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de La Ferté-sur-Aube (a). La liste des baillis de Chaumont sous Thibaut IV se clôt par Etienne de La Malmaison, précédemment bailli de Bar-surAube, 1249 (b).

Epernay avait un bailli en mars 1236 (2390).

Le bailliage d'Ervy était, en 1230, confié au même titulaire que le bailliage de Troyes. Ce titulaire était Mauger (2085, 2086), précédemment prévôt d'Ervy et assez riche pour avoir prêté 400 livres à Guillaume, chancelier de Champagne (1449); il avait cependant épousé une serve main-mortable (2085). Il devint plus tard chambellan de Thibaut IV (2657, 2876).

Il est question du bailli de Thibaut IV à Montereau dans une charte de l'année 1231 (2164); mais nous ne savons pas le nom de ce bailli.

Comme à Chaumont, c'est en 1227 qu'à Provins les documents connus jusqu'à ce jour nous montrent pour la première fois un bailli. Nous trouvons même cette année trois baillis dans cette ville : Pierre de La Noue, Pierre Le Gendre et Pierre de Gace, à moins que ces trois Pierre ne soient la même personne c). Nous rencontrons ensuite Jacques d'Aulnay en même temps bailli de Château-Thierry, et dont nous avons déjà parlé; Pierre de La Noue

(a) Nous connaissons trois documents où il figure en 1248 : ils sont datés de mai (2832), du 3 juin (2836), et du 9 juin (Archives de l'Aube, premier Cartulaire de l'Hôtel-Dieu de Troyes, fo 64 ro).

(6) Jolibois, Histoire de Chaumont, p. 447.

(c) Lefèvre, dans la Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 5e série, I, 185. Voir aussi sur Pierre Legendre la charte que nous avons cataloguée sous le n° 1902.

pour la seconde fois, 1240-1242 (a); Girard de La Noue, 1243, 1244, 1246, depuis receveur de Champagne (6); Gilles de Villenauxe, 1252, ce dernier, que nous trouvons d'abord près de Thibaut IV en Navarre, le 22 novembre 1247 (c) fut, trois ans après, chargé par ce prince de dresser, avec le clerc Jacques de Rebais, un état général des fiess du comté de Champagne (2978), et s'occupa de ce travail pendant l'année 1251 (2985, 2987); il était bailli de Provins dès le mois de mars 1252 (2994); il paraît avoir conservé cette fonction jusqu'en 1257 et l'avoir recouvrée au mois de juillet 1268 (d).

Sézanne faisait partie du douaire de Blanche de Navarre et ne fut, par conséquent, réuni aux Etats de Thibaut qu'en 1229; en 1230 Jean d'Epernay était bailli de cette ville (2069). Des charles des années 1231 (2414), 1235 (2321) et 1238 (2456), mentionnent ce personnage en lui donnant encore le titre de bailli, mais sans nous dire quel était son ressort à ces dates. En 1242 son successeur était Léon de Sézanne, dont nous avons parlé.

(a) Lefèvre, ibid., p. 186. (0) Voir plus haut, p. 471.

(c; Charte de cette date dans Los annales de Navarra, III, 55; et Diccionario de antiguedades del reino de Navarra, II, 330332.

(d) Lefèvre, dans la Bibliothèque de l'Ecole des chartes, sé. rie, I, 186.

dans le paragraphe relatif aux receveurs (a).

Nous ne connaissons pas de bailli de Troyes antérieur à Guillaume de Putemonoie qui, dans un acte du mois d'août 1229, prend le titre de « bailli » de Troyes pour homme illustre Thibaut, comte » de Champagne (6). » Guillaume nous semble avoir été un homme de quelque importance. Il avait des procès en 1219 (1196) et en 1222 (1458), et les transactions qui les terminèrent furent constatées par Blanche de Navarre et par Thibaut IV; il fit au prieuré d'Isle-Aumont une donation de 40 arpents de bois (1515). En 1222 nous le trouvons dans l'entourage du comte de Champagne (1449). Il paraît avoir fait partie du conseil de Thibaut dès l'année 1225, où ce prince achetant une partie du comté de Bar-sur-Seine le désigne comme arbitre d'une des contestations qui devaient résulter de cette acquisition (1677); en février 1226, il toucha pour Thibaut une somme d'argent (1693). Il porta le titre de bailli du mois de novembre 1228 (c) au mois de mars 1230 (d). A cette dernière date, il fut désigné comme expert, par le comte et par le chapi

(a) Voir plus haut, page 470.
(6) Archives de l'Aube, Cartulaire du Temple, fo 86 vo.

