Pagina-afbeeldingen
PDF
ePub

Le château de Deuilly entra dans la mouvance de nos comtes (2150), mais nous ne saurions préciser la date du premier hommage.

Yonne.

Nitry mis dans la mouvance de Champagne par le seigneur de Noyers (1589);

Foissy par Hugues de Vallery (1962);
Beaumont par Etienne de Seignelay (2490).

Ainsi, nos comtes avaient amplement réparé les pertes qu'ils avaient subies. Disons plus : des vassaux éloignés, difficiles à réunir en cas de guerre, avaient été remplacés par des vassaux beaucoup plus rapprochés; et, sous la main de Blanche de Navarre et de ses successeurs, le comté de Champagne, d'abord assemblage arbitraire de fiefs épars, qu'aucune convenance territoriale ne rapprochait, était devenu un véritable état, suivant le sens qu'a ce mot dans la géographie moderne : la province de Champagne était créée (1); nos dynasties locales avaient donc terminé leur mission, quand leur héritage fut réuni au domaine royal. Le gouvernement des rois capétiens allait avoir à remplir en Champagne une autre tâche qui, du nord au midi, de l'est à l'ouest, lui a été partout imposée, el dont il s'est glorieusement

(1) Sur les limites de cette province du côté de l'Ile-de-France, voir notre tome II, p. Lvi-lix; notre Catalogue, n° 2646 ; el deux arrêts du parlement, rendus en 1270 et en 1271 : Olim, éd. Beugnot, I, 343-347, 860; Boutaric, Actes du Parlement de Paris, p. 138, n°1551, p. 159, n° 1702.

acquitté dans toute l'étendue de la France, c'était de travailler à fondre la province dans la vaste unité de la monarchie. Nous essaierons de raconter plus tard par quels efforts longs mais victorieux s'est accomplie cette grande révolution.

CORRECTIONS ET ADDITIONS.

TOME Ier.

Page 4. Nous avons reçu, sous la signature A. L., un errata développé de notre ouvrage. Nous en remercions l'auteur inconnu. Nous comptons en faire profiter nos lecteurs, et, pour commencer, nous allons indiquer pour le mot Champagne une étymologie bien préférable, croyons-nous, à celle que nous avions proposée. Champagne dériverait du celtique Kann-pann, blanc pays.

L'adjectif Kann est encore usité en bas-breton (Legonidec, Dictionnaire Breton-Français, édit. La Villemarquée, p. 174); on le trouve au vi" siècle dans les poésies de Liwarc'h-Henn.

Kalan-gaeam, iann gifreu.

Aux kalendes d'hiver la plume des oiseaux est blanche (<).

On le rencontre dans le gaélique irlandais sous la forme cain, can, dont la seconde se voit seule en gaélique écossais. Les latins disaient canus d'où candidus et candide.

Le substantif Pann, qui en Bretagne n'est pas encore tombé en désuétude ( Legonidec, Dictionnaire Breton - Français, édit. La Villemarquée, p. 470), se lit dans les poésies de Liwarc'h-Henn avec une légère modification d'orthographe.

Keit bo kad enn pob ban.

Quand la guerre était dans chaque pays (2).

Cette orthographe est aussi celle du dialecte gaélique. Le mot ban est resté en patois lorrain avec le sens de territoire d'une commune, et la question est agitée de savoir si le mot français 6a» a une étymologie celtique ou germanique (3).

La Champagne serait donc une région qui se distinguerait des contrées voisines par la blancheur de son sol. Et cette définition est exacte si on donne au mot Champagne le sens que lui attribuent les paysans champenois. Pour eux, en effet, la Champagne est la partie de la province de ce nom où la craie blanche est à fleur de terre; pour eux il n'y a d'autre Champagne que la Champagne vulgairement dite Pouilleuse, et c'est abu

(4) La Villemarquée, Chants des bardes bretons,, 4r? éd., p. 480-184.

(2) La Villemarquée, ibid. p. 94.

(S) Littré, Dictionnaire de la Langue française, p. 289.

sivement que sous le nom de Champagne on a compris par exemple le Perthois et une partie du Bassigny.

Quand le mot Champagne est entendu dans le sens restreint que l'étvmologie exige, ,1 s'oppose à Brie. En effet, Brie, en latin Pagus Briegius, derive du celtique Priek, après l'article, Brieh, lieu argileux, glaiseux (Legonidec, Dictionnaire déjà cité, p. 498), qui vient du radical Pri, quelquefois Bri, argile. On lit ce dernier mot au w siècle, dans les poésies de Liwarc'h-Henn, avec son orthographe galloise Priz. Adan prit ha mein. Sons de VargiU et des pierres (<).

