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galanterie et au goût de la poésie amoureuse un sentiment religieux bien profond.

Section 4 e. — Intervention Des Comtes De Champagne

DANS L'ADMINISTRATION ECCLÉSIASTIQUE.

Les religieux et les religieuses des abbayes de l'ordre de Saint-Benoît et de l'ordre de Saint-Augustin, c'est-à-dire des plus anciennes abbayes établies dans les domaines de nos comtes, ne pouvaient élire d'abbé sans leur autorisation.

Nous avons la preuve de l'existence de ce droit sur les vingt-et-une abbayes dont le nom suit:

ORDRE DE SAISI-BENOÎT.

Hommes.

Chezy (2802, 3550).

Lagny (2212, 2728, 3142, 3545, 3819).

Saint-Faron de M eaux (3061).

Montiéramey (2960).

Montier-la-Celle (2588, 2858, 2910, 3272).

Montier-en-Der (3555).

Rebais (2499, 3157).

Saint-Sauveur de Vertus (2798, 3456, 3457).

Femmes.
Avenay (451).
Bricot'(1347).
Jouarre (3302).
Notre-Dame-aux-Nonnains (3337).

ORDRE DE SAm-AUGUSTIN.

Hommes.

Saint-Memmie de Châlons (2667).

Chantemerle(2441).

Chatrices (3397).

Saint-Martin d'Epernay (2083,2114,3163,3166).

Saint-Jacques de Provins (2389, 2912).

Saint-Loup de Troyes (2892).

Saint-Martin de Troyes (2716).

Notre-Dame de Vertus (2545).

Femmes.

Notre-Dame de La Barre (3825).

Les abbayes de l'ordre de Cîteaux étaient exemptes de cette servitude. Nous ne voyons pas non plus qu'elle se soit étendue aux abbayes de l'ordre de Prémontré. On sait que l'institution des ordres de Cîleaux et de Prémontré est postérieure à la grande réforme inaugurée par le saint pape Grégoire VII à la fin du xi* siècle.

Les abbayes bénédictines et augustines qui ne pouvaient élire d'abbé sans le consentement des comtes de Champagne paraissent avoir été celles dont la garde appartenait à ce prince. La liste que nous allons donner des abbayes bénédictines et augustines où nos comles avaient droit de garde ne sera pas plus complète que celle des abbayes où les élections ne pouvaient avoir lieu sans leur autorisation; elle suffira cependant pour établir que trèsprobablement si les deux listes étaient sans lacunes, elles se trouveraient identiques (a).

(a) Pour la liste qui suit, voir notre tome II, p. xxix, art. 376385, et les articles ilu Catalogue auxquels renvoient les numéros entre parenthèses.

ORDRE DE SAINT-BENOIT.

Hommes.

Saint-Germain d'Auxerre, jusqu'en 1218 (957, 1145). Chezy.

Saint-Faron de Meaux.
Montiéramey.
Montier-la-Celle.
Montier-en-Der (3757).
Orbais.
Rebais.
Saint-Sauveur de Vertus (3456).

Femmes.
Avenay.
Jouarre(1186, 3213).

ORDRE DE SAIVr-AOGUSTIJf.

Hommes.

Saint-Memmie de Cbâlons.
Chatrices (2520, 2593, 2823).

Toutes ces abbayes, sauf Saint-Germain d'Auxerre et Orbais, sont du nombre de celles pour lesquelles l'obligation de demander h nos comtes l'autorisation d'élire est prouvée par des textes. 11 est vraisemblable qu'à Saint-Germain d'Auxerre et à Orbais, comme dans les autres abbayes dont nous venons de parler, l'élection des abbés ne pouvait se faire sans l'autorisation préalable des comtes de Champagne.

Pour qu'une abbaye bénédictine ou augustine eût ses biens sous la garde de nos princes sans être astreinte à leur demander l'autorisation d'élire ses abbés, il fallait que cette abbaye, bien que propriétaire en Champagne, fût située hors de cette province ou du moins hors des parties de cette province qui constituaient les Etats de nos comtes; telles étaient les abbayes bénédictines de SaintBasle, près de Reims (3511), de Saint-Pierre-auxMonts de Châlons (2332), de Molesme (2237, 2533, 256-2, 3G52), de Sainte-Colombe de Sens (3636), de Saint-Remy de Reims (328, 360, 2478), de SaintVannes de Verdun (2183, 3132) et de Mouzon (2480).

Quoique sous la garde des comtes de Champagne et situées dans le comté de Champagne, les abbayes cisterciennes de Clairvaux(1723, 2116), de Moulieren-Argonne (2714) et de Vaux-la-Douce (2598, 2599), et l'abbaye de Seplfontaines, ordre de Prémontré (1382), avaient conservé leur pleine liberté électorale, fait qui concorde avec ce que nous avons dit plus haut de l'indépendance des abbayes de ces deux ordres.

Le droit de g.irde imposait aux abbayes de l'ordre de Saint-Benoît et de l'ordre de Saint-Augustin une autre charge. Pendant la vacance du siège, le comte de Champagne avait l'administration de leurs biens (957, 3456), et il fallait que l'abbé élu fût mis en possession de ces biens par le comte (a). Ce dernier pouvait refuser l'investiture à tout abbé élu sans son

(a) La pièce que nous avons cataloguée sous le n° 3163 est en contradiction avec Biussel (p. 826, § ix), et démontre que cet auteur se trompe quand il dit « qu'on ne voit point que les comtes autorisation, et c'était cette faculté qui donnait une sanction à l'obligation de solliciter cette autorisation. Enfin, neuf abbayes bénédictines et une de l'ordre de Saint-Augustin payaient un droit de garde; c'était une redevance annuelle dont le montant variait entre 20 et 300 livres (a).

Une troisième servitude, qui paraît avoir été comme les précédentes,la conséquence du droit de garde, consistait dans le droit de gîte supporté par un certain nombre d'abbayes. En voici la liste:

ORDRE DE SAlNT-BEMOi'T.

Hommes.

Saint-Germain d'Auxerre.

Chezy.

Lagny.

Montiéramey (2941).

Montier-en-Der.

Montier-la-Celle.

Orbais

Bebais.

Saint-Pierre-le-Vif de Sens.

Saint-Médard de Soissons.

Femmes.

Jouarre.

ORDRE DE SAINT-AUGOSm.

Hommes.

Saint-Memmie de Châlons.

de Champagne aient jamais donné l'investiture des abbayes qui étaient dans leur garde. > (a) Voir notre tome II, p. xxtx, ait. 376-385.

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