Pagina-afbeeldingen
PDF
ePub

Section 3e. - OFFICIERS D'ORDRE SECONDAIRE.

Nous diviserons cette section en trois paragraphes : le premier comprendra les religieux, le second les clercs, le troisième les agents laïcs.

[ocr errors]

Les religieux attachés au service des comtes de Champagne étaient principalement leurs aumôniers. On se rappelle que les aumôniers de Thibaut II étaient des chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré (a); ceux d'Henri Jer appartenaient également à un ordre religieux (6); cet usage fut suivi par leurs successeurs, et dans les derniers temps les ordres de Saint-Dominique et de Saint-François paraissent avoir eu le privilége de fournir les aumôniers des comtes de Champagne (3158, 3292, 3715). Les religieux attachés au service de nos comtes reçurent des papes, pendant la seconde moitié du XIIe siècle, plusieurs priviléges, savoir : dispense du règlement de leur ordre, qui les obligeait à coucher dans une maison de cet ordre toutes les fois qu'ils se trouvaient dans une localité qui en possédait une (1504, 3716); autorisation de monter à cheval, de porter des chappes et des souliers (3158, 3292, 3715).

Nous connaissons deux attributions des aumôniers

(a) Voir notre tome II, p. 340. (6) Voir notre tome III, p. 140.

00

des comtes de Champagne : la première, comme le nom l'indique, était de distribuer les aumônes de ces princes. C'est ainsi qu'en 1218 nous voyons l'aumônier de Blanche de Navarre acheter des vêtements pour des pauvres (a). Enfin, sous Thibaut V, au moins, l'aumônier fut chargé de la surveillance des hôpitaux (3307).

Nous ne donnerons ici que trois noms d'aumôniers de nos comtes :

Guillaume, déjà au service d'Henri ler, resta en fonctions pendant la première régence de Marie (6);

Thécelin, 1195 (433);

Pierre de Roncevaux, qui était aussi vice-chancelier, 1259 (3172), 1267 (3397).

Pour compléter ce que nous savons des religieux au service des comtes de Champagne, nous dirons qu'en 1239 nous trouvons parmi les chapelains de Thibaut IV le trinitaire Simon (2539), et parmi les chapelains de Thibaut V, Robert, abbé de Montiéramey, 1269 (3525). Robert, qui gouverna l'abbaye de Montiéramey de 1250 à 1289, obtint du pape, sur la recommandation de Thibaut, l'autorisation de porter la mitre, ce qui n'avait été accordé à aucun de ses prédécesseurs (C). Il fit donner par notre comte, à son abbaye, un droit d'usage dans les forêts d'Isle, de Rumilly et de Chaource (3525). Il reçut de lui, en 1267, une mission judiciaire (3467).

(a) Fragments de comptes du XIIIe siècle, publiés par Bourquelot, Bibliothèque de l'Ecole des chartes, ģe série, IV, 60.

(6) Voir notre T. III, p. 139-140. (c) Gall. Christ., XII, 558.

§ 2. – Clercs.

Les comtes de Champagne employaient beaucoup plus de clercs que de religieux. On peut distinguer ces clercs en deux catégories : les uns étaient occupés des fonctions du ministère ecclésiastique, ce sont les chapelains ; les autres étaient occupés comme agents administratifs. Ce sont ceux-ci qu'on trouve habituellement désignés sous le nom de clercs des comtes. Nous en comptons six au service de Thibaut IV en 1229 (a). C'est d'eux qu'il est question dans plusieurs bulles des papes que mentionne notre Catalogue. Ils étaient au nombre de six au moins, lorsqu'en 1246 Innocent IV leur accorda le privilége de percevoir, s'ils appartenaient à un chapitre, le produit de leurs prébendes comme les chanoines résidants (6). Ils étaient également six au moins quand, en 1251, le même pape renouvela ce privilége (2972), qui fut confirmé par Alexandre IV (3119), et par Urbain IV (3331 ). Ce nombre se trouve encore en 1260 (c). Depuis il s'éleva à huit,

(a) Robert Dauphin, Pierre Chien, Gui, Jean, Etienne de Provins et Adam de Vertus. Voir plus bas la notice consacrée à chacun d'eux. Nous ne parlons pas ici du médecin Gillebert dont le service n'avait rien d'administratif.