Au xn« siècle il était encore usité dans la langue vulgaire de Champagne sous la forme Brai et avec le sens de boue (2). En allemand Brei veut dire bouillie. P. 124, note 3. La cure donnée par Hugues de Vermandois, archevêque de Keims, ne peut être Corroy, arrondissement d'Epernav, canton de FèreChampenoise. En effet, cette dernière localité faisait partie du diocèse de Chalons (3). C'est Cauroy-les-Hermonville, situé près de Cormicy, précédente cure de Flodoard, dans l'arrondissement de Reims et le canton de Bourgogne, ou c'est Cauroy-les-Machault, Ardennes, arrondissement de Vouziers, canton de Machault.

P. 156, note. Nous avons dit que lepagus Otmensis serait la forêt d'Othe (Aube et Yonne). On doit plutôt avec Guérard (Annuaire de la Soc. de de l Histoire de France, 1837, p. 122) et M. J. Desnoyers (Ann. de la Soc. de l'Hist. de France, 1859, p. 181), le mettre dans le département de la Marne. Dans ce pagus étaient:

Novientum, Nogent, a. Reims, c. Verzy, com. Sermiers.

Vedeniacus, Vinay, a. et c. Reims.

Velcianas, Vauciennes, a. et c. Epernay.

Vincella, Vincelle, a. Epernay, c. Dormans.

Ce qui rend cette traduction infiniment probable, c'est, dans la charte imprimée p. 459-461 de notre-t. 1", la présence de trois moines d'Hautvilliers (Marne, a. Reims) à Velcianis villa, in comitatu Otmime. P. 455, titre de la charte xxiv, au lieu de Epernay, lisez Vertus.

TOME II.

P. 309, note 4. Aisencelle serait Alliancelles, Marne, a. Vitry, c. Heiltz-leMaurupt(cf. de Barthélémy, Dioc. anc. de Châlons, II, 225).

(4) La Villemanjnée, Chants des lardes bretons, p. 44.

(2) S. Bernardi Yiia Prima, lib. m, pars 5 auctore Gaufrido, ap. Mabillon, S. Bernardi opéra, éd. 1690, t. II, p. 4488.

(5) De Barthélémy, Dioc. anc. de Chalons, t. II, 559.

TOME III.

P. 272, ligne 1. Ce n'est pas de la forêt de Vassy, Haute-Marne, qu'il s'agit dans la plupart des chartes citées, mais de celle de Vassy, près d'Ignyle-Jard, Marne, a. Epernay, c. Dormans.

, TOME IV.

P. 1, note, ligne 2. Au lieu de on sait qu'en Champagne, lisez, on sait que pour les comtes de Champagne.

P. 107, ligne 14, au lieu de Blanche, lisez Henri.

P. 144, ligne 10, au lieu de 1216, lisez 1217.

P. 166, ligne 3, au lieu de Hugues de Rethel, lisez Hugues, comte de Rethel.

P. 210, ligne 5, au lieu de dix, lisez onze.

P. 290, note, ligne 17, au lieu de 1248, lisez 1246.

P. 343, ligne 13, au lieude (1263) 3301, lisez 1263 (3301).

P. 390, lignes 15, 16. On doit rapporter à la guerre de Luxeuil le passage suivant du compte de 1258 publié par M. Bourquelot, Bibl. de lEc. des Chartes, 5■ série, IV, 73 : Pro vectura et expensa eorum qui conductum quadrigarum fecerunt in exercitu : XX s.

P. 415, ligne 9. Nous disons que Thibaut IV était à La Roche, le 2 juillet. Il résulte d'une pièce indiquée dans los Annales de Navarra, III, 112, qu'il s'y trouvait encore le 4. Ce fut, sans doute, une des raisons de son arrivée tardive à Cagliari.

P. 475-576. Nous n'avons pas mentionné Simon l'Apôtre et Jacques Haquilin de Suippes, baillis du comte de Champagne en novembre 1222 (Varin, Archives administratives de Reims, I, 524). ^

P. 476, lignes 10, 11. Lambert Bouchu était déjà à la cour de Champagne en 1190. Voir plus haut p. 120, lignes 22 et 23.

P. 480, ligne 14. Il y avait un bailli de Meauxdès 1223 (1536).

P. 481, ligne 3. Aux baillis de Provins mentionnés, ajouter Létéric de Baleines, 1247 (Bibl. Imp., lat. 5467; communication de M. F. Bourquelot).

Même page. Outre les chartes indiquées au sujet de Jean d'Epernay, on peut signaler une pièce du mois de juin 1234, où ce personnage est qualifié de bailli du roi de Navarre (Arch. de l'Empire, Cart. de Sermaize, p. 1632; comm. de M. F. Bourquelot).

P. 482, ligne 20. Guillaume Putemonoie porte le titre de bailli du comte de Champagne dans une charte du mois de décembre 1227. (Cart. de Saint. Loup de Troyes, f° 56 r°.)

P. 483, ligne 9. Mauger était encore bailli de Troyes en décembre 1232; Vallet de Viriville, Arch. Bist. de l'Aube, p. 181.

P. 484, ligne 4. Henri des Bordes était bailli de Vitry dès le mois de février 1220, v. st. (Arch. de la Marne, Fonds de Trois-Fontaines).

« VorigeDoorgaan »