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Pedro Sanchez de Montagudo qui, déjà lieutenant d'Henri III en 1272 (a), fut chargé du gouvernement de la Navarre en 1274 (6) et le conserva environ un an, c'est-à-dire jusqu'au moment où Philippe le Hardi lui donna pour successeur Eustache de Beaumarchais.

Parmi ses prédécesseurs on compte trois Français: Ponce Dumei, Geofroi de Bourlemont et Clément Launay. Geofroi de Bourlemont est le seul qui paraisse avoir eu dans sa patrie une situation importante. Parent des maisons de Joinville et de Dampierre (c), vassal de Thibaut IV pour l'importante baronnie de Bourlemont (d), il avait cautionné d'abord le duc de Lorraine, Mathieu II, lors des fiançailles de Ferri de Lorraine avec Marguerite de Navarre, 1249 (2866), puis la duchesse de Lorraine, veuve de Mathieu, lors du traité conclu par elle en 1252 avec les comtes de Bar et de Luxembourg (3004). Mais ses finances étaient dérangées. En 1250 il avait obtenu de la générosité de Thibaut IV l'argent nécessaire pour faire réparer les fortifications de son château (2915). Ce furent, en 1255, un prêt de 2,000 livres tournois et la promesse de 300 livres de gages qui le décidèrent à accepter les fonctions de sénéchal de Navarre (3090, 3407). Il était de retour en Champagne en 1260 (3207), et trois ans plus tard contractait de nouvelles dettes (3336).

(a) Voir plus haut, p. 438.

(6) Voir plus haut, p. 441. . (c) Félicité de Joinville, fille de Geofroi IV de Joinville, et d'Helvide de Dampierre, avait épousé Pierre de Bourlemont.

(d) Voir notre tome II, p. xxi, art. 271; p. XXIII, art. 306.

Clément Launay, son successeur en Navarre, paraît être le même que Clément de Lenay ou de Lanays, qui plus tard reçut de Philippe le Hardi une mission en Navarre, et qui fit partie de l'armée française envoyée par ce prince pour rétablir l'ordre dans ce royaume (a).

2. - Connétables.

Guillaume ler de Dampierre, le second par ordre chronologique des connétables d'Henri Jer (6), eut pour successeur Gui II de Dampierre, son fils, dit d'abord Gui de Moëlain (331). Nous ne connaissons point d'actes où il prenne le titre de connétable. Il apparaît comme lémoin dans trois chartes de la comtesse Marie (331, 342, 345). Il accompagna Henri II en Terre-Sainte (C). En 1198 il était présent quand Thibaut III fit hommage à Philippe-Auguste, et il figura en tête des Champenois qui garantirent par leur serment la fidélité de Thibaut (454). Il fut un des barons qui, en 1212, donnèrent leur consentement au règlement de Blanche sur les successions et sur les duels (815), un des témoins qui en 1213 attestérent la nullité du mariage d'Henri II (d). La

(a) Guillaume Anelier, Histoire de la guerre de Navarre, vers. 3999 et 4596, édit. F. Michel, p. 258, 296. Voir aussi dans Los Annales de Navarra, III, 227, un mandement de Philippe le Hardi à Jean de Nesle, Imbert de Beaujeu et Clément de Alveto (sic), 1282.

(b) Voir notre tome III, p. 124-125.
(c) Voir plus haut, p. 31.
(d) Voir plus haut, p. 118.

même année, il cautionna Blanche lors du traité que cette dernière conclut avec Philippe-Auguste (837). Ce fut lui qui, par son mariage avec Mathilde de Bourbon, fit entrer la seigneurie de Bourbon dans la maison de Dampierre (a). Il mourut au commencement de l'année 1216. En 1210 il avait, à la tête d'une armée de Philippe-Auguste, conquis une partie de l'Auvergne (b).

Archambaud IX, seigneur de Bourbon, son fils aîné, promit en février 1216 de soutenir Blanche contre Erard de Brienne (947). Au mois d'avril de l'année suivante, il reconnut n'avoir qu'un droit viager sur la connétablie (1060) qu'il paraît avoir conservée jusqu'au commencement de l'année 1221 (1315). Il fut un des seigneurs qui, en 1226, invitérent Thibaut IV au sacre de Louis IX (1731). Il est placé en tête de notre liste des gouverneurs de Champagne (c). Marguerite de Bourbon, l'une de ses filles, épousa Thibaut IV; Béatrix, une autre de ses filles, mariée à Béraud le Grand, seigneur de Mercậur, fut mère de Béraud de Mercaur, gouverneur de Champagne sous le comte Henri III (d). Il mourut en 1242 (e).

