniantium ludibriis , ii soli nôrunt , qui ei divinorum consiliorum et eventuum futuro. perti sunt. Clarè sanè intelligimus Deum om rum liebat per claram voccm et familiare allo nipotentem suæ præsenliæ signa dare evidenquium : sic cum Adamo et Patriarchis conver lissima posse, el in prophielarum mentibus salus Deus legitur; sed præsertim cum Moyse, eos sensus excitare, quibus sine ulla dubit:i qui cùnı ingrederetur tabernaculum foederis tione secernant vocem divinam à quacumque i ut consuleret oraculum, audiebat vocem lo alià interiore conimotione; quibusque omninò « quentis ad se de propitiatorio, quod erat super subigantur intellectus et voluntas propheta. ( arcam testimonii inter duo Cherubim : unde Alquc illam ellicacissimám vím expertos esse

el loquebatur ei, Num. 7, 89. «Loquebatur Prophelas legiinus Jer. 20 : 1 factus est mihi i autem Dominus facie ad faciein , sicut solet I sermo Domini in opprobrium et in derisum

loqui homo ad amicum suum, » Ex. 13, 11. tolà die, et dixi : Non recordabor cjus neUnde in ejus laudem ipse Deus pronuntiavit , i que loquar ultra in nominc illius; cl faclu; Num. 12, 6 : « Si quis fuerit inter vos pro i est in corde ineo quasi ignis exæsluans , I pheta Domini , in visione apparebo ci, vel

1 claususque in ossibus meis : el descci, serre I per somnium loquar ad illum. At non talis non sustinens ; » et c. 23, 25 : 1 Audivi e scrvus meus Moyses, qui in oinni dono meå « quæ dixerunt prophete prophetantes in noi lidelissimus est : ore enim ad os loquor ei , i mine meo mendaciuin alque dicentes : Somi et palàm , et pon per ænigmala et figuras 1 hiavi, somniavi... Quid paleis ad erilicuri ,

Dominum videt. 1 Terliò, revelalio liebat i dicit Dominus ? Numquid non verba mea per visionem, quando scilicet vigilante pro

i sunt quasi ignis, dicit Dominus, el quasi malphelå, at sopi'is sensibus, ejus imaginationi i leus conterens pelram (1)?, l'epræsentabantur res futuræ , ul præsentes ; Cùm prophelize Dei nomine fiäni ei interire's remulæ , ut in conspectu; res absconditæ,

tione, ut ab hominibus pro Dei verbo habcaniul palentes. Sic describitur visio , Num. 24,

lur, necesse est dari signa quædam, quibus 15 : 1 Dixit Balaam lilius Beor ; dixit homo, veri prophetæ à falsis dignoscantur. Prophetit ( cujus obluralus est oculus ; dixit auditur

post eventum nulla alià probatione indigent, sermonum Dei, qui novil doctrinam Allis

nisi eventùs cum predictione convenientiå. Si « simui, et visiones omnipotentis videt, qui

prædicta fuerit res, quæ in causis naturalibus cadens apertos habet oculos : Videbo cum,

prævideri non potuit, el in casum non possil ( sed non modò. , El Act. 22, 17: Faclum

prædictio refundi, qui illam rem pra dixcrit, est autem revertenti niihi (Paulo) in Jeru

ille post rei prædictæ eventum habebitur ui salem, el oranti in teniplo, fieri me in stu

verus prophela : si res non crencrit, falsus 'pore mentis; el videre illuni (Jesum) dicen erit. Deut. 18, 20 : « Quòd si tacità cogitai lem mihi : Festina el exi velociter ex Jeru

• tione responderis : Quomodò possur intel• salem, quoniam non recipient lestimonium

ligere verbum quod Dominus non est locua luum de me, , etc. Visiones ejusmodi innu

ilus ? hoc habcbis signum : Quod in nominë merae recilantur in veteri el novo Testamento.

· Doinini propheta ille prædixerit el non eveQuartò, revelatio fiebat per somnia. Jobi 33 ,

( nerit, hoc Dominus non est loculus, sed per 15: « Per somnium in visione nocturnâ, quan

I lumorem animi sui propheta confisit. , JeI do irruil sopor super homines, el dormiunt

rem. 28, 9 : « Propheta, qui valicinatus est in lectulo, lunc aperit Dominus aurcs viro

I pacem, cùm venerit verbüm ejus, scielur rum, el erudiens eos instruit disciplina. »

prophela, quem misit Dominus in veritale. , Et Joel c. 2, 23 : « Et erit post hæc : effun

Prophetia, ante compertani ejus per eventum ( dam spiritum meuni super omnem carnem ; veritalem, nullum aliud habere potest signumi

prophetabunt filii vestri ci filiæ vestræ ; senes vestri somnia somniabunt, el juvenes (1) « Spiritus quoque levavit me el assunie vestri visiones videbunt. , Hujusmodi etiam

psit me, ct abii amarus in indignatione spi

rilus mei : manuis enim. Domini cral mesomniorum divinorum infinita exempla sunt.

( cum, , Ezech. 3, 14. Si dederit mihi Ba

a lac plenam donum suam argenti el auri , § 4. Notæ veræ ct falsæ prophetic.

i non potero præterire sermonem Domini

i mei , ut vel boni quid , vel mali proferam ex Quomodò autem divini amalus ab humanis

( corde meo, sed quidquid Dominus dixerit, cogitationibus, vel visa divina per vigilian et hoc loquar. » Num. 24, 13.

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