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pour la seconde fois, 1240-1242 (a); Girard de La Noue, 1243, 1244,1246, depuis receveur de Champagne (6); Gilles de Villenauxe, 1252: ce dernier, que nous trouvons d'abord près de Thibaut IV en Navarre, le 22 novembre 1247 (c) fut, trois ans après, chargé par ce prince de dresser, avec le clerc Jacques de Rebais, un état général des fiefs du comté de Champagne (2978), et s'occupa de ce travail pendant l'année 1251 (2985, 2987); il était bailli de Provins dès le mois de mars 1252 (2994); il paraît avoir conservé cette fonction jusqu'en 1257 et l'avoir recouvrée au mois de juillet 1268 (d).

Sézanne faisait partie du douaire de Blanche de Navarre et ne fut, par conséquent, réuni aux Etats de Thibaut qu'en 1229; en 1230 Jean d'Epernay était bailli de celle ville (2069). Des chartes des années 1231 (2114), 1235 (2321) et 1238 (2456), mentionnent ce personnage en lui donnant encore le titre de bailli, mais sans nous dire quel était son ressort à ces dates. En 1242 son successeur était Léon de Sézanne, dont nous avons parlé

(o) Lefèvre, ibid., p. 186. (6) Voir plus haut, p. 471.

(c) Charte de cette date dans Los annales deNavarra, 11I, 55; et Diccionario de anliguedades del reino de Navarra, II, 330332.

(d) Lefèvre, dans la Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 5e se. rie, I, 186.

dans le paragraphe relatif aux receveurs (a).

Nous ne connaissons pas de bailli de Troyes antérieur à Guillaume de Putemonoie qui, dans un acte du mois d'août 1229, prend le titre de « bailli » de Troyes pour homme illustre Thibaut, comte » de Champagne (b). » Guillaume nous semble avoir été un homme de quelque importance. Il avait des procès en 1219 (1196) et en 1222 (1458), et les transactions qui les terminèrent furent constatées par Blanche de Navarre et par Thibaut IV; il fit au prieuré d'Isle-Aumont une donation de 60 arpents de bois (1515). En 1222 nous le trouvons dans l'entourage du comte de Champagne (1449). Il paraît avoir fait partie du conseil de Thibaut dès l'année 1225, où ce prince achetant une partie du comté de Bar-sur-Seine le désigne comme arbitre d'une des contestations qui devaient résulter de cette acquisition (1677); en février 1226, il toucha pour Thibaut une somme d'argent (1693). Il porta le titre de bailli du mois de novembre 1228 (c) au mois de mars 1230 (d). A cette dernière date, il fut désigné comme expert, par le comte et par le chapi

(a) Voir plus haut, page 470.

(b) Archives de l'Aube, Cartulaire du Temple, 86 v°.

(c) Voir aux Archives de l'Aube, Cartulaire de Larrivour, f° 19 v°, deux chartes de cette date, l'une émanée de Guillaume Putemonoie, « chevalier et bailli de l'illustre comte de Cham« pagne e, l'autre où il est dit bailli de Troyes.

(d) Voir aux Archives de l'Aube, Cartulnire de la Léproserie de Troyes, f° 36 r° v°, une charte de lui datée de mars 1229 (vieux style).

tre de Saint-Etienne de Troyes, pour l'estimation d'une femme de corps (1996). Depuis il n'est plus question de lui. Pierre Putemonoie, chevalier, qui fit partie de la croisade de 1239 (a) et qui était mort en 1255 (3089), Hugues Putemonoie, chevalier, et Guillaume Putemonoie, écuyer, qui vivaient en 1254 (6), étaient sans doute ses parents. Après lui la liste des baillis de Troyes se continue, en 1230, par Mauger, dont nous avons déjà parlé à propos du bailliage d'Ervy (c); en 1240, par Guillaume Alexandre (d) qui après une interruption reprit ses fonctions en 1246, qui fut en 1264 bailli de Provins (e), redevint bailli de Troyes en 1269 et alors conserva cette charge pendant sept années, durant une partie desquelles il y réunit les fonctions de bailli de Provins (/"). En décembre 1240, le bailli de Troyes était Lambert de Tiercelieue (g). Ses successeurs furent Joibert Haquetin, mai 1242 (/i); Joibert de Bar-sur

(a) Voir plus haut la note 6 de la page 315.

(6) Carlulaire de la Léproserie de Troyes, publié par M. Harmand, dans les Mémoires de la Société d'Agriculture de l'Aube, 2« série, I, 577.

(c) Voir plus haut, page 480.