Guillaume II de Dampierre, frère d'Archambaud qui précède, était connélable de Champagne le 26 fé

(a) Albéric, ap. D. Bouquet, XVIII, 786 E ; Art de vérifier les dates, II, 413.

(b) Guillelmus Armericus, dans D. Bouquet, XVII, 771-772. (c) Voir plus haut, p. 458. (d) Voir plus haut, p. 461-462. (e) Art de vérifier les dates, II, 413.

vrier 1221, jour où, comme son frère, il reconnut n'avoir qu'un droit viager sur cette charge (1315). Dès l'année 1219 on le voit paraître dans les comples de Blanche de Navarre (a). En février 1222 il cau. tionna la fidélité de Thibaut IV à Philippe-Auguste (1373). Après avoir, en 1223, voulu épouser Alix, reine de Chypre, qui prétendait au comté de Champagne (1555), il prit pour femme, la même année, Marguerite, héritière présomptive de Jeanne, comtesse de Flandre (1576, 1577) (b). Il compta parmi les vassaux fidèles à Thibaut IV pendant les guerres des années 1 229 et 1230 (1850, 2023, 2026). Il mourut en 1241 (c).

Jean lor, seigneur de Dampierre, son troisième fils, eut après lui la charge de connétable de Champagne; mais il dut comme lui reconnaître qu'il n'avait sur elle aucun droit héréditaire (2928). Il fut caution de Thibaut IV lors des conventions relatives au mariage projeté entre Marguerite, fille de ce dernier, et Ferri, depuis duc de Lorraine (2888). Un an et demi après il épousa Lore, sour de Ferri (2967 - 2970), laquelle eut en dot la seigneurie de Saint-Dizier (d). Combattant dans l'intérêt de sa mère à la bataille de Walcheren, il partagea le sort d'un grand nombre de barons qui restèrent prisonniers, 1253(e). La der

(a) Fragments de comptes du XIIIe siècle, publiés par M. Bourquelot, Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 5e série, IV, 65.

(6) Voir plus haut, pages 223-224. (c) Art de vérifier les dates, III, 16. (d) D. Calmet, Histoire de Lorraine, 1re édit., T. II, col. 242.

(e) Chronique de Baudoin d'Avesnes, ap. D. Bouquet, XXI, 174 D H; Gesta S. Ludovici. ap. D. Bouquet, XX, 390 B.

nière charte que nous ayons de lui est du mois d'avril 1257 (3108). Il laissa deux fils : Guillaume de Dampierre, seigneur de Saint-Dizier, et Jean , seigneur de Dampierre; mais ni l'un ni l'autre ne devint connétable de Champagne.

Après la mort de Jean de Dampierre, Anseau de

Traînel, maréchal dès 1252 (3015), échangea cette . . fonction contre celle de connétable, à laquelle il joignit en 1263 celle de gouverneur (3324) (a).

Son successeur fut Eustache III de Conflans qui, comme lui, quitta la charge de maréchal pour celle de connétable; il posséda cette dernière de 1268 (3491) à 1270 (3582). Nous avons parlé de lui avec détails dans le paragraphe consacré aux gouverneurs (6).

Après Eustache de Conflans, le titre de connetable fut porté par un des guerriers les plus fameux du xiile siècle. Nous voulons parler d'Erard de Vallery, chambrier de France (c). Bien que Vallery ne relevât pas du comté de Champagne (d), Erard ne fut pas le premier de sa maison dans le cortege de barons que les liens du vasselage attachaient à la suite de nos comtes : Jean de Vallery, son père, récompensé par saint Louis en 1230 (e), honoré de

(a) Voir plus haut, p. 460.
(6) Voir plus haut, p. 460-461.
(c) Anselme, Hist. généalogique, VIII, 405-406.

(d) Vallery relevait du roi de France à cause de la tour de Sens, Quantin, Dict. top. du dép. de l'Yonne, p. 133.

(e) Tillemont, II, 68.

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