(b) La bulle numérotés 2744 ne parle que de cinq, mais un sixième fut l'objet d'une bulle spéciale (2748). Le même privilége fut conféré aux clercs du roi du France, par Alexandre IV en 1260; par Urbain IV en 1261, par Grégoire X en 1273. — Ad. et J. Tardif, Priviléges accordés à la couronne de France par le Saint-Siège, p. 21, 26, 43.

(c) Eudes de Château-Thierry, Michel de Pampelune, Gautier de

et tel est le chiffre que nous constatons en 1263 (a) et en 1270 (6).

Voici une liste des clercs de nos comtes depuis la mort d'Henri le Libéral :

Guillaume, déjà au service de ce prince comme notaire, c'est-à-dire rédacteur et copiste (c), resta en fonctions sous son successeur de 1181 à 1190 (d).

Pierre de Sézanne, notaire, de 1188 à 1199 (e).

Eudes était, en 1188, un des gardiens du trésor de Saint-Etienne de Troyes (369), et dès 1186 nous le trouvons comme témoin dans une charte de Marie de France (344).

Péronne, Richard de Montier-en-Der, Simon Garsie, étaient alors notaires, et Jean, doyen de Saint-Quiriace, receveur de Thibaut IV.

(a) En 1263, les clercs du comte de Champagne étaient : Eudes de Château-Thierry, Michel de Pampelune, Gautier de Péronne, Richard de Montier-en-Der, Lambert de Lagny, Jean d'Asnières, Thomas Brunel et Adam des Grès.

(b) En 1270, les clercs étaient : Jean d'Asnières, Thomas Brunel, Adam des Grès, Geofroi de Montlhéry, Martin d'Estella, Simon de Lagny, Henri Tuebeuf, et Apparice de Pumpelune. (c) Voir T. III, p. 136-137. (d) Voici la liste des chartes où il figure :

Année 1181 (324), - 1182 (327), - 1183 (329), - 1184 (332, 333, 334). — 1185 (310, 341), -- 1186 (343, 314, 346, 347, 348, 349, 352), - 1187 (354, 355, 356, 358, 359, 360, 362, 363), - 1188 (368, 369, 376, 380), - 1189 (386, 388), -- 1190 (408, 409, 410, 411).

(e) Voici l'indication des chartes où il figure :

Année 1188 (366), - 1189 (382, 387, 389, 390, 392, 396), - 1190 (398, 399, 400, 404, 405), -- 1197 (449, 450), -1198 (455, 464, 465, 468, 471, 472, 473, 475, 476, 177, 479), - 1199 (485, 501).

Jean, notaire, en 1989 (385), et en 1190 (412). Thierri, notaire, de 1189 à 1197 (a).

Philippe paraît avoir fait l'intérim de la chancellerie en 1190 (6).

Raoul, notaire, en 1191 (417).

Mathieu fait fonction de chancelier sans en avoir le titre dans une charte de l'année 1198 (465).

Alerme, dit en français Aliaume, notaire, de 1199 à 1212 (c), était encore au service de Blanche de Navarre pendant l'année 1217, où il fit pour elle un voyage à Soissons (d). En 1220 il était mort (1305). Il avait, en 1209, obtenu de Blanche pour son cousin Pierre une chapellenie dotée 10 livres de rente (715). L'abbaye de Saint-Loup de Troyes lui avait donné des prés (793), et le chapitre de Notre-Dame de Paris la jouissance viagère de terrains défrichés dans la forêt de Rozoy (1305).

Milon, notaire en 1200 et 1201 (e).

(a) Voici la liste des chartes où il figure :

Année 1189 (395), — 1190 (412), - 1193 (421), -- 1194 (425, 426, 427, 428), - 1195 (438), -- 1496 (440, 443), – 1197 (446).

(6) Bourquelot, la Chancellerie des comtes de Champagne, p. 8 du tirage à part.

(c) Voici la liste des chartes où il figure :

Année 1199 (490, 494, 506, 509, 510), -- 1200 (511, 516, 517, 518, 523, 527, 540), - 1205 (641), - 1209 (721), 1210 (726), — 1213 (812).

(d) Fragments de comptes du XIIIe siècle, publiés par M. Bourquelot, Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 5e série, IV, 62.

le) Voici l'indication des chartes où il'figure :
En 1200 (530, 535), — 1204 (543, 544, 545, 547).

« VorigeDoorgaan »