(c) Voir aux Archives de l'Aube, Cartulaire de Larrivour , fo 19 v°, deux chartes de cette date, l'une émanée de Guillaume Putemonoie, « chevalier et bailli de l'illustre comte de Cham« pagne », l'autre où il est dit bailli de Troyes..

(d) Voir aux Archives de l'Aube, Cartulaire de la Léproserie de Troyes, fo 36 ro vo, une charte de lui datée de mars 1229 (vieux style).

tre de Saint-Etienne de Troyes, pour l'estimation d'une femme de corps (199 6). Depuis il n'est plus question de lui. Pierre Putemonoie, chevalier, qui fit partie de la croisade de 1239 (a) et qui était mort en 1255 (3089), Hugues Putemonoie, chevalier, et Guillaume Putemonoie, écuyer, qui vivaient en 1254 (6), étaient sans doute ses parents. Après lui la liste des baillis de Troyes se continue, en 1230, par Mauger, dont nous avons déjà parlé à propos du bailliage d'Ervy (C); en 1240, par Guillaume Alexandre (d) qui après une interruption reprit ses fonctions en 1246, qui fut en 1264 bailli de Provins (e), redevint bailli de Troyes en 1269 et alors conserva cette charge pendant sept années, durant une partie desquelles il y réunit les fonctions de bailli de Provins (f). En décembre 1240, le bailli de Troyes était Lambert de Tiercelieue (g). Ses successeurs furent Joibert Haquetin, mai 1242 (h); Joibert de Bar-sur

(a) Voir plus haut la note b de la page 315.

(6) Cartulaire de la Léproserie de Troyes, publié par M. Harmand, dans les Mémoires de la Société d'Agriculture de l'Aube, 2* série, I, 577.

(c) Voir plus haut, page 480.
(d) Grosley, Mémoires historiques, I, 460.

(e) Cartulaire de Gouvois, cité par Lefèvre, Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 5° série, I, 186.

(f) Lefèvre, dans la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, go série, I, 187.

(9) Voir aux Archives de l'Aube, fonds de Notre-Dame-alixNonnains, une charte de lui qui porte cette date.

(h) Archives de l'Aube, Inventaire de Montier-la-Celle, fo 58 vo. Seine, janvier 1244 (2666); Guillaume Alexandre pour la seconde fois, 1246; Oger Du Val, de juillet 1246 au mois d'août 1252 (a).

Nous n'avons pas trouvé de bailli de Vitry avant Pierre, qui exerça cette fonction en 1228 (1870) et en 1229 (1939), et en qui nous devons peut-être reconnaître Pierre de Vitry, chambrier de Thibaut IV en 1235 (2321). Nous rencontrons ensuite Nicolas, 1231 (2153), et en 1252 Pierre de Courpalay (b), précédemment bailli de Chaumont.

Après la mort de Thibaut IV on ne voit plus de baillis à Bar-sur-Aube, à Château-Thierry, à Epernay, à Ervy ni à Montereau; ainsi, sur dix bailliages cinq disparaissent. Deux nouveaux bailliages surgissent : celui de Nogent-le-Roi, qui n'eut qu'une existence éphémère et dont nous n'avons trouvé la mention qu'en octobre 1266 (3392), et celui de Meaux, qui ne paraît pas antérieur à l'année 1274, mais qui avait un long avenir devant lui (c). Par conséquent, vers cette époque le nombre des bailliages de Champagne était de six : Chaumont, Meaux,

(a) Nous connaissons trois chartes de lui; elles portent les dates suivantes : 1° juillet 1246 (2755), 2° 5 février 1251 (Archives de l'Aube, Cartulaire du Temple, fo 1 vo), zo août 1252 (ibid., po 2 ro).

(6) Archives de l'Empire, J 197, no 77, novembre 1252.

(c) Lefèvre, dans la Bibliothèque de l'Ecole des Charles, 5e série, I, 187, déclare n'avoir pas rencontré de bailli de Meaux avant 1276 ; mais il est question du bailli de cette ville dans la charte du 9 juin 1274, que nous avons cataloguée sous le n° 3798.

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