(d) Grosley, Mémoires historiques, I, 460.

(e) Cartulaire de Gouvois, cité par Lefèvre, Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 5° série, I, 186.

(f) Lefèvre, dans la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 5e série, I, 187.

(g) Voir aux Archives de l'Aube, fonds de Notre-Dame-auxNonnains, une charte de lui qui porte cette date.

(h) Archives de l'Aube, Inventaire de Montier-la-Celle, f° 58 v°.

Seine, janvier 124/» (2666); Guillaume Alexandre pour la seconde fois, 1246; Oger Du Val, de juillet 1246 au mois d'août 1252 (a).

Nous n'avons pas trouvé de bailli de Vitry avant Pierre, qui exerça cette fonction en 1228 (1870) et en 1229 (1939), et en qui nous devons peut-être reconnaître Pierre de Vitrv, chambrier de Thibaut IV en 1235(2321). Nous rencontrons ensuite Nicolas, 1231 (2153), et en 1252 Pierre de Courpalay (6), précédemment bailli de Chauraont.

Après la mort de Thibaut IV on ne voit plus de baillis à Bar-sur-Aube, à Château-Thierry, à Epernay, à Ervy ni à Montereau ; ainsi, sur dix bailliages cinq disparaissent. Deux nouveaux bailliages surgissent : celui de Nogent-le-Roi, qui n'eut qu'une existence éphémère et dont nous n'avons trouvé la mention qu'en octobre 1266 (3392), et celui de Meaux, qui ne paraît pas antérieur à l'année 1274, mais qui avait un long avenir devant lui (c). Par conséquent, vers cette époque le nombre des bailliages de Champagne était de six : Chaumont, Meaux,

(a) Nous connaissons trois chartes de lui; elles portent les dates suivantes : 1° juillet 1246 (2755), 2° 5 février 1251 (Archives de l'Aube, Cartitlaire du Temple, f° 1 v°), 3° août 1252 (ibid., f° 2 r°).

(b) Archives de l'Empire, J 197, n° 77, novembre 1232.

(c) Lefèvre, dans la Bibliothèque de l'Ecole des Cliartes, 5e série, I, 187, déclare n'avoir pas rencontré de bailli de Meaux avant 1276; mais il est question du bailli de cette ville dans la charte du 9 juin 1274, que nous avons cataloguée sous le ii° 3798.

Provins, Sézanne, Troyes el Vitry. Mais tandis que Chaumont (a), Sézanne (6) et Vitry (c) avaient chacun leur bailli, les bailliages de Meaux, Provins et Troyes furent, dans les derniers temps de l'autonomie champenoise, réunis habituellement sur la même tête (d), en sorte que le nombre des baillis était réduit à quatre. En effet, une sentence du 1er février 1276 énumérant les juges dont était corn

fa) Pour la suite des baillis de Chaumont, voir Jolibois, Histoire de Chaumont, p. 447. Nous ajouterons que Viennet de Nogent, un des baillis mentionnés par M. Jolibois, figure dans notre Catalogue en mars 1263 (3298), et en mai 1265 (3360). Son sceau et celui d'un de ses successeurs sont décrits par M. Jolibois, Hist. de Chaumont, p. 41-42.

(b) En mars 1278, Guillaume du Châtelet était bailli de Sézanne (Archives de l'Aube, fonds du Paracict); il avait été bailli de Meaux en 1276, comme nous l'apprend M. Lefèvre, lor.o citato, et il devint bailli de Chaumont. en 1282. Le nom de Guillaume du Châtelet se trouve quatre fois cité dans Li drois et li coustum.es de Champaingne et de Brie; voir les listes de juges des grands jours contenues dans les § V, VII, XX et XXXVI. — Sur le bailliage île Sézanne à la fin du xme siècle, voir notre tome II, p. Lxi-lxh, art. 41-47.

(c) En 1273, Pierre de la Malmaison. bailli de Vitry, constate une donation à l'abbaye de la Charmoye (Archives de la Marne, fonds de la Charmoye). Pierre de la Malmaison est mentionné trois fois dans les listes de juges des grands jours, données par Lidroiset comtumes de Champaingne el de Brie, voir § XIX, XXII, XXIII. Ses successeurs à Vitry furent, en 1283 Hugues de Chaumont, en 1284 Jean de Villeblovain, en 1285 Hugues de Chaumont pour la seconde fois : I). Bouquet, XXII, 768.

(d) Lefèvre, dans la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 5e série, I, 186-188, donne la liste des baillis de Meaux, Provins et Troyes, pendant les dernières années du xme siècle.

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