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probablement vers la fin de cette année ou au commencement de la suivante, car la charge de chancelier était vacante en mars 1207. Dans tous les cas il est certain qu'en juillet 1208 Gautier était mort. 11 paraît avoir été chanoine de Saint-Etienne de Troyes (686).

La charge de chancelier resta sans titulaire jusqu'en 1210 ou 1211. Du moisdemars 1207 au mois de janvier 1210 on lit au bas d'un grand nombre de chartes de la comtesse Blanche la formule vacante cancellaria (a), et en janvier 1211, Gautier avait un successeur (759).

Ce successeur fut Remi (6), qui resta en fonctions jusqu'en février 1220. A cette date il était évêque élu de Pampelune, et Dlanche de Navarre, de con

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cerl avec Thibaut IV, lui donna 100 livres de rente viagère, qui devaient être réduites à 20 dans le cas où ils le feraient nommer prieur du Saint-Sépulcre deVillacerf (1252) (a). Mais une fois monté sur le siège épiscopal de la capitale de la Navarre, il oublia cette libéralité et se tourna contre ses anciens protecteurs. Fils naturel du roi Sanche le Fort, et, par conséquent, neveu de Blanche de Navarre (6), il avait la même mère que Guillaume, autre fils naturel de Sanche, et prétendant à la succession de ce prince: en 1225 il l'aida à soulever, contre Thibaut IV, la population de Pampelune (c); mais il ne conserva pas son siège assez longtemps pour fermer définitivement au comte de Champagne les abords du trône, car dès 1232 Févêque de Pampelune était Pedro Remirez dePedrola (d), qui se rangea du côté de Thibaut (e).

(a) Par conséquent, Garibay a raison contre Moret : c'est le 22 août 1219, et non 1220, qu'est mort l'évêque Guillaume, prédécesseur de Rémi sur le siège de Pampelune : Annales de Navarra, II, 395.

(6) Voir dans Los Annales de Navarra, II, 394-395, l'analyse d'un acte daté de l'ère 1259, année 1221 de J.-C, et du règne du Sanche, Rémi son fils étant évêque de Pampelune.

(c) Voir plus haut, page 267.

(d) Los Annales de Navarra, II, 404. Cet ouvrage indique deux actes de l'administration épiscopale de Rémi : l'un daté d'avril 1223 (II, 397), l'autre de juin 1226 (ibid.) L'évêque Rémi est encore mentionné comme vivant dans une charte de l'année 1227 (II, 401). Suit une lacune de cinq ans, après laquelle nous trouvons Pedro Remirez (II, 404).

(e) Voir plus haut, p. 269.

Guillaume succéda à Rémi dans la charge de chancelier. Nous le voyons en fonctions d'avril 1222 à décembre 1232 (a). Guillaume paraît avoir été chanoine de Saint-Martin de Tours et prévôt de Chablis (1449, 2012, 2110). 11 avait à Chablis 400 livres de rente (1449). 11 fit, en 1229, un prêt de 1,200 livres à Thibaut IV (2012).

En juin 1234 il était remplacé par Gui (6), précédemment sous ses ordres en qualité de clerc Gui, attaché à la chancellerie de Champagne dès les années 1227 et 1228 (c), avait obtenu du comte, en 1229, la promesse de la seconde prébende vacante à Saint-Nicolas de Sézanne, et de la première à SaintJean de Vertus (d). En 1232 il figure comme notaire dans une charte de Thibaut IV (2218). Nous ignorons combien de temps il conserva la dignité de chancelier.

Nous ne connaissons à Thibaut V qu'un seul chancelier : Vivien, évêque de Calahorra, que nous trouvons en fonctions le 31 décembre 1264 (e), et

(a) Une charte de Guilllaume, chancelier de Champagne, datée d'avril lv222, se trouve en copie aux Archives de l'Aube, Inventaire de Moniier-la-Celle, f° 64 v°. — Guillaume figure aussi avec le titre de chancelier dans des chartes de Thibaut IV, datées de 1222 (1421, 1449), - 1223 (1467, 1478), — 1229 (1894), — 1 230 (2110), — 1232 (2218).

(6) Charte de Thibaut IV, analysée dans Los Annales de Navarra, III, 7.

(c) Catalogue, n°s 1774, 1790, 1798, 1807, 1858, 18641866, 1868, 1872, 1873, 1876-1880.

(d) Bibl. Imp., Lat. 5992, f° 334; Archives de l'Empire, KK10G4, f°309.

(e) Charte de Thibaut V, analysée dans Los Annales de Naqui paraît s'être rarement acquitté des devoirs de sa charge. Mais Thibaut eut aussi un vice-chancelier : Pierre de Roncevaux, 1259-1260 (a). Pierre de Roncevaux était en même temps aumônier de ce prince (3172).

Sous Henri III nous n'avons pas rencontré de chancelier. Le chapelain Thomas de Jouarre portait le sceau de ce comte en 1273 (3783). Il conserva cet emploi, après la mort d'Henri III, pendant la régence de Blanche d'Artois (3807); mais Edmond ne paraît pas l'y avoir maintenu.

En effet, Edmond rétablit la charge de chancelier, qu'il confia à Vincent de Pierre-Châtel, 1277-1281 (3841, 3842, 3846,3869).

Le chancelier de Champagne avait des appointements comme le sénéchal et les maréchaux (6).

Dans la section suivante, il sera question des clercs attachés à la chancellerie.

varra, 11I, 94. Cet évêque est probablement le môme homme que le chantre de Toulouse nommé aussi Vivien, qui, en 1236, fut envoyé en ambassade par Thibaut IV à la cour de Rome (2387), et que le pape éleva au sous-diaconat (2431).

(o) Nous l'avons rencontré dans les chartes suivantes : en 1259 (3169, 3172, 3177, 3179), en 1260 (3181, 3186, 3187, 3198).

(b) Exlenta terre comitatus Campanie et Brie, cité par Bourquelot, la Chancellerie des comtes de Champagne, p. 7 du tirage à part.

Section 3e. — Officiers D'ordre Secondaire.

Nous diviserons cette section en trois paragraphes : le premier comprendra les religieux, le second les clercs, le troisième les agents laïcs.

g 1er. — Religieux.

Les religieux attachés au service des comtes de Champagne étaient principalement leurs aumôniers. On se rappelle que les aumôniers de Thibaut II étaient des chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré (a); ceux d'Henri Ie' appartenaient également à un ordre religieux (6); cet usage fut suivi par leurs successeurs, et dans les derniers temps les ordres de Saint-Dominique et de- Saint-François paraissent avoir eu le privilège de fournir les aumôniers des comtes de Champagne (3158, 3292, 3715). Les religieux attachés au service de nos comtes reçurent des papes, pendant la seconde moitié du xiue siècle, plusieurs privilèges, savoir : dispense du règlement de leur ordre, qui les obligeait à coucher dans une maison de cet ordre toutes les fois qu'ils se trouvaient dans une localité qui en possédait une (1504, 3716); autorisation démonter achevai, de porter des chappes et des souliers (3158, 3292, 3715).

Nous connaissons deux attributions des aumôniers

(a) Voir notre tome II, p. 340.

(b) Voir notre tome III, p. 140